[SÉNIORS] Le mécénat de compétences : une alternative au chômage partiel ?

[SÉNIORS] Le mécénat de compétences : une alternative au chômage partiel ?
L’approche de la retraite peut être une période délicate, pour les employés comme pour les entreprises. C’est pour cela que des solutions ont été imaginées pour aider ces deux parties dans ce processus. Parmi elles, le mécénat de compétences pour les salariés en fin de carrière. Un moyen de valoriser l’expérience de l’employé et l’engagement de l’entreprise.


Pourquoi valoriser le mécénat de compétences en fin de carrière ? 

Le mécénat de compétences permet aux employés de donner de leur temps et de partager avec des projets solidaires leur expérience et compétences professionnelles. Beaucoup d’entreprises engagées auprès d’actions solidaires permettent aux employés de le faire sur leur temps de travail. Cette pratique est d’autant plus appréciée en fin de carrière, par les employés comme par les entreprises. Il offre un vrai compromis pour toutes les parties :

#1- Le salarié : Grâce à ce dispositif, le salarié en fin de carrière peut aménager son emploi du temps pour une transition plus facile vers la retraite, tout en travaillant dans sa structure d’origine. De plus, ses avantages en tant que salarié et son salaire ne sont pas affectés par la transition. De plus, partager les compétences acquises au cours d’une carrière est une expérience enrichissante.

#2-L’entreprise : Proposer aux salariés en fin de carrière du mécénat de compétences est avantageux pour les entreprises, puisqu’elles bénéficient d’une réduction fiscale de 60 % du salaire et des charges sociales de l’employé concerné. Il participe aussi à donner une image positive à l’entreprise et à donner de la visibilité à ses engagements sociétaux. 

#3 : Le secteur associatif : Les organismes accueillant des salariés bénéficient de l’expertise, souvent précieux pour mener à bien leurs projets. Un récent rapport d’Admical met également en avant le transfert de compétences rendu possible par le dispositif : les collaborateurs de l’entreprise délivrent en effet leurs savoirs aux acteurs associatifs et contribuent à professionnaliser les bénévoles. À noter également, les gains possibles pour l’État, qui voit la société civile prendre le relai pour assurer des missions d’intérêt général.

 

Vers quelles entreprises se tourner ?

Les conditions d’aménagement de fin de carrière avec le mécénat de compétences dépendent des entreprises. Cependant, beaucoup d’entre elles proposent ce dispositif aux employés qui approchent de la retraite. Le Groupe Orange, par exemple, a inclus le mécénat de compétences dans son dispositif « Temps Partiel Seniors » (TPS). Les employés peuvent ainsi dédier une partie de leur emploi du temps au secteur associatif. BNP Paribas propose exactement la même chose à ses salariés. Beaucoup ont compris que si le mécénat de compétences s’adresse à tous les collaborateurs, il s’agit d’une alternative avantageuse pour les salariés séniors comme pour les entreprises. Renault notamment, a développé Renault Mobiliz, un programme dédié aux seniors qui souhaitent donner de leur temps à des entrepreneurs sociaux. Par ailleurs, des entreprises comme Schneider Electric travaillent directement avec des associations et des PME pour donner le plus d’options possibles aux futurs retraités. Une vraie opportunité pour les salariés en fin de carrière, qui y trouvent parfois une activité pour occuper leur retraite !

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