[ON Y ÉTAIT] Pro Bono Lab présente son Manifeste pour le pro bono

[ON Y ÉTAIT] Pro Bono Lab présente son Manifeste pour le pro bono
Comme chaque année, à l’occasion de sa soirée annuelle, Pro Bono Lab prend la température sur la pratique du pro bono. Cette année, l’association donne un coup d’accélérateur à son action et présente son Manifeste pour le développement du pro bono : 20 mesures pour encourager et encadrer la pratique du mécénat de compétences, par les entreprises, mais aussi par les citoyens.


 

 


 

Diffuser la pratique du pro bono dans toutes les entreprises

 

“Toute compétence est un bien public” : depuis sa création en 2011, l’association Pro Bono Lab, en plus d’accompagner les entreprises vers la mise en place du mécénat de compétences, milite pour faire connaître et développer la pratique en France et dans le monde. Pro Bono Lab a présenté son Manifeste pour développement du pro bono, remis au secrétaire d’État Gabriel Attal le 7 janvier dernier.

 

Alors que le pro bono reste l’apanage des grandes entreprises, les défis sont encore nombreux pour les plus petites entreprises, moins bien structurées pour le mettre en place et moins informées sur ses modalités. La complexité du dispositif de défiscalisation, en particulier, a été identifiée comme un frein majeur. Selon une étude Admical, seulement 2,7 % des TPE et 20 % des PME déclarent leurs dons, contre 81 % des grandes entreprises. Pro Bono Lab plaide donc pour une clarification et une simplification du dispositif, et pour une adaptation du pro bono pour les TPE et PME.


 

Mieux évaluer l’impact du pro bono

 

Mais s’il s’agit d’encourager les salariés des entreprises à faire du mécénat de compétences, l’enjeu parallèle est de mieux accompagner les structures bénéficiaires du pro bono, parfois “trop” sollicitées par rapport à leurs besoins réels et à leur capacité organisationnelle. “Le pro bono est un parcours d’accompagnement qui ne correspond pas forcément à tout le monde, et qui a pu déstabiliser beaucoup d’associations”, souligne Sylvain Reymond, directeur général de Pro Bono Lab.

 

Nous sommes extrêmement sollicités pour des journées de solidarité, ce qui est une bonne chose, mais il faut bien se rendre compte que cela représente beaucoup de contraintes. La question du diagnostic et de l’accompagnement est essentielle”, témoigne Fatem-Zahra Bennis, directrice adjointe de l’association Ikambere, en Seine-Saint-Denis.

 

Le Manifeste de Pro Bono Lab prévoit donc de mener une étude de référence de mesure d’impact du pro bono, du bénévolat/mécénat de compétences. Il ne s’agit plus, selon Pro Bono Lab, de rester sur du déclaratif, mais bien d’apporter des données quantifiables et mesurables de l’impact du mécénat de compétences. L’étude doit être lancée à partir de mai 2019. Ses premiers résultats seront présentés lors du prochain Global Pro Bono Summit qui se tiendra en 2020 à Paris, et en open source sur la nouvelle plateforme lancée par Pro Bono Lab, pro-bono.co.

 

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