[EN IMAGES] #LHomophobieFrappeToujours lutte contre les violences homophobes

[EN IMAGES]  #LHomophobieFrappeToujours lutte contre les violences homophobes
« L’homophobie frappe toujours, porter ce pansement c’est la dénoncer ! », c’est le nouveau message de sensibilisation pour lutter contre les violences homophobes de Aides, une association française de lutte contre le VIH et les hépatites virales. Le 21 mars 2019, ils ont lancé avec l’agence TBWA\Paris, la campagne #LHomophobieFrappeToujours avec au centre le pansement Rainbow – symbole de lutte contre l’homophobie et de solidarité aux victimes – porté par des internautes qui diffusent leur photo sur les réseaux sociaux .


 

 

Porter ce pansement c’est la dénoncer

 

Aujourd’hui, l’homophobie frappe toujours. C’est ce que souhaite dénoncer la campagne #LHomophobieFrappeToujours. Selon les chiffres de novembre 2018 du ministère de l’Intérieur, une agression physique homophobe et transphobe est recensée toutes les 33 heures et une agression verbale toutes les huit heures. Ces agressions commencent généralement dès la cour d’école. Puis se poursuivent tout au long de la vie que ce soit au sein de la famille, en milieu professionnel, dans l’espace public, dans les médias et même dans les administrations.

 

Cette campagne vise à « transformer chaque blessure, chaque cicatrice en témoignage ». Pour participer au mouvement, chacun peut se prendre en photo sur Facebook avec le filtre ou avec la fonctionnalité « décor » mentionnant « Pansement Rainbow Aides ». Cette action s’appuie sur un dispositif Relation Presse (RP) qui invite les influenceurs à porter ce pansement en signe de soutien et à relayer la photographie sur les réseaux sociaux comme Instagram ou Twitter. L’objectif ? Permettre au grand public de se mobiliser pour créer un mouvement de solidarité nationale et condamner l’homophobie, et avec elle, agir sur l’épidémie de sida.

 

Lutter contre l’homophobie, c’est aussi faire reculer le sida

 

Ces agressions empêchent chaque année des milliers de personnes de vivre pleinement leur identité. La stigmatisation gêne l’accès à la prévention et aux soins, notamment en matière de santé sexuelle. Les LGBT+ sont donc davantage concernés par le développement des infections sexuellement transmissibles et  l’épidémie de VIH. Au Cameroun par exemple, qui punit de 5 ans de prison toute relation sexuelle entre personnes de même sexe, des hommes se retrouvent marginalisés et il devient difficile de les accompagner dans un circuit de prévention. Au sein de la communauté HSH (Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes) à Yaoundé, la capitale du Cameroun, 44% sont séropositifs selon l’enquête bio comportementale (IBBS 2011) sur le VIH et Sida. D’après le dernier rapport de l'Association internationale LGBTI (Ilga), 72 pays dans le monde condamnent encore l'homosexualité.

 

 

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