Header logo

Le portail n°1 dédié à l'intérêt général

[POSITIVONS] Le Havre: les citoyens s’organisent pour loger des migrants mineurs

[POSITIVONS] Le Havre: les citoyens s’organisent pour loger des migrants mineurs
Scandalisée par le sort réservé au migrants de la région, une cinquantaine de familles havraises se relaie aujourd'hui au sein d'une association afin de leur venir en aide. Fondée en octobre 2017, Des Lits Solidaires a depuis permis de loger une dizaine de mineurs, pour des durée majoritairement courtes mais qui peuvent atteindre plusieurs mois. Depuis, certains ont été scolarisés, d’autres suivent des formations. Ils seraient encore toutefois plus du double dans les rues du Havre, et l’association cherche à alerter les pouvoirs publics. Cet article s'inscrit dans l’opération la France des Solutions. Du 8 au 14 octobre retrouvez des solutions dans vos médias !


 

 

Un collectif solidaire pour venir en aide aux migrants

 

“Pas de mineurs à la rue !”, scande l’association. La réalité fait pourtant mentir leur slogan, au Havre comme ailleurs. Parmi ces laissés-pour-compte, de nombreux migrants venus d’Afrique sub-saharienne, qui faute de pouvoir prouver leur minorité, se peuvent bénéficier de la protection de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) ni des structures d’accueil d’urgences destinées aux majeurs. Face à cette injustice, une poignée de citoyens du Havre a décidé d’agir. Des Lits Solidaires naît en 2017 un peu après le démantèlement de Calais sous la forme d’un collectif informel composé aussi bien de retraités, de célibataires, mais aussi de couples avec ou sans enfants. Depuis, plus de 50 familles se relaient pour héberger une dizaine de jeunes migrants mineurs de la ville pour des périodes de courtes durées. Une chance selon les fondateurs de l’association, Marie Imbert et son compagnon Christophe. “C’est un plus de passer de famille en famille, cela leur permet d’élargir leur réseau et multiplier les contacts”, explique-t-elle à Paris Normandie.

 

Passer à l’acte avec ou sans l’aide des pouvoirs publics

 

Ensemble, Marie et Christophe ont d’abord accueilli Sandro, logé directement dans la chambre de leur fils de 15 ans, qui se réjouit des échanges multiculturels et de pouvoir “découvrir les artistes” du pays d’origine de son nouveau colocataire. Puis Mamadou, arrivé au Havre en janvier et désormais scolarisé. Dans un autre article pour actu.fr, l’association explique avoir sollicité “à plusieurs reprises” les services de l’État, l’ASE comme le département, sans succès. “Ce n’est pas satisfaisant que ces jeunes soient dehors. Notre association n’a pas vocation à remplacer l’État et les solutions [un accueil et un hébergement provisoires, Ndlr] que nous proposons, ne peuvent pas durer sur du long terme”, y déplore Marie Imbert. En effet, une vingtaine de jeunes mineurs sont toujours sans-abri dans les rues du Havre. Malgré tout, le mouvement se structure et offre à certains jeunes bien plus qu’un logement temporaire. Aussi, une famille, qui accueillait Rubem, un jeune Congolais pourtant pris en charge par l’ASE depuis plusieurs mois a décidé de le sortir du dispositif pour devenir son responsable légal. Une collecte est également en cours sur HelloAsso, afin de récolter des fonds pour l’hébergement et la nourriture.
 

, , , , , ,