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#Hackeuses : Le numérique au féminin

#Hackeuses : Le numérique au féminin
Les métiers du web ont du chemin à faire en termes de mixité. Encore très masculins, ils peinent à séduire les femmes alors qu’ils ont le vent en poupe. L’entreprise sociale Simplon.co, spécialisée dans la formation professionnelle des chômeurs, a imaginé une passerelle novatrice pour convaincre les femmes de rejoindre les rangs des entreprises numériques.


Rapprocher les femmes et l’univers digital

Simplon dispense des formations alliant innovation et solidarité. Le projet, né il y a tout juste quatre ans, propose aux personnes en situation de chômage et vivant dans les quartiers prioritaires de se réorienter vers les métiers du numérique. Ils deviennent, en six mois de formation intensive, développeur web. Avec 78% de retour à l’emploi, Simplon a prouvé l’efficacité de ses méthodes.

Or un constat s’est imposé. Très peu de femmes éloignées de l’emploi s’y portent volontaires, croyant à tort que ces métiers ne sont pas dans leurs cordes. Voire réservés aux hommes. Elsa Wardé, responsable développement et fondation de Simplon, tord le cou à cette idée reçue : « quiconque ayant une appétence pour le numérique, l’envie et la motivation peut devenir développeur.se. »

Se met alors en place l’idée d’un module spécifique, en amont des formations. Pendant six semaines, le cycle « Hackeuses » vise à lever les freins des postulantes. On y aborde les spécificités du métier et les fondamentaux de la programmation informatique. Des visites en entreprises sont organisées et des professionnelles viennent parler de leur parcours. En se familiarisant avec la profession, les participantes peuvent se projeter dans une future carrière. C’est donc un véritable cycle préparatoire, essentiel pour casser l’autocensure des femmes envers les métiers numériques.

Une expérimentation réussie

Un premier cycle a pu être mis en place en septembre 2016, avec le soutien de la Fondation SNCF. Au départ, sur les 37 participantes, 8 femmes se disaient intéressées par une formation. Les sessions ont soulevé des questionnements. Puis ont réussi à créer un véritable échange.

A la fin du cycle, 27 d’entre elles, soit 73%, se sont inscrites aux formations Simplon dispensées en Ile-de-France. « Ça nous a confortés dans l’idée que c’était nécessaire et qu’il y avait plein de développeuses cachées parmi ces femmes », souligne Elsa Wardé.

En fond de toile, l’enjeu est plus important encore. « Ce ne sont pas que les femmes que nous devons sensibiliser, mais aussi les hommes qui sont dans nos cycles de formation. ». Il s’agit d’encourager la féminisation du développement web, jusque dans les entreprises. Pour ce faire, proposer des profils féminins efficaces et opérationnels encouragera les entreprises à se mobiliser vers davantage de mixité.

Un soutien innovant de la Fondation SNCF

Le contexte de départ était plutôt inhabituel. « Le projet était tout nouveau chez nous. Il provenait d’un constat, mais sans test ni retour d’expérience », précise Elsa Wardé. La première session de Hackeuses n’avait pas encore été mise en place, pourtant la Fondation SNCF a démontré sa confiance : « il fallait croire en notre capacité à initier des programmes pertinents pour nos bénéficiaires. C’est inestimable d’avoir pu monter ce premier cycle pour vérifier que ça marchait. »

Simplon espère tenir une prochaine session courant de l'année. Puis de déployer le programme ailleurs qu’en Ile-de-France. Prochaine étape : réussir à l’implémenter en amont de toutes leurs formations.

 

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