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[L'INSTANT ESS] ESS et international : l’économie populaire sociale et solidaire

[L'INSTANT ESS] ESS et international : l’économie populaire sociale et solidaire
Ce mois-ci, le Labo de l’ESS se penche sur les enjeux de l’économie sociale et solidaire à l’international. Comme le rappelle Carlos de Freitas dans sa tribune, nous sommes à un moment historique : le terme « économie sociale et solidaire » est aujourd’hui utilisé pour la première fois dans un document officiel de l’ONU. L’occasion de s’intéresser en particulier à l’économie populaire sociale et solidaire : coopération, sortie de la précarité, activités environnementales et sociales, développement local…


 

 

Qu’est-ce que l’économie populaire ? 

L’économie populaire regroupe les pratiques des personnes exclues du marché du travail qui créent leur propre activité de façon informelle : récupération et revalorisation de déchets pour les revendre une fois réparés, ateliers de cuisine de denrées issues de la récupération, etc. 
Si ce sont à la base des initiatives de petits groupes d’individus, souvent familiaux, cette économie populaire peut aussi porter en germe une organisation d’ampleur plus importante et un certain degré d’officialisation. Elles se structurent alors en coopératives, associations, regroupements villageois ou mutuelles. C’est ainsi que l’économie populaire devient pleinement sociale et solidaire
Cette légitimation permet également de construire une action commune avec les pouvoirs publics : par exemple, la banque communautaire Banco Palmas, au Brésil, a fini par être reconnue dans son activité de développement économique local et porte aujourd’hui des banques locales avec les acteurs territoriaux qui la sollicite.

Une inspiration, au-delà de son contexte d’origine ?

Un certain nombre de ces initiatives populaires voient leur modèle s’exporter à l’étranger, même si le contexte social et politique diffère. 
Ainsi, par exemple, le mouvement des maisons d’édition cartoneros : en Argentine, où la crise a contraint nombre de personnes à des activités informelles, les cartoneros récupèrent les matières recyclables dans les rues. Les maisons d’éditions coopératives cartoneros rachètent ce carton à prix juste et le réutilise pour créer des couvertures de livres faites à la main. Le principe est aujourd’hui adapté dans 19 pays, dont la France, où des ateliers collectifs sont organisés pour la création et la participation culturelle de tous à travers l’économie circulaire
 

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