Les multiples leviers de l’engagement !

Les multiples leviers de l’engagement !
Dans cette période de mutations profondes, les deux forces sociologiques sont à leur paroxysme : la peur et l’envie. Soit la peur de ne pas réussir à agir paralyse, soit l’envie de transformation galvanise. Dans un cas comme dans l’autre, c’est bien au cœur de nos convictions profondes que se puise la force de l’engagement.


Cet engagement peut prendre de multiples facettes. Pour l’illustrer, Le RAMEAU aime proposer une « gazette » hebdomadaire qui met en récit les différents aspects d’un sujet. Revivons-donc la semaine du 1er avril pour découvrir toute la richesse des leviers de l’engagement.

Lundi 1er avril : c’est le bilan de Part’Innov, ce colloque européen sur les enjeux managériaux des nouvelles alliances entre entreprises et acteurs de l’ESS. Durant deux jours, les questions des impacts de la capacité des organisations à faire alliances sur les motivations des femmes et des hommes à agir ont permis d’éclairer la notion d’engagement. Ces travaux sont très complémentaires à ceux de l’étude exploratoire de l’Observatoire des partenariats, rendue publique à cette occasion.

Mardi 2 avril : la réunion de travail avec AgroParisTech sur la co-construction territoriale a mis en lumière une autre forme d’engagement qui s’accélère. Il est heureux de voir que la nouvelle chaire lancée par la Fondation va permettre d’en approfondir les aspects. Une toute autre rencontre lors de la soirée de la Fondation Bettencourt Schueller, l’échange avec Xavier DARCOS, Chancelier de l’Institut de France, permet de le remercier sur ses messages constructifs et inspirants sur l’engagement, notamment lors du Colloque de la Fondation Croissance Responsable.

Mercredi 3 avril : c’est l’occasion de souligner la mobilisation institutionnelle en faveur de l’engagement. Que ce soit le matin avec Marc CHAPPUIS, le Directeur de Cabinet de la Ministre de la Cohésion des Territoires, au sujet de l’engagement territorial des entreprises, ou le soir, lors d’un dîner avec Sylvain WASERMAN, le Vice-président de l’Assemblée Nationale à l’initiative de la résolution parlementaire sur l’engagement associatif. Ces échanges illustrent la puissance de la valorisation des actes concrets réalisés par des organisations pionnières. Dans les deux cas, le même objectif : comment des « pairs » peuvent devenir force d’inspiration et d’entraînement par leur exemple ?

Jeudi 4 avril : la restitution du 2ème Panorama du pro bono en France par Pro Bono Lab est l’occasion de mettre en valeur les avancées depuis 3 ans. C’est aussi celle de rappeler l’importance de « prendre soin » de ceux qui prennent soin. La juste reconnaissance est au cœur de la capacité de mobilisation. Hasard du calendrier, c’est le soir même que l’AFM-Téléthon reçoit ses partenaires pour les remercier de leur implication lors du dernier Téléthon : des pompiers aux Compagnons du Devoir, des salariés d’EDF à ceux de la Poste, c’est la capacité de relais des organisations qui permet, aux côtés des 200 000 organisateurs d’événements, de mobiliser 5 millions de Français durant 2 jours depuis 30 ans. Bel exemple d’engagement personnel renforcé grâce à la mobilisation des organisations publiques et privées !

Vendredi 5 avril : la journée de reconnaissance que Malakoff Médéric Humanis a organisée pour les 12 lauréats de ses Prix sur l’innovation sociale est l’occasion de valoriser la force de l’engagement. C’est aussi celle de rappeler qu’elle est le 1er levier de tout modèle socio-économique d’intérêt général. Le témoignage d’Alter-Actions permet aussi de souligner la force de mobilisation des étudiants et des acteurs de l’accompagnement pour aider ls structures d’intérêt général à venir consolider leurs projets associatifs.

La semaine dernière a donc mis en valeur que les acteurs académiques, les institutions, les associations et les entreprises ont chacun un rôle déterminant à jouer pour mobiliser les différentes formes d’engagement : du bénévolat ponctuel à la prise de responsabilité régulière, du mécénat de compétences à la mobilisation d’étudiants, du service civique à l’engagement des salariés des structures d’intérêt général, c’est toute cette diversité qui permet aujourd’hui d’inventer des solutions pour répondre à nos enjeux sociétaux afin de réduire les fragilités, d’adapter nos pratiques vers une plus grande frugalité, et de faire émerger de nouveaux moteurs de croissance et d’emploi durable.

Gageons que nous saurons collectivement non seulement reconnaître cette diversité d’engagement qui fait la force de la France, mais surtout mieux l’articuler pour donner confiance dans l’avenir, et dans notre capacité à mieux répondre aux nouveaux besoins des personnes et des territoires, avec comme priorités partagées les plus fragiles d’entre nous !

 

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