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[ÉDUCATION] Dispositif « devoirs faits » : rôle des assos de soutien scolaire

[ÉDUCATION] Dispositif « devoirs faits » : rôle des assos de soutien scolaire
Le ministre de l’Éducation prévoit la mise en place du dispositif « devoirs faits » à la rentrée 2017, qui marquera la fin des devoirs à la maison. Des questions demeurent, concernant notamment le rôle des associations de soutien scolaire dans ce projet.


 

 

 

 

Des devoirs encadrés par des enseignants et des associations de soutien scolaire

 

Annoncé par Jean-Michel Blanquer, le nouveau ministre de l’Éducation, le dispositif « devoirs faits » doit permettre d’éviter le travail à la maison, qui, en plus d’alourdir les soirées des enfants, a pour effet d’accentuer les inégalités entre ceux qui peuvent se faire aider et les autres. Afin d’encadrer ces heures de devoirs mises en place au sein des établissements scolaires, le gouvernement compte sur l’engagement d’enseignants volontaires, mais aussi sur celui d’associations comme l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev) et Zup de Co. À noter que certains collèges, dont les établissements relevant de l’éducation prioritaire, pratiquent déjà ce système d’études dirigées depuis quelques années, précisément grâce au travail des associations précitées.

 

Attribuer l’aide aux devoirs à des jeunes en service civique, une bonne idée ?

 

Pour fonctionner, les structures de soutien scolaire comme l’Afev et Zup de Co se reposent sur des étudiants, qui s’occupent de l’encadrement des devoirs, ainsi que sur des jeunes en service civique, qui assurent le bon déroulement des séances d’études dirigées et font le lien avec le corps enseignant. Dans son dispositif « devoirs faits », Jean-Michel Blanquer souhaite néanmoins assigner l’aide aux devoirs directement aux services civiques. Ce qui n’est pas sans soulever certaines interrogations : ces jeunes auront-ils le niveau requis ? Ne risquent-ils pas de « perdre » les élèves par leur pédagogie différente de celle des professionnels ? Pour l’Afev, la responsabilité de la progression des élèves doit revenir aux enseignants, tandis que les acteurs extérieurs devraient plutôt avoir un rôle motivateur. Sans quoi l’efficacité du dispositif risque d’être compromise.

 

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