Entrepreneuriat et ESS : Hortense Harang, co-fondatrice de "Fleurs d’ici"

Entrepreneuriat et ESS : Hortense Harang, co-fondatrice de "Fleurs d’ici"
L'entrepreneuriat est aujourd'hui un vecteur capital du lien social et de la cohésion des territoires, particulièrement lorsqu'il a une portée sociale et solidaire. Acteur majeur du financement des TPE franciliennes, Paris Initiative Entreprise (PIE) est un tremplin pour les entreprises de l'ESS. Elles peuvent avec le soutien de PIE créer et développer leur activité économique. Une contribution qui ne se limite pas à un apport financier, puisque PIE accompagne également le lancement des start-ups et peut être caution bancaire. Tous ces outils mis à disposition des petites entreprises ont permis de créer ou de sauvegarder plus de 4 000 emplois en Île-de-France depuis la création de l'association. Au fil de notre série d'entretiens, découvrez le portrait des fondateurs de startups de l'ESS accompagnés par PIE. Aujourd'hui, partons à la rencontre d’Hortense Harang, co-fondatrice de Fleurs d’ici. Cette start-up lancée en 2017 propose sur abonnement des bouquets composés de fleurs locales et de saison. L’aide de PIE a été importante pour elle à plus d’un titre…



 

Certains partenariats semblent couler de source. Pour PIE, qui vise à renforcer le modèle économique de structures de l’économie sociale et solidaire afin de créer et consolider l’emploi, le projet de « Fleurs d’ici » ressemblait à une jolie marguerite qui ne demandait qu’à être cueillie. Fondée en mars 2017, cette start-up fleurit les entreprises et les particuliers avec des fleurs locales et de saison. Aujourd’hui, 90 % des fleurs vendues en France sont cultivées dans des pays lointains comme le Kenya et la Colombie puis importées par avion, avec évidemment tout l’impact nocif sur l’environnement que cela implique.

 

Hortense Harang, dont le prénom signifie « jardin » en latin, et son associée Chloé ont donc eu l’idée de faire redécouvrir aux Français le plaisir des bouquets composés de variétés locales. L’ancienne journaliste et communicante et l’ex-chef de produit dans le domaine du jardinage ont alors lancé « Fleurs d’ici ». « Nous sommes une plateforme qui agrège des fleuristes indépendants et des horticulteurs, résume Hortense Harang. Nous ne voulons pas être en concurrence avec les fleuristes mais plutôt leur apporter un business supplémentaire. »

 

Après commande sur le site www.fleursdici.fr, les fleurs sont cueillies la veille de la livraison. L’objectif de cette TPE est double. « En utilisant uniquement des fleurs produites localement, nous voulons soutenir l’horticulture française et encourager le développement durable, revendique l’ancienne reporter de BBC News. D’ici quatre ans, nous pensons contrôler 3 % du marché de la vente de fleurs en France qui représente 550 millions d’euros par an. Nous souhaitons devenir le leader français dans la livraison de bouquets aux entreprises.

 

PIE, un rôle de caution primordial

 

Après nous être lancés dans le BtoC afin de nous faire connaître et d’asseoir notre marque, nous nous concentrons aujourd’hui sur le BtoB car les sociétés ont déjà des budgets pour fleurir leur halls d’accueil. Notre mission est de les convaincre de faire le choix du local et de privilégier les achats responsables. Nous allons ensuite chercher à réattaquer la clientèle particulière, mais c’est un marché très concurrentiel qui demande de lourds investissements sur le net. » Et qui dit financement, dit PIE.

 

« J’ai suivi de septembre 2016 à juin 2017 de nombreuses formations au sein de l’incubateur « Les Audacieuses » qui accompagne les femmes dans leur projet entrepreneurial, rappelle Hortense Harang. Un de ces cours portait sur les différentes sources de financement possibles et c’est là que j’ai rencontré des responsables de PIE. » Pour la co-fondatrice de « Fleurs d’ici », le soutien de l’association parisienne est important à double titre. « Elle va nous accorder tout d’abord un prêt relais qui va nous permettre de faire le tampon en attendant la finalisation de notre levée de fonds, résume l’ancienne directrice de la communication du Sommet mondial de l’innovation pour l’éducation (WISE).

 

Mais PIE nous a aussi été d’une grande aide car elle a fait le travail de vérification financière en évaluant la pertinence de notre modèle économique et en étudiant nos concurrents. Le fait que ces éléments soient visés par une association externe composée d’experts de grande qualité a rassuré les fonds d’investissements qui regardent notre dossier. Ce rôle de validation est presque plus important pour nous que le financement que PIE nous a apporté. »

 

Crédit photo : ©Amélie Thibierge

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