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La CAMIF veut montrer l’exemple pour les futures « entreprises à mission »

La CAMIF veut montrer l’exemple pour les futures « entreprises à mission »
Alors le projet de loi PACTE sera présenté au printemps prochain au Parlement, la CAMIF, consultée directement dans l’élaboration du plan d’action, veut ouvrir la voix aux entreprises responsables. Pionnière de l’ESS, elle a inscrit dans ses statuts en novembre dernier la définition de sa mission sociale, devenant ainsi l’une des premières Sociétés BCorp à Objet Social Etendu (SOSE).


 

 

La première « entreprise à mission »

 

« Proposer des produits et services pour la maison, conçus au bénéfice de l’Homme et de la planète. Mobiliser notre écosystème (consommateurs, collaborateurs, fournisseurs, actionnaires, acteurs du territoire), collaborer et agir pour inventer de nouveaux modèles de consommation, de production et d’organisation ».  En inscrivant sa mission sociale dans ses statuts, la CAMIF poursuit son engagement  en matière de Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE), déjà initié il y a plusieurs années et inscrit dans son ADN mutualiste. En 2009, la CAMIF avait déjà fait le pari de construire un nouveau modèle économique basé sur la co-construction avec l’ensemble de ses parties prenantes. Elle matérialise en 2014 son initiative en créant, appuyée par les chercheurs de l’école MINES ParisTech sa cellule test, « Cellule’OSE », composée d’un représentant de chaque partie prenante de l’entreprise.

 

Créer un statut officiel des « entreprises à mission »

 

Pour la CAMIF, une labellisation officielle dans le code civil des « entreprises à mission » dans le cadre du PACTE permettrait de matérialiser juridiquement le désir d’engagement croissant des entreprises, et de structurer les diverses démarches engagées en matière de RSE. En clair :  ouvrir l’écosystème des entreprises à l’ensemble des parties prenantes, en basculant vers des modèles de gouvernance basés sur la co-construction chargés de veiller au respect des orientations prises en terme de responsabilité sociale, sociétale et de développement durable. « Nous appelons de nos vœux la création d’un nouveau statut d’entreprise à mission, répondant à l’émergence d’un mouvement d’entreprises qui mettent au cœur de leur modèle la résolution d’un enjeu de société (social et/ou environnemental) et qui s’attachent à prendre en compte les intérêts de l’ensemble de leurs parties prenantes », appelle ainsi Emery Jacquillat, président de la CAMIF, dans une récente tribune. Persuadée que l'entreprise à mission sera le « modèle de l’économie du XXIe siècle », il suggère notamment « un toilettage de l’article 1833 », avant de faire un retour sur sa propre expérimentation. 

 

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