[LU] Le CICR fait appel à la philanthropie privée

[LU] Le CICR fait appel à la philanthropie privée
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) lance sa première obligation dans le cadre de son programme d’investissement à impact humanitaire. Le recours aux investisseurs privés vise à compléter l’apport des États pour couvrir des dépenses de plus en plus importantes.


Trois centres de réadaptation et 26 millions de francs suisses levés

Pour la première fois de son histoire, le Comité International de la Croix-Rouge tend la main à la finance humanitaire. Le comité vient d’émettre sa première obligation pour inciter les investisseurs privés à placer leur argent dans une cause humanitaire : la construction en Afrique de trois centres de réadaptation pour accueillir les blessés dans les zones de conflits armés (Mali, Nigeria, République démocratique du Congo). L’investisseur peut gagner jusqu’à 7 % de la somme initiale ou perdre jusqu’à 60 %. Le risque financier existe, certes, mais il s’agit d’un pari humanitaire destiné aux philanthropes. Pour ce projet pilote, le Comité International de la Croix-Rouge a levé 26 millions de francs suisses, soit près de 23 millions d’euros. Si le succès est au rendez-vous, les investisseurs seront remboursés dans 5 ans. La Suisse, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Italie et la Fondation La Caixa (Espagne) se sont déjà engagés.

 

Une nouvelle solution budgétaire

Ce nouveau dispositif mis en place par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pourrait permettre à l’association de résoudre un double problème : augmenter son budget pour couvrir des frais de plus en plus élevés, et trouver une source de financement autre que l’argent des États qui se montrent de moins en moins solidaires. Par ailleurs, l’argent privé est plus facile à débloquer que l’argent public en cas d’urgence.  Pour les philanthropes privés, ce projet est une main tendue à ceux qui souhaitent prendre le train de l’obligation sociale et solidaire, un marché en pleine croissance.

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