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[LU] Chronique sur le mécénat des entreprises familiales

[LU] Chronique sur le mécénat des entreprises familiales
Les entreprises les plus diverses sont aujourd’hui investies dans le mécénat, et les études se multiplient sur ce phénomène. Il est une action concrète pour quiconque veut exprimer sa philanthropie, son altruisme, mais il semble que d’autres rouages sont en branle quand il s’agit des entreprises, notamment les entreprises familiales. Les philanthropes d’aujourd’hui ont plus tendance à donner de l’argent pour réduire les inégalités sociales, de manière à se créer un capital socio-émotionnel. Une chronique en ce sens, Le succès grandissant de la philanthropie, est parue dans La Libre (Belgique).


Se donner bonne conscience et créer un capital socio-émotionnel

Donner de sa personne ou de son temps est révélateur du caractère altruiste d’une personnalité. Il s’agit également pour le philanthrope d’avoir la conscience tranquille, ou du moins de calmer une voix interne l’accablant de reproches. Mais en ce qui concerne les entreprises familiales, on peut entrevoir un phénomène dû aux exigences du marketing moderne. Des intérêts économiques se cachent derrière ces dons, qui, s’ils ne sont pas fructueux dans l’immédiat, permettent de constituer à l’entreprise familiale souvent menacée de dislocation (interfamiliale) un capital socio-émotionnel. Ce concept, étudié par des universitaires, est le gage d’un accompagnement plus serré des clients à leur entreprise. Pour la famille à qui appartient l’entreprise, il y a ainsi un transfert du capital humain de génération en génération, de même que la circulation de valeurs philanthropiques.

La garantie du mécénat par la fidélisation du client

Le mécénat peut dès lors prendre le statut d’« investissement », et s’éloigne quelque peu de l’action purement philanthropique. Le capital socio-émotionnel devient alors la preuve du bénéfice, pas seulement sociétal mais économique, qu’apporte la philanthropie. Un phénomène de fidélisation de la clientèle prend lieu, et permet ainsi à l’entreprise concernée de mieux parer les perturbations du marché financier, ou autres problèmes comme les scandales. Alors, le pathos provoqué par l’investissement dans une cause solidaire facilitera aux générations futures la perpétuation du rayonnement de l’entreprise familiale.

 

Lire la tribune dans son intégralité sur La Libre.

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