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BILAN DES 10 ANS DU PARTENARIAT FONDATION TOTAL-FONDATION DU PATRIMOINE

BILAN DES 10 ANS DU PARTENARIAT FONDATION TOTAL-FONDATION DU PATRIMOINE
Le partenariat entre la Fondation Total et la Fondation du Patrimoine a fêté ses 10 ans en juin 2016. Devenue le principal mécène de la Fondation du patrimoine, la Fondation Total a investi plus de 24 millions pour soutenir 180 projets, en France et à l’étranger, dont 30 chantiers de d’insertion professionnelle. 


Le partenariat naît en 2006 et vise à restaurer le patrimoine industriel et artisanal, proche des sites d’activité du groupe Total, à donner une nouvelle vie aux bâtiments restaurés ainsi qu’à transmettre les savoir-faire des métiers du bâti ancien et à soutenir l’emploi par la formation professionnelle et l’insertion sociale.

Un partenariat ancré sur des valeurs communes et qui évolue dans le temps

« Le partenariat avec la Fondation Total est un partenariat de cœur autour des idées de beauté et de transmission », déclare François-Xavier Bieuville, directeur général de la Fondation du Patrimoine. Il rappelle que « la sauvegarde du patrimoine est souvent considérée comme une dépense, mais il s’agit en fait d’une recette humaine, culturelle puis financière ». « D’une grande modernité », elle porte à la fois des valeurs de mémoire, de transmission, d’appartenance et de citoyenneté et contribue à la valorisation et revitalisation des territoires et au soutien des entreprises et de l’emploi local. « En 10 ans, nous avons acquis, autour de ces valeurs, une culture commune de passion pour la transmission de notre patrimoine » expose-t-il. Les deux fondations ont choisi de n’intervenir qu’en co-financement de projets, qu’elles sélectionnent ensemble dans le cadre d’un comité de projet qui étudie les remontées des régions. Comme le souligne Catherine Ferrant, déléguée générale de la Fondation Total : « C’est un partenariat qui s’inscrit dans le temps et qui évolue. Le travail dans la durée et la confiance établie permettent d’inventer et d’innover ensemble ».

Privilégier le bâti industriel de proximité et la reconversion artistique ou touristique des lieux

Le partenariat entre les deux fondations a permis de soutenir la restauration de lieux prestigieux ou emblématiques comme les Bains Dunkerquois, le Pavillon des arts à Pau, le musée Rimbaud à Charleville-Mézières, mais aussi la Villa Médicis à Rome ou encore les fresques du foyer du Palais de Chaillot ou la façade du Cirque d’Hiver (Paris).

L’un des axes est aussi d’accompagner les collectivités locales situées dans des régions d’implantation du groupe Total dans la préservation de sites industriels et de leur imaginer une deuxième vie. Comme contribuer à ouvrir l’art au grand public en transformant d’anciens bâtiments rénovés en musées ou en centres d’art. L’usine Leroy à Saint Fargeau (fleuron de production des papiers peints), transformée en espace culturel et temple du cinéma en est un bel exemple. Depuis 2013, le champ d’action s’étend également au patrimoine maritime et portuaire, avec le soutien apporté à la restauration de phares -comme celui des Poulains en Bretagne-, mais aussi de ports, de ponts, de monuments maritimes -comme le monastère fortifié de Lérins-, ainsi qu’aux édifices situés dans les parcs ou jardins remarquables, tel le Domaine du Rayol . Ce sont ainsi plus de 180 sites ou édifices qui, grâce à un budget global de plus de 24 millions d’euros, ont retrouvé une seconde jeunesse.

Encourager la formation et l’insertion

Durant ces dix années de partenariat, 30 chantiers d’insertion professionnelle ont été menés et ont bénéficié à plus de 1 200 jeunes. Des parcours d’insertion et de formation aux métiers du patrimoine ont également été mis en place en 2014 avec le concours des Missions locales.

L’Union Rempart, qui fête ses 50 ans en 2016, rassemble 170 associations locales de sauvegarde du patrimoine, est le partenaire historique des ces chantiers d’insertion, qui préservent, transmettent et valorisent les métiers anciens du bâti. Elle accueille régulièrement des personnes éloignées de l’emploi, dans des ateliers d’insertion de trois à neuf mois, qui permettent de « restaurer les pierres pour restaurer les personnes », comme l’exprime Olivier Lenoir, délégué d’Union Rempart. Sur des chantiers, comme celui de la Commanderie des Templiers à Coulomniers, les participants découvrent des métiers et des filières de formation. Ils apprennent surtout à travailler ensemble, « se remobilisent à travers un travail sur le beau, sur l’utile et le sens » et acquièrent un « savoir-être global essentiel pour leur insertion professionnelle ». Certaines actions sont destinées aux jeunes de 15 à 25 ans totalement déscolarisés : plus de 660 ont participé à une journée de découverte d’un site, suivie, pour 375 volontaires, de 15 jours d’immersion dans un chantier de bénévoles. « C’est important que des jeunes qui n’auraient pas pensé à ces métiers manuels, ou dont on leur a parlé de façon dénigrante, sachent que ces métiers sont porteurs de sens et d’avenir » insiste Olivier Lenoir, pour lequel de telles actions auraient été impossibles sans le soutien de ces deux partenaires privés.

Acta Vista est aussi l’un des partenaires des deux fondations avec des chantiers permanents ou des chantiers comme celui du Fort d’Entrecasteaux à Marseille , de l’hôpital Caroline sur les iles du Frioul,  ou la Batterie de la cride à Sanary sur mer où plus de 200 personnes ont été formées.

Cette action en faveur de l’insertion professionnelle est l’une des composantes fortes du partenariat. « Finalement, nous travaillons aussi sur le patrimoine humain. Il est très important de placer l’humain au cœur de nos projets » insiste le Directeur de la Fondation du Patrimoine François-Xavier Bieuville.

 

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