Macron promet aux ONG une « feuille de route » pour l’environnement

Macron promet aux ONG une « feuille de route » pour l’environnement
Alors qu’Emmanuel Macron ne semblait pas avoir placé l’écologie au coeur de sa campagne, alarmant en conséquence les ONG, mardi dernier s’est toutefois tenue à l’Élysée une réunion en présence de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, où le chef de l’État a promis une « feuille de route » relative à la transition énergétique.


L’urgence climatique 

Face au retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat annoncé par Donald Trump début juin, Emmanuel Macron a réagi en réaffirmant le rôle de leader que doit jouer la France pour répondre aux enjeux environnementaux. Il a expliqué : « Pour le climat, il n’y a pas de plan B, car il n’y a pas de planète B » et a affirmé en écho aux propos du Président américain : « make our planet great again. » Un message fort qui nécessite néanmoins des réalisations concrètes et de véritables gages apportés aux acteurs de l’écologie. Le chef de l’État a notamment promis aux ONG une « feuille de route » concernant la transition énergétique, mardi dernier lors d’une réunion à l’Élysée. Les discussions ont par ailleurs débuté mercredi en Conseil des ministres, le compte-rendu de ce dernier précisant qu’ont eu lieu des « échanges sur la lutte contre le dérèglement climatique et la COP 21. »

 

Les engagements du Président

Au cours de la réunion, en présence des ministres concernés, de représentants d’une vingtaine d’ ONG parmi les plus influentes, à l’image de Greenpeace, et de chercheurs et entrepreneurs, le Président a précisé ses engagements. Au programme : lutte contre le changement climatique, taxe sur les transactions financières, sortie du nucléaire. Macron s’est prononcé en faveur d’une taxe au niveau européen, pouvant participer à financer la transition énergétique, selon Morgane Créach, directrice du Réseau action climat. La « feuille de route » devrait également proposer des mesures relatives à l'interdiction des nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures sur terre et en mer, à la rénovation énergétique des bâtiments, notamment publics, ainsi qu’à la fiscalité du diesel. Le chef de l’État est cependant resté plus allusif concernant la diminution de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2050. Autre interrogation, la mise en oeuvre provisoire du CETA, traité de libre-échange avec le Canada, auquel les associations s’opposent et qu’elles jugent « non compatible » avec l’accord de Paris mais au sujet duquel Emmanuel Macron n’a pas pris position. 

 

Le cap écologique des prochains mois

Si pour l’heure aucune mesure n’est officiellement adoptée, cette rencontre avec les ONG et les acteurs de la société civile a permis de fixer un cap au projet présidentiel pour les prochains mois. Le débat est en effet initié et le réactions sont positives bien que prudentes : « On va voir la feuille de route mais il y a un président qui affiche la volonté d'accélérer, de marquer des ruptures » affirme Benoit Hartmann, directeur général de l'ONG CLER, spécialisée sur la transition énergétique. De la même manière, Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, a assuré « Après la posture affichée jeudi dernier par le président après l'annonce de Trump, on est rassuré sur l'intention, mais on attend du concret. »

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