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[CHIFFRES] 2017, une année meurtrière pour les migrants

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[CHIFFRES] 2017, une année meurtrière pour les migrants
En 2017, plus de 3 100 migrants sont morts ou ont disparu en tentant une traversée de la Méditerranée. Parmi les trois routes principales, celle qui prend son origine en Libye s'avère la plus dangereuse.


 

 

Des chiffres en baisse mais trompeurs

Selon les chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 3 119 personnes auraient perdu la vie en traversant la Méditerranée sur les 5 386 migrants décédés ou disparus à travers le monde en 2017. C'est moins qu'en 2016, qui affiche le triste record de 5 143 morts ou disparus durant le même parcours. Toutefois, la proportion de morts par personnes arrivées est plus élevée en 2017. Traverser la Méditerranée aurait donc été plus dangereux en 2017 qu'en 2016. Pour fuir la guerre ou la misère, les migrants empruntent aujourd'hui trois voies principales : la première part de la Lybie, la deuxième passe par la mer Égée et la troisième emprunte la route de la Méditerranée occidentale depuis le Maroc.

 

2 833 morts sur la route libyenne

À elle seule, la route partant de Tripoli en Lybie concentre 2 833 morts en 2017. Cette voie est non seulement la plus longue, mais elle est aussi la plus fréquentée, la plupart du temps par des personnes originaires de l'Afrique subsaharienne. En dépit des accords conclus entre la Lybie, l'Italie et l'Union européenne, qui ont contribué à une diminution du nombre de passages et donc une baisse mécanique de mortalité, la traversée reste très périlleuse. Notamment en raison des conditions. Les embarcations vétustes et surchargées, affrétées par des passeurs sans vergogne, n'ont que peu de chances d'atteindre leur but sans dommage.

Pour Francis Vallat, membre de SOS Méditerranée, la situation ne devrait pas beaucoup évoluer en 2018 : « je n’ai pas de boule de cristal, mais en 2018, on aura encore des flux et des morts. On parle beaucoup de solutions pour empêcher les gens de partir de chez eux, pour humaniser la situation des gens sur place, mais la question du sauvetage n’est pas abordée. »

 

 

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