[DIS FLAVIE] C'est quoi le crowdfunding (financement participatif)?

[DIS FLAVIE] C'est quoi le crowdfunding (financement participatif)?
Le crowdfunding, ou financement participatif, est un phénomène récent mais paradoxalement très répandu et démocratisé. Importé en France il y a environ 5 ans, le financement participatif touche désormais tous les donateurs potentiels mais surtout tous les types de porteurs de projets. Voyage humanitaire, mécénat culturel, financement d'une boutique ou d'un foodtruck, édition et production... Les projets sont si nombreux qu'il existe désormais des plates-formes pour vous aider à choisir votre plate-forme de crowdfunding.


« Depuis huit ans que le crowdfunding existe, plus d’un million de Français ont financé les rêves des autres » pouvait -on lire dans Le Monde il y a quelques jours. Encouragé par Fleur Pellerin à la fin de l'année, le crowdfunding est de plus en plus encadré et régulé, qu'il s'agisse de financement des start-ups ou de montants investis.

Le financement participatif touche de plus en plus de projets, qu'ils concernent du mécénat ou qu'ils soient conçus comme une micro levée de fonds pour des aventures ou des projets d'entreprises. Il existe plusieurs types de plate-formes de crowdfunding, et celles-ci peuvent être généralistes ou se concentrer sur un champ d'intervention spécifique. Il y a les pionnières My Major Company en 2007, Ulule et Kiss Kiss Bank Bank en 2010 et les nouvelles (souvent spécialisées) comme Dartagnans pour les projets culturels ou Arizuka pour les projets d'intérêt général.

De plus en plus d'institutions développent leur propre outil et se lance dans des campagnes de levée de fonds qui rivalisent avec le professionnalisme des plate-formes dont c'est le cœur de métier. Affiches, emailing, plate-forme dédiée, Tous mécènes du Louvre est un excellent exemple de ce crowdfunding à grande échelle et à grands moyens, le musée d'Orsay a également lancé une campagne pour un tableau de Courbet à la fin de l'année dernière. Des institutions de taille moindre se lance aussi dans l'aventure avec succès, le théâtre de l'Odéon ou le CMN par exemple.

Le donateur est acteur : il choisit son montant, ses contreparties, il peut suivre le projet et en découvre d'autres. L'autre ressource intelligente du crowdfunding, c'est la motivation que mettent les porteurs de projet à faire leur communication et à valoriser leurs projets. Parce que cet entrain est communicatif et permet un effet boule de neige, chaque projet voulant être plus visible que son voisin.

Le crowdfunding est devenu culturel en France, il est entré dans les mœurs. Le donateur sort souvent du spectre du don défiscalisable ou de l'intérêt pour les contreparties. Il entre parfois dans un autre calcul, celui du jeu et du défi, certains devenant de véritable dénicheurs de projets à succès. Et ce que l'on peut souligner, sans doute parce que ce n'est pas si courant, c'est la nature démocratique, participative et citoyenne de ce système qui permet à un très grand nombre de participer et d'avoir accès aux projets. De l'autre côté du miroir, même si des opérations de crowdfunding échouent, parce qu'il n'y a pas de baguette magique en fundraising, on imagine l'élan porteur de ce financement par la foule et de ce coup de projecteur sur un projet qui se réalise grâce à des milliers d'inconnus.  

L'eldorado du « financement par la foule » ne s'essoufle pas, se propageant des artistes aux instutions publiques en passant par les particluiers et les entrepreneur. Certains le critiquent et le qualifient de "quête", remettant en cause, parfois avec justesse, la nécessité de faire financer ses projets par des particuliers ou des étrangers, mais ils ne font pas le poids médiatique et financier face au succès de cette révolution digitale.

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