[SOCIAL TECH] PHENIX : quand les déchets deviennent une matière première

[SOCIAL TECH] PHENIX : quand les déchets deviennent une matière première
Ambition : zéro déchet ! Fondée en 2014, l'entreprise sociale PHENIX a développé, en quelques années, un véritable écosystème de l'économie circulaire. La plateforme PHENIX Exchange met en relation les distributeurs avec différents partenaires de son réseau pour redistribuer les invendus. Transformés ou redistribués à des partenaires associatifs, ce qui constituait les déchets des grandes enseignes créée désormais de la valeur, et répond en outre à des enjeux sociaux et environnementaux. Récompensée en juin 2018 par le label "Pionnier du French Impact", la startup parisienne étend prochainement son offre aux particuliers, avec le lancement prochain d'une application anti-gaspi. Rencontré à l'occasion de l'évènement ChangeNOW, Jean Moreau, co-fondateur et président de PHENIX, nous explique le principe de l'économie circulaire et parle du potentiel économique des invendus.



 

Gaspillage alimentaire, une problématique qui a ses solutions


 

Un tiers de la production mondiale alimentaire est jeté sans être consommé, estimait en 2012 une étude de l'Organisation des Nations Unies. Un phénomène d'ampleur qui peut être évité. Fondée en 2014, La startup PHENIX s'est progressivement positionnée au centre de la problématique, en structurant un écosystème innovant dont l'objectif partagé est la lutte contre le gaspillage. Transformés en confitures, en aliments pour animaux, ou même en peinture, les invendus peuvent être revalorisés dans un éventail large de possibilités, lorsqu'ils ne sont pas distribués à des associations partenaires sous forme de dons alimentaires défiscalisables.

 

Fédérés autour de la plateforme PHENIX Exchange, les différents acteurs de la redistribution et de la revalorisation des invendus sont mis en relation avec les enseignes accompagnées par la startup dans leur démarche de transition vers une économie plus circulaire. Une plateforme numérique qui permet de synchroniser les excédents générés par les distributeurs avec les besoins des associations telles que la Banque Alimentaire ou les Restos du Coeur, mais aussi de les connecter aux filières de revalorisation des invendus.


 

Success story d'une entreprise à impact social qui ne manque pas d'être rentable


 

Depuis sa création il y a moins de 5 ans, l'entreprise sociale PHENIX n'a cessé de se développer en doublant chaque année son chiffre d'affaires, pour dépasser cette année la barre de la dizaine de millions d'euros et la création d'une centaine d'emplois. Une croissance vertigineuse qui sert une mission sociale et environnementale, puisque l'entreprise a permis de redistribuer plus de 40 millions de repas depuis sa création. Un modèle de développement hybride que défend Jean Moreau, co-fondateur de PHENIX, qui s'installe à présent dans les pays frontaliers de l'Hexagone.

 

Récompensée en juin 2018 par le prestigieux label "Pionniers du French Impact", la startup veut à présent lutter contre le gaspillage domestique, et développe actuellement une application destinée aux consommateurs qui souhaitent, aussi, contribuer à l'économie circulaire et réduire leur production de déchets.





 

, , , , ,