[ON Y ÉTAIT] 12e édition de Produrable : quel leadership pour demain ?

[ON Y ÉTAIT] 12e édition de Produrable : quel leadership pour demain ?
La 12e édition du salon Produrable, événement dédié à la RSE et au développement durable devenu incontournable, s’est penchée sur l’émergence du « leadership sociétal », collectif et porté par les entreprises. Avec, au cœur des débats, les notions de raison d’être et d’entreprise à mission, en résonance avec la loi Pacte tout juste adoptée.




 

La 12e édition du salon Produrable s’est déroulée au Palais des Congrès de Paris, les 9 et 10 avril derniers. L'événement a réuni exactement 8 563 professionnels (soit 35 % de plus que l’année précédente) de la RSE et du développement durable : grandes entreprises, startup, associations, institutions, se sont retrouvées autour du thème de la « Révolution Sociétale » et du ««Business for good ».

 

Cécile Colonna d’Istria, dirigeante et fondatrice du salon, s’est félicitée du succès de cette 12e édition, alors que 8 000 participants étaient attendus cette année. Pour elle, l’augmentation du nombre de participants et leur diversité sont des signaux forts, « prouvant ainsi que la RSE dépasse à présent les discussions d’experts et devient stratégique pour les dirigeants de tous les secteurs ».

 

Pour cette nouvelle édition, trois grands thèmes ont été choisis : la production et la consommation responsables, la « Ville à vivre », et la finance durable, mise en valeur dans une dizaine d’ateliers. Le salon a fait cette année la part belle aux entreprises et aux startups, que leur activité soit tournée vers l’environnement ou non, et a été l’occasion d’aborder le développement durable sous l’angle des stratégies d’entreprise : politique RSE, mobilisation des collaborateurs, mécénat, ressources humaines ou encore communication.


 

Raison d’être et loi Pacte

 

Alors que la loi Pacte a été adoptée à l’Assemblée Nationale juste après le salon, le 11 avril, la notion de « raison d’être » a été au coeur de nombreux débats. S’est posée la question de la nécessité, ou non, d’une loi sur ce sujet. Pour Hélène Valde, directrice du développement durable de Suez et présidente de l’Observatoire de la RSE (ORSE), « le législateur, avec la loi Pacte, rattrape quelque chose qui existe déjà ». RSE, développement durable ou encore engagement, quel que soit son nom dans les entreprises, beaucoup d’entre elles se sentent déjà concernées et ont lancé des démarches en ce sens.

 

Alors que le rapport dit «Notat-Sénard », dont s’est inspirée en partie la loi Pacte, préconisait que « chaque entreprise prenne conscience de sa raison d’être », le législateur a fait le choix d’un statut facultatif. Pour autant, « il ne s’agit pas d’une réforme homéopathique », analyse Yann Queinnec, directeur général d’Affectio Mutandi. Pour Sylvain Lambert, associé PwC et responsable du département Développement durable, l’adoption de la loi Pacte est le symptôme d’une « accélération de la société à tous les niveaux en matière de responsabilité sociétale », soulignant les diverses évolutions législatives, l’accélération de la finance verte et l’émergence d’une plus grande exigence des étudiants et jeunes actifs quant à la responsabilité des entreprises.


 

Grand Prix de la Responsabilité Sociétale de la Marque

 

Le salon a également renouvelé son Grand Prix de la Responsabilité Sociétale de la Marque (RSM), lancé à l’occasion de l’édition 2018 en partenariat avec la Linkup Factory. Ce prix distingue des entreprises pour leur stratégie RSE. Cette année, huit entreprises ont été récompensées : Interface ; Bioviva Editions ; Carrefour et Emmaüs Défi pour la Banque Solidaire de l’Équipement ; Aviva pour « La Fabrique Aviva » ; Tefal pour sa gamme RESOURCE, MarineStewardship Council (MSC) et AquacultureStewardship Council (ASC) pour la « Semaine de la Pêche Responsable » ; Monoprix pour son projet « Tous Cultiv’acteurs » ; et Spareka pour le « Repair Tour » (coup de cœur du Jury).


 

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