Les conditions sont réunies pour agir vite

Les conditions sont réunies pour agir vite
En septembre prochain, le Président de la République annoncera la « Feuille de route » des ODD pour la France. Quatre ans après la signature des Objectifs de Développement Durable à l’ONU, pourquoi nous pouvons prendre le risque du « pari de la confiance » ?


Comme l’a rappelé le webinaire « définir sa stratégie » de la plateforme « l’innovation territoriale en actions ! », la conduite du changement nécessite sept forces complémentaires (cf. module e-learning).

Durant les quinze derniers jours, nous avons eu la démonstration que nous avions des réponses concrètes à mettre en valeur au regard de chacune de ces 7 forces du changement :

1. La prise de conscience du changement et la volonté politique : l’Assemblée Générale du Comité 21 du 20 juin dernier a rappelé lors de la table ronde prospective « (Se) Transformer ou s’éteindre » qu’il est urgent d’agir…sereinement »

2. Une vision stratégique : elle doit donner un cap porteur de sens. Les travaux sur les mutations de l’intérêt général en France ont fait la démonstration que nous pouvons faire le « pari de la confiance ». Grâce à une vision systémique, « n’ayons pas peur, il suffit de changer de regard ».

3. Des exemples concrets pour prouver que c’est déjà à l’œuvre : depuis 14 ans, Le RAMEAU observe, expérimente, capitalise, modélise et diffuse des outils pour les organisations et les territoires. Les exemples sont nombreux. Les nouvelles orientations validées par ses instances en juin invitent à « passer à l’action collectivement ».

4. La mobilisation de tous pour agir : l’assemblée générale de l’ORSE du 18 juin, qui est à l’avant-garde de l’engagement des entreprises, montre qu’au-delà du pouvoir d’agir des citoyens, de la capacité d’innovation des associations et du pouvoir démultiplicateur de la puissance publique, les entreprises sont elles aussi à la manœuvre. Les acteurs académiques, observateurs du temps long, soulignent la capacité historique à mobiliser toutes les parties prenantes de l’écosystème vers un même projet de bien commun. Cela nécessite d’agir, en priorité en proximité afin de (re)créer la confiance (cf. colloque européen Part’Innov du Creso).

5. Les méthodes et outils pour agir : le plus structurant d’entre eux est l’évaluation. Le webinaire « évaluer sa pertinence » et la newsletter du cycle sur les outils de la co-construction qui lui est dédié illustrent combien les avancées sont grandes, même si de nombreux travaux restent encore à mener, notamment pour définir un cadre commun de sémantique adapté aux différents acteurs. Il convient en effet de sortir de l’unicité d’un modèle pour valoriser la diversité des modèles qui répondent à des contraintes, objectifs et maturité différents.

Il convient de passer de la logique du « ou » à celle du « et », où les différents méthodes et outils sont chacun à leur « juste place » dans une vision systémique de leur utilisation.

6. Les modèles socio-économiques : nous pouvons collectivement nous réjouir que nous disposons enfin de « véritables recherches sur les modèles socio-économiques associatifs ». Les résultats ont été présentés lors de l’Assemblée Générale du Fonjep. Il est d’autant plus important de souligner ce focus sur les modèles d’intérêt général qu’ils sont les plus complexes des modèles existants. Mieux les comprendre, c’est ainsi mieux identifier les complémentarités possibles entre les différents modèles, et pouvoir inventer de nouvelles formes d’hybridation qui respectent le positionnement de chacun.

7. La force de la dynamique collective : la 5ème Rencontre des pionniers des Alliances en territoire nous a rappelé que « les territoires sont prêts, accélérons ! ». Les « catalyseurs territoriaux » peuvent en effet témoigner des mutations à l’œuvre sur les territoires. C’est une base solide pour construire une nouvelle étape de la co-construction du bien commun, en partant des expériences de terrain. Si aucune, seule, ne peut parvenir à transformer notre écosystème pour mieux réduire les fragilités et inventer de nouveaux moteurs de développement, assemblées entre elles, ces initiatives sont porteuses de sens. Ce sens se traduit à la fois en termes de valeurs, mais aussi de direction au service d’un projet commun qui mobilise les énergies et les engagements.

Ces quinze derniers jours démontrent une fois encore que toutes les conditions sont réunies pour passer à une nouvelle étape du mouvement de co-construction du bien commun qui a émergé depuis une décennie pour répondre collectivement aux défis sociétaux qui sont devant nous.

Saurons-nous voir ces « signaux faibles » et faire des Objectifs de Développement Durable (ODD) un levier de conduite du changement pour un XXIème siècle plus équitable, fraternel et durable ? Réponse en septembre prochain lorsque le Président de la République présentera la « Feuille de route » des ODD pour la France à l’ONU.

De leur côté, qu’en pensent les français ? Réponse le 1er octobre prochain à l’occasion de la publication de l’étude IMPACT Citoyens du programme IMPACT de l’Observatoire des partenariats.

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