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[VU À LA TÉLÉ] Les entreprises et l’humanitaire, une menace pour les ONG ?

[VU À LA TÉLÉ] Les entreprises et l’humanitaire, une menace pour les ONG ?
Le 14 juin 2017, dans l'émission "L'entretien de l'intelligence économique" sur France 24, Ali Laidi a accueilli sur son plateau Eric Berseth, le directeur exécutif du cabinet de conseil Philanthropy Advisors. Eric Berseth se consacre à l’accompagnement d’acteurs privés qui souhaitent s’engager pour des causes humanitaires. Une nouvelle tendance qui pourrait menacer les actions de terrain des ONG traditionnelles.


Quelles sont les motivations de ces nouveaux acteurs ?

 

Selon Eric Berseth, la motivation première des acteurs privés, et plus particulièrement des entreprises est bel et bien à caractère humanitaire : elles sont préoccupées par les dimensions « morales et éthiques » de leurs actions. Cependant il y a aussi ce que le directeur de Philanthropy Advisors appelle une « stratégie d’innovation ». En allant sur de nouveaux terrains et en protégeant les populations locales, non seulement elles doivent développer de nouvelles techniques et de nouveaux produits, mais elles peuvent tester de nouveaux marchés. Les conséquences sont bénéfiques à la fois pour les populations et pour la dynamique de l’entreprise. Eric Berseth a, entre autres, pris l’exemple de Coca Cola qui s’investit dans la protection de ses employés et de ses clients en intervenant lors de catastrophes naturelles, ce qui permet à la marque de ne pas interrompre ses ventes dans les zones touchées et de renforcer sa légitimité sur le terrain.

 

En quoi cette nouvelle philanthropie constitue-t-elle une menace pour les ONG ?

 

 

Toujours d’après Eric Berseth, les ONG traditionnelles doivent adapter leurs méthodes de fundraising, et, par la même occasion, accompagner les acteurs privés qui peuvent apporter un vrai soutien financier mais qui ne se contentent plus de donner de l’argent : ils veulent un suivi, un retour et surtout, être opérationnels. Si Eric Berseth déconseille d’avoir des projets définis par les donateurs, et recommande de laisser ce rôle aux ONG actives sur le terrain, il met en garde les organisations humanitaires face à la montée des acteurs privés qui pourraient bien reprendre le « marché » si elles ne s’adaptent pas. Certaines ont cependant compris l’importance d’être co-acteurs avec les donateurs sur le terrain, surtout les ONG locales qui travaillent désormais main dans la main avec les organismes privés.

 

Source : France 24

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