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Un tchat pour prévenir le suicide chez les moins de 25 ans

Un tchat pour prévenir le suicide chez les moins de 25 ans
L’écoute est un moyen majeur pour désamorcer les pensées suicidaires. SOS Amitié, devant des statistiques alarmantes, mise sur un tchat pour empêcher le passage à l’acte des plus jeunes. Afin d’étendre les horaires du service, l’association a reçu l’appui de la Fondation Bouygues Telecom.


Une disponibilité sans relâche

Depuis plus de 50 ans, SOS Amitié Ile-de-France écoute en tout anonymat ceux qui souffrent de solitude, de dépression et de mal-être pour qu’ils ne cèdent pas au suicide. Par téléphone, tous les jours et 24h/24, les bénévoles apaisent les appelants. Sur l’ensemble de la fédération SOS Amitié, soit 45 antennes réparties sur le territoire français, on estime qu’un appel est reçu toutes les 40 secondes.

Alain Gaide, parrain de l’association et client Bouygues Telecom, témoigne : « J’ai été 10 ans écoutant bénévole, puis salarié et aujourd’hui membre de l’équipe de communication. Depuis 24 ans, S.O.S Amitié me tient toujours autant à cœur. Je suis convaincu que la parole permet de libérer les tensions et d’apaiser les souffrances. Nous recevons régulièrement des témoignages de personnes qui ont appelé l’association, ou de leurs proches, nous disant qu’on a beaucoup aidé voire même sauvé des vies en appelant les pompiers en cas de suicide en cours. »

Investir le terrain de communication des moins de 25 ans

Pour agir auprès des jeunes de moins de 25 ans, tranche d’âge auquel le suicide est la 2ème cause de décès, SOS Amitié a développé une écoute par tchat. Les nouvelles technologies sont pour ce public particulier un média de prédilection. Réticents au téléphone, notamment par crainte d’être entendus de leurs proches, le tchat s’adapte totalement aux habitudes de communication des jeunes générations.  « Il n’y a rien de plus terrible que le suicide à cet âge, confie Alain Gaide. Le téléphone et le tchat sont les outils majeurs de l’association, les liens avec Bouygues Telecom ont donc une véritable raison d’être. »

Depuis son ouverture il y a trois ans, le tchat est en hausse continuelle. Les conversations ont notamment augmenté de 40% entre 2014 et 2015, concernant pour 10% d’entre elles des appelants de moins de 15 ans.

Augmenter l’amplitude horaire : une nécessité

Disponible au départ de 17h à 1h du matin, les écoutants n’étaient en capacité de répondre qu’à un appel sur 10. « Quand il y a une envie de suicide chez un adolescent, il peut passer à l’acte très brutalement. S’il trouve le bon interlocuteur au bon moment, il ne le fera peut-être plus jamais. On est donc toujours très concernés quand on sait qu’on rate beaucoup d’appels », explique Marie-José Cronel, membre de la Commission Communication de l’association.

Grâce au soutien de la Fondation Bouygues Telecom, SOS Amitié a pu instaurer une formation spéciale, suivie par tous les nouveaux bénévoles. Chacun d’entre eux est formé à la fois au téléphone et au tchat. Très axée sur l’écoute spécifique des adolescents, la formation aide à appréhender leurs pulsions, leurs silences, les indications émotives et le poids des mots écrits. « Grâce à cet élan important, il y a un effet boule de neige : on recrute de plus en plus de gens jeunes et actifs, ça va changer les pratiques. ». Le tchat est désormais ouvert dès 13h. Et c’est autant d’adolescents et de jeunes adultes à qui on tend la main. « Des aides comme celle de la Fondation Bouygues Telecom, c’est essentiel. La part des pouvoirs publics tourne autour de 6 à 8% de notre budget. Sans l’aide de la Fondation, ces projets ne pourraient pas voir le jour. »

Reconnue d’utilité publique depuis 1967, SOS Amitié espère continuer à aider les plus jeunes en proposant à terme un tchat 24h/24. Un pari désormais devenu possible.

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