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Lire pour en sortir : la lecture comme vecteur de réinsertion

Lire pour en sortir : la lecture comme vecteur de réinsertion
Lancé en 2015 à la maison d’arrêt de Châlons-en-Champagne, le projet de l’association Lire pour en sortir offre aux détenus la possibilité de bénéficier de remises de peine en échange de leur participation à un programme de lecture.


Un dispositif innovant de réinsertion par la culture

Lire pour en sortir place la lecture au centre d’une politique de réinsertion globale des personnes détenues en France. L’association a lancé un programme de lecture à destination des personnes incarcérées. Quel que soit son niveau de lecture, la personne détenue peut bénéficier de cette initiative. Le détenu choisit un livre qui lui est offert par l’association. En contrepartie, il s’engage à rédiger un résumé, citer des extraits du livre, noter ses réflexions sur sa lecture et rencontrer régulièrement un bénévole pour échanger avec lui. Cette fiche de lecture a l’avantage d’associer l’écriture à la lecture, et de faire progresser les personnes détenues dans la maîtrise de la langue française et de l’écrit mais aussi dans leur manière de penser et de réfléchir leur relation au monde. Les fiches rédigées sont ensuite transmises dans le dossier étudié par le juge d’application des peines, qui peut alors octroyer des remises de peine.

Pour Alexandre Duval Stalla, président de Lire pour en sortir, « lire apporte quelque chose de fondamental : un vocabulaire riche, une manière de s’exprimer, une manière de réfléchir, de penser. C’est grâce à la lecture que chaque personne, qu’elle soit en détention ou non, prend conscience d’elle-même et prend conscience des autres. »

Lancée en 2015 à la maison d’arrêt de Châlons-en-Champagne, l’initiative a depuis essaimé avec réussite. Le programme de lecture a remporté en juillet 2016 le prix des internautes du label La France s’engage, soutenu par Total. Pour Domitie de Laroullière, directrice générale de l’association, ce prix marque la reconnaissance de la culture comme moyen de réinsertion. Il montre l’importance de la lecture et de l’écriture dans la construction personnelle de chacun. C’est aussi un moyen de changer le regard du public sur les personnes en détention. Grâce à cette reconnaissance, le projet va pouvoir se développer sur tout le territoire français. Lire pour en sortir prévoit de créer des emplois dans les régions  où sont implantés les établissements pénitentiaires partenaires actuels ou futurs du programme de lecture, pour gérer les inscrits.

Une réussite amenée à se développer dans les établissements pénitentiaires français

Fondée en 2014 par Alexandre Duval Stalla et animée par des magistrats, des avocats, des écrivains et des éditeurs, Lire pour en sortir est une association d’intérêt général dirigée par Domitie de Laroullière. Lire pour en sortir a créé ce programme de lecture en s’inspirant de l’exemple du Brésil. En 2009 y a été lancé avec succès « Reembolso a travès de la lectura » (Rédemption par la lecture) qui permet à des détenus d’obtenir des remises de peine de plusieurs jours par livre lu. Actuellement, 450 personnes détenues sont inscrites dans ce programme en France. Lire pour en sortir est actif dans 9 maisons d’arrêt. L’objectif de l’association est de développer sa présence dans 50 établissements pénitentiaires, soit 25 % des prisons françaises. L’association recherche des bénévoles pour répondre aux nombreuses demandes des personnes détenues qui souhaitent s’investir dans ce programme.

 

www.lirepourensortir.org

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