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[SOCIAL TECH] La lecture ludique avec Magik Eduk

[SOCIAL TECH] La lecture ludique avec Magik Eduk
En France, près d’un jeune sur dix est en difficulté de lecture en passant sa Journée Défense et Citoyenneté*. Afin d’ancrer le goût de la lecture dès le plus jeune âge et de lutter contre l’illettrisme, Magik Eduk a créé une méthode innovante visant à aider les plus jeunes à apprendre à lire. Elle sera testée dans plusieurs écoles de l’Académie de Poitiers dès la fin de l’année, et vise à terme un développement à échelle nationale.


 

 

Une méthode ludique et intuitive qui fait ses preuves

 

L’approche de Magik Eduk est basée sur la grapho-phonologie, qui consiste à se concentrer sur la correspondance lettre-son. Ce serious game prend la forme d’un jeu d’aventure, dans lequel les enfants se mettent dans la peau de super-héros devant sauver des animaux. “Nous obtenons de beaux résultats et les élèves rentrent vite dans la lecture car ils mettent en place des processus qui leur permettent d’aimer à lire, explique Sandrine Grégoire, co-fondatrice de la SAS. L’apprentissage est continuellement croissant.” La méthode a d’abord été testée en 2017/2018 sur quatre classes de CP, qui ont accepté de tester la méthode et son prototype numérique. À la suite du succès rencontré durant la StartUp Week-end de Poitiers en mars 2018, Sandrine Grégoire a monté sa société en juillet.  L’application collecte également, en partenariat avec l’UPEC de Paris-Est Créteil des données à usage privé afin de faire du profilage d’élève et proposer des parcours personnalisés.

 

Adapté à tous les profils d’élèves

 

La force du concept de Magik Eduk est son potentiel inclusif, puisqu’elle est accessible “à tous les profils, y compris les enfants en situation d’autisme”. “Nous axons la pédagogie sur la construction des processus, et pouvons accompagner les enfants à profil particulier”, ajoute Sandrine Grégoire. De fait, elle souhaiterait voir l’application sortir des salles de classes, pour atteindre les foyers sur un principe de co-éducation. À cet effet, plusieurs back-offices sont d’ores et déjà disponibles, pour les professeurs (99 euros par an) ou les parents (5,90 euros par mois). “Les parents peuvent voir le pourcentage de réussite de leur enfants, tandis que la version enseignant est plus professionnalisée avec une consultations des erreurs et réussites et l’accès au recours à l’aide.” Pour le moment, 40 classes de l’Académie de Poitiers bénéficient du programme, également en test “chez une quarantaine d’enseignants spécialisés en France”. Sandrine Grégoire se concentrera ensuite sur l’essaimage. “Nous fonctionnons en fonds propres depuis le départ, donc nous sommes partis à la pêche aux subventions, détaille-t-elle. En mars, j’aimerais avoir une preuve de concept commercialisable afin de démarcher les clients professeurs jusqu’à l’année prochaine. Par ailleurs, nous voulons développer notre offre pour les mairies, qui pour 250 euros par an pourrait offrir un accès à l’ensemble des enfants de l’école. Ce serait un bon moyen de lutter contre les inégalités sociales.”

 

*source : Études et statistiques de la Depp

 

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