De nouvelles connaissances sur l’activation de la réponse immunitaire

De nouvelles connaissances sur l’activation de la réponse immunitaire
L’article qui va suivre est tiré du Journal de l’Institut Curie n°98, page 13


Parmi les offensives lancées par notre système de défense contre le cancer, certaines mobilisent des cellules de l’immunité, appelées ilymphocytes T. Ces lymphocytes savent reconnaître puis tuer les cellules cancéreuses après un phénomène dit d’activation. Claire Hivroz, immunologiste Inserm à l’Institut Curie, en collaboration avec une équipe de neurobiologistes de l’Institut Jacques-Monod, ont récemment découvert qu’une protéine, dite VAMP 7, est indispensable pour que l’activation ait lieu. Comment ? « Nous avions observé un trafic étrange de vésicules microscopiques dans les lymphocytes T : des sortes de petits sacs partant du centre du lymphocyte pour aller en périphérie, au point de contact avec sa cellule cible », explique Claire Hivroz. Or « un transport semblable de vésicules était connu dans les neurones, où VAMP 7 joue un rôle clé dans les jonctions entre neurones, qui ne sont pas sans rappeler les zones de contact entre les lymphocytes T et leurs cibles». D’où l’idée que VAMP 7 pourrait aussi être capitale dans l’activation de ces lymphocytes. « C’est ce que nous avons vérifié en observant, par microscopie à haute résolution, que VAMP 7 est absolument nécessaire à l’arrimage des vésicules, sans lequel l’activation ne peut se faire ». Un résultat marquant qui permet de mieux comprendre le fonctionnement de la réponse immunitaire et qui ouvre ainsi des perspectives de traitements.

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