[LIVRES] Chômage, précarité : Halte aux idées reçues

[LIVRES] Chômage, précarité : Halte aux idées reçues
Aujourd’hui en France, 10 millions de personnes sont en situation de précarité et 5,5 millions sont au chômage. 25 associations qui luttent contre cette situation se sont réunies autour d’un ouvrage qui souhaite en découdre avec les préjugés.


Ce livre, coordonné par Jean-François Yon et écrit avec Agnès Willaume est publié aux Éditions de l’Atelier. La préface est, quant à elle rédigée par Ken Loach, palme d’or à Cannes pour le film Moi, Daniel Blake qui retrace le parcours du combattant des chômeurs et précaires au Royaume-Uni.

Dans cet ouvrage, chaque association répond dans un chapitre à un préjugé véhiculé par la société, certaines politiques ou idéologies. On y retrouve par exemple « Le chômage, c’est de la faute aux étrangers » par France terre d’asile ; « Les jeunes d’aujourd’hui ne veulent plus travailler » par la JOC ; « Les sans-abris sont bons à rien, ils sont irrécupérables » par la Fédération des acteurs de la solidarité, Emmaüs France et COORACE ou encore « La fraternité ne peut rien contre le chômage » du Pacte civique.

 

Ce livre est destiné à tous, à ceux qui n’acceptent plus que les personnes en situation de précarité soient stigmatiser, à ceux qui cherchent à agir pour le droit de tous à trouver un travail décent, à ceux qui cherchent des réponses face à toute la désinformation actuelle. Pour le grand public comme pour les personnes engagées, ce livre apporte des éléments de réponses au disfonctionnement du monde du travail en France.

 

« On entend souvent dire « Les chômeurs sont fainéants », « ils ne recherchent pas de travail, « ils gagnent plus que les smicards », « ils ne paient pas d’impôts », « ils font des enfants pour toucher des allocs », « ils passent leur temps devant la télévision », « ils profitent du système », etc.

Les chômeurs seraient-ils responsables de leur propre situation de sans-emploi. Leur seul droit reconnu serait-il de chercher du travail dans une société qui est incapable de fournir un emploi à chacun ? Ce déni de reconnaissance induit « un affaiblissement de la citoyenneté et de la dignité des chômeurs ».

Pendant des décennies, une part importante des gains de productivité permis par les progrès est revenue aux salariés sous forme d’augmentation du pouvoir d’achat mais aussi, dans une moindre mesure, sous forme de réduction de la durée du travail. Cette dernière, après avoir été divisée par deux en un siècle, est désormais bloquée tandis que la productivité continue de progresser dans tous les secteurs de l’économie. Ce décalage entre l’évolution technologique et la répartition du travail est l’une des causes du chômage qui condamne les laissés pour compte à une véritable mort sociale, prive d’espoir les nouvelles générations et sape les bases mêmes de notre contrat social. » extrait du chapitre 1, « Les chômeurs n’ont qu’une chose à faire : chercher du boulot ! » Par le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP)

 

Le livre est sorti le 19 janvier 2017 et est en vente au prix de 10 euros.

 

Les organisations partenaires : AC !, ADIE, APEIS, APF, ATD-Quart Monde, ATTAC, CFE-CGC, CGT, CIP, CNIDFF, le mouvement Colibris, Collectif Roosevelt, Coorace, Crepi, DAL, Emmaüs France, FNARS, France terre d’asile, JOC, MNCP (et les Amis du MNCP-PARTAGE), Pacte civique, Secours catholique, SNU PE-FSU, Solidaires.

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