[RADIO] Éducation et insertion professionnelle, le mécénat de Société Générale

[RADIO] Éducation et insertion professionnelle, le mécénat de Société Générale
Didier Meillerand a reçu sur BFM Business Radio, dans l'émission À But Non Lucratif, quatre acteurs de l’insertion professionnelle et de l'éducation par l'art. Frédéric Oudéa, directeur général du groupe Société Générale et président de la fondation Société Générale pour la Solidarité, Charles-Edouard Vincent fondateur de Emmaüs Défi, Corinne Digard, directrice de l'association Orange Rouge et Jean-Michel Cornette, salarié en insertion chez Emmaüs Défi. Les chroniques présentées cette semaine (31 janvier 2016) : l'actualité du non-profit par Carenews et la rubrique digitale #abnl par Nicolas Violette de Common Cents.


Le mécénat de Société Générale ce sont des actions diverses et complémentaires, dans les domaines de la musique, du sport et de la solidarité. Il entend, selon le président de la fondation Société Générale pour la solidarité Frédéric Oudéa, qui est aussi le directeur général de l’entreprise, « s’inscrire dans le temps ». Depuis 2015 la fondation qui intervient en faveur de l’insertion professionnelle a ouvert son champ à l’éducation. Des projets sont aussi portés en interne sur des thématiques plus larges mais toujours cohérentes avec les valeurs de solidarité. Frédéric Oudéa témoigne dans cette émission de son engagement sociétal auprès des associations Emmaüs Défi et Orange Rouge, qui prend une forme financière mais aussi celle du mécénat de compétences via les collaborateurs du groupe. Ces derniers, très en attente de l’implication de l’entreprise dans la société, « mouillent la chemise » pour accompagner différentes associations sur des projets très divers comme pendant la Probono week ou lors des Citizen Commitment Games, organisés partout dans le monde par Société Générale.

Avec Emmaüs Défi, Société Générale construit depuis 5 ans selon Charles-Edouard Vincent le fondateur de l’association de « belles choses ».  Récemment le marché Riquet dans le 19ème arrondissement de Paris a bénéficié du mécénat financier de Société Générale et permet de proposer objets et meubles d’occasion à la revente et de réinsérer des personnes en difficulté. Avec 140 salariés en réinsertion professionnelle, un budget de 4,5 millions d’euros dont 40% provient de son chiffre d’affaires, l’association à but non lucratif Emmaüs Défi se développe grâce à des aides de l’Etat et de la ville de Paris mais aussi grâce au soutien d’entreprises privées qui permet d’innover (20% de son budget).

Jean-Michel Cornette, 58 ans, salarié en insertion chez Emmaüs Défi, raconte sa descente aux enfers et la galère de logement depuis son chômage il y a 6 ans. Entré dans la structure inspirée des actions de l’Abbé Pierre en 2012, il a aujourd’hui « pratiquement réussi à avoir le logement, la santé et le travail », et ce malgré un parcours long et difficile. Il termine sa réinsertion entre un travail pour Emmaüs et un mi-temps chez un expert-comptable. Son témoignage souligne le travail global d’une organisation comme Emmaüs Défi pour qui « la personne est au centre du projet », car selon Charles-Edouard Vincent, « pour sortir de la grande exclusion il faut un ensemble dont le travail, mais pas seulement ».

L’association Orange Rouge est également soutenue par le mécénat de Société Générale et illustre le travail mené sur l’axe éducation. Corinne Digard, diplômée des Beaux-Arts, est directrice de cette structure née il y a 10 ans pour permettre « la rencontre insolite entre adolescents en difficultés sociales, scolaires ou motrices et des artistes de haut niveau ». Les œuvres collectives réalisées sont autant de preuves des efforts réalisés pour ouvrir les horizons de jeunes en échec personnel, et font d’ailleurs l’objet d’expositions grand public, dont une notamment en partenariat avec le Musée Guimet et l’artiste Chloé Maillet. Avec un budget annuel de 196 000 euros, l’association Orange Rouge peut compter sur de nombreux partenariats privés - dont celui de Société Générale - alors qu’elle ne peut jusqu’alors compter que sur de très faibles fonds propres, contrairement à Emmaüs Défi.

Sur la question de l’impact et de l’évaluation, mécène comme organisations et bénéficiaire directs sont tous d’accord sur un point : il y a des choses qu’on peut mesurer, et d’autres pas. Cependant tous indiquent les éléments qui leur permettent de quantifier les actions menées et parfois leur efficacité lorsque cela est possible (il y a souvent plusieurs acteurs concernés et savoir par exemple ce qui a contribué à remettre un jeune décrocheur ou une personne en rupture professionnelle n’est pas toujours aisé). Pour Frédéric Oudéa l’entreprise trouve de multiples bénéfices dans ces partenariats - comme les associations bénéficiaires : une démarche gagnant-gagnant.

(Retrouvez l'émission en podcast sur le site de l'émission À But Non Lucratif, ainsi que la chronique "Actualités du non-profit" de Sophie Barniaud et la chronique digitale "#ABNL" de Nicolas Violette - cette semaine découvrez le site de petites annonces « avec du don dedans », C’estBonesprit.fr. Je vends donc je donne, un principe et une initiative commerciale et solidaire qui a déjà permis de récolter 25 000 euros au profit de différentes associations, et un modèle qui montre la générosité des vendeurs particuliers (don moyen de 43 euros et 75% des objets vendus totalement convertis en dons).

 

L'émission À but non lucratif est diffusée sur la radio BFM Business le dimanche à 14h. Vous pouvez retrouver le podcast des émissions sur la page À but non lucratif ainsi que sur son fil twitter @abutnonlucratif. Animée par Didier Meillerand, À but non lucratif propose aux auditeurs la mise en lumière d’une initiative positive, solidaire, caritative ou humanitaire financée par une entreprise et accordée à ses valeurs humaines ou de responsabilité sociale, portée par une association, dans le champ économique du Non Profit Business.

, , , , , , , ,