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Le festival d’Angoulême veut entrer dans la cour des grands

Le festival d’Angoulême veut entrer dans la cour des grands
Pour ses 45 ans, le festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême (FIBD) veut faire oublier les divisions du passé. Fragilisée par les récents différends ayant opposé le FIBD et l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA) créée en 2017 sous l’égide du ministère de la Culture, la manifestation affiche pour 2018 un visage plus uni. Les partenaires privés, comme RAJA, SNCF ou encore Cultura sont invités à collaborer avec institutions publiques, festivaliers, artistes et éditeurs dans une pure « volonté de synergie » à la diffusion du 9e art et du Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême sur la scène internationale.


 

Engager toutes les parties prenantes autour d’un projet commun

 

 « Les temps ont changé », assure Franck Bondou, Directeur Général de l’association propriétaire du festival, le FIBD. Terminé donc les querelles avec l’ADBDA autour de la gouvernance de la manifestation. Conscient de la position de prescripteur que son festival occupe dans le microcosme de la bande-dessiné, Franck Bondou se recentre pour sa 45e édition sur l’essentiel : faire de la manifestation, « évènement de référence en France » une vitrine annuelle de la production internationale du 9e art. Pour ce faire, le festival de la BD d’Angoulême peut compter sur ses partenaires. Les trois principaux, RAJA, partenaire officiel, ainsi que Cultura et SNCF, partagent ses ambitions : transmettre la passion de la bande dessinée au plus grand nombre, mettre en exergue sa richesse et sa diversité, et plus largement, ouvrir la culture au plus large public possible. À cet effet, RAJA propose une exposition dédiée à mai 68, tandis que Cultura remet à l’occasion de sa 6e année de partenariat avec le festival son « Prix du Public Cultura », et que la SNCF, qui revient pour la 12e année à Angoulême, propose de nombreux ateliers et animations culturels au sein de son « Espace Polar SNCF ».

 

Penser l’avenir

 

Même son de cloche chez Delphine Groux, présidente du FIBD. Comme elle l’explique dans son édito de présentation, le FIBD a renoué le dialogue avec l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), tout en maintenant sa collaboration avec la société 9e Art+, en charge de l’organisation de l’évènement. Le FIBD affirme également vouloir assumer ses responsabilités face à ses financeurs, publics comme privés. Cela passera par une plus grande implication dans les sujets d’intérêt général, mais aussi par la mise en valeur du savoir-faire et de l’identité de chacun de ses partenaires, « de leur sens de la responsabilité sociale » en particulier. Objectif ? Se voir attribuer, par l’Unesco, le label patrimonial de « ville créatrice ». La machine est en marche.

 

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