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Apprentis d’Auteuil met en garde contre la baisse des dons en 2017

Apprentis d’Auteuil met en garde contre la baisse des dons en 2017
L’élection présidentielle, si elle est source de promesses, est également synonyme d’instabilité pour les citoyens. La fondation Apprentis d’Auteuil fait remarquer la mise attente des projets de dons face aux incertitudes liées l’avenir du dispositif Don ISF (Impôt de solidarité sur la fortune). Bilan : 10 % de retard par rapport aux sommes collectées l’année dernière à la même période.


Le dispositif Don ISF

Mis en place en août 2007 par la loi Tepa sous le mandat de Nicolas Sarkozy, la réduction de l’ISF, via un abattement fiscal à hauteur de 75 % pour dons aux associations, a permis de dynamiser la générosité. Le journal La Croix fait notamment état de chiffres encourageants : en 2015, ce sont 43 300 contribuables qui ont déclaré 220 millions d’euros de dons. 

 

Des dons en 2017 en retard de 10 %

Afin de dresser un panorama du secteur à la veille de l’élection présidentielle, la fondation Apprentis d’Auteuil et l’institut Ipsos s’associent et publient en mars leur Baromètre Don 2017. Réalisé sur un échantillon de 305 personnes dont le foyer fiscal est assujetti à l’ISF, ce dernier met en évidence la suspension des dons de près d’un donateur sur deux (47 %). Le résultat incertain de l’élection a en effet conduit à la prudence, causant du même coup un « retard de collecte inquiétant » d’environ 10 % selon le communiqué d’Apprentis d’Auteuil. François Jacob, directeur des relations bienfaiteurs de la fondation, s’est exprimé à ce sujet : « Si nous ne parvenons pas à rattraper ce retard d'ici la clôture des déclarations fiscales, certains projets dans les domaines de la lutte contre le décrochage scolaire, de l'insertion des jeunes ou encore du soutien à la parentalité ne pourront pas être menés. »

 

Une inquiétude à nuancer ?

Si Apprentis d’Auteuil veut alerter sur un essoufflement possible des dons en France, il n’en demeure pas moins que l’étude publiée relaie aussi des données positives. Ainsi 81 % des interrogés affirment avoir l’intention de faire un don en 2017. De plus, même dans l’hypothèse où l’ISF était supprimé, 60 % envisagent de maintenir stable le montant des sommes qu’ils donnent.

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