[SOCIAL TECH] Transiscope, la plateforme web des alternatives

[SOCIAL TECH] Transiscope, la plateforme web des alternatives
Tous les mardis dans notre rubrique Social Tech, on vous montre que la Tech For Good a de l’avenir. Focus cette semaine sur Transiscope, un portail web interactif qui permet de trouver près de chez soi des adresses et des initiatives en faveur de la transition écologique, sociale et solidaire.



 

Mutualiser les données pour plus d’efficacité

 

Une plateforme unique, interactive et intuitive, qui recense le plus possible d’initiatives innovantes du champ social, écologique, solidaire : telle est l’ambition de Transiscope, une plateforme web interactive lancée en octobre dernier. Elle est le fruit de deux ans de travail et d’une étroite collaboration entre douze acteurs de la transition écologique et citoyenne, dont le mouvement écologiste Alternatiba et le mouvement des Colibris, à l’origine du projet, le mouvement Utopia, le Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID), ou encore l’association Cap ou pas cap.

 

Tous ces acteurs de l'ESS ont l’avantage de bénéficier d’un important réseau dispersé sur le territoire français ; et tous, ont en commun la volonté de mettre de côté les égos pour voir ce réseau agrandi, renforcé et enrichi. Car les douze contributeurs au projet Transiscope animent des réseaux complémentaires qui permettent de couvrir de nombreuses thématiques citoyennes : agriculture et alimentation, zéro déchet, citoyenneté, énergie, éducation, culture… Au total, ce sont près de 15 000 initiatives qui sont répertoriées sur la carte.

 

“Il y a énormément de bases de données sur des alternatives en France, qui ont été constituées par différentes structures depuis des années sur des sujets plus ou moins précis. Par exemple, il y a des cartographies sur des épiceries durables, des endroits où réparer ses objets… Désormais on ne sera plus obligé d’aller sur des sites différents pour trouver ce que l’on cherche”, explique Édouard Lemarchand, chargé de communication à Transiscope, dans une interview accordée à Kaizen.


 

Un outil contributif et évolutif

 

La plateforme se veut libre et contributive, pour pouvoir être enrichie en permanence par les utilisateurs, citoyens ou professionnels. Il est donc possible de contribuer à la base de données en référençant une initiative via l’un des deux partenaires de Transiscope, Cap ou pas cap et Près de chez nous.

 

Pour assurer le sérieux de l’outil, une charte définit les critères de sélection des initiatives et structures répertoriées sur la carte. Sont ainsi éligibles au réseau, les alternatives “à l’initiative d’individus ou de groupes d’individus qui prennent leurs décisions indépendamment de toute administration, parti politique ou institution religieuse”. Elles doivent par ailleurs “témoigner par leur gouvernance, leur modèle économique, leur organisation du travail ou leurs choix d’investissement qu’elles visent l’intérêt commun et non la réalisation d’un intérêt particulier”, précisent les fondateurs de Transiscope.

 

Derrière ce projet se dessine une dimension politique, dont les fondateurs de Transiscope ne se cachent pas. En regroupant les initiatives citoyennes locales, la plateforme a vocation à sensibiliser le grand public et les responsables politiques de tous niveaux, aux initiatives qui se développent, mais aussi à l’existence de zones “blanches” ou “grises” du territoire, où les initiatives manquent. “Par exemple, s’il n’y a pas de Biocoop ou d’Amap à un endroit, c’est l’occasion pour d’autres personnes d’en créer, ou au contraire, de réaliser ce que l’on voulait mettre en place existe déjà et donc qu’il est préférable de s’associer ou faire des ponts plutôt que de recréer quelque chose qui existe déjà”, explique Édouard Lemarchand.


 

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