Griet et Claire : inventer de nouvelles solutions pour un futur solidaire

Griet et Claire : inventer de nouvelles solutions pour un futur solidaire
Suite de notre série sur les métiers de la solidarité, construite en partenariat avec la Fondation Carrefour et la Fondation Dauphine. Aujourd'hui, nous allons à la rencontre de Griet, responsable solidarités à Carrefour Belgique et Claire, étudiante en Master 2 Développement durable et Responsabilité des Organisations à l'université Paris-Dauphine.


 

 

Griet, responsable solidarités

 

Griet, entrée chez Carrefour Belgique en achat, travaille désormais sur des questions de solidarité depuis 5 ans. Très active sur le terrain, elle a observé un vrai changement et nous en fait part par son témoignage.

 

Griet a toujours travaillé pour Carrefour Belgique mais pas toujours au service de la solidarité. En effet, elle démarre au service achat “mais ma responsable de l’époque a vite senti que je pouvais être plus utile ailleurs”. Un an plus tard, elle arrive au service communication avant de prendre en charge les questions de développement durable pendant 8 ans puis de solidarité il y a 5 ans. “Aujourd’hui, je suis entièrement focalisée sur ce sujet et il n’y a pas trop d’une personne à temps plein !”

 

Ce parcours permet à Griet d’avoir une vision d’ensemble du groupe et de son travail. “Le premier rôle d’un distributeur c’est de donner accès à l’alimentation et notre politique de solidarité est articulée autour de cet objectif”. Afin de l’atteindre, Griet et Carrefour sont particulièrement impliqués dans des partenariats avec des associations leaders sur ce sujet. “Cela répond également à une demande de nos clients, nous mettons donc en place des partenariats qui leur parlent” comme avec les Banques Alimentaires et d’autres structures hors du scope de l’alimentation, comme l’association SOS Villages d’Enfants.

 

Si Griet est LA personne nommément dédiée aux questions de solidarité, l’ensemble du groupe est acteur de cette démarche. “J’ai vu un vrai changement en 5 ans à ce poste, aujourd’hui, des personnes sur le terrain font remonter des projets”. Et au-delà du lien avec les partenaires nationaux, Griet est en relations avec tous les interlocuteurs du groupe : fonctions supports, magasins mais aussi fournisseurs. Une opération de produit-partage menée avec ces derniers a, par exemple, permis de lever plus de 140 000 euros.

 

Ainsi, Griet cherche systématiquement à rapprocher les différents acteurs de la société et à faire naître des synergies entre eux au global comme au local. “Nous travaillons dans une logique de circuit court ainsi, dans le cadre de l’anti-gaspi et du don des invendus, nous nous adressons à des associations implantées à proximité”. Griet s'épanouit ainsi dans ce rôle de facilitatrice, pour faire se rencontrer besoins et opportunités. Mais ce n’est pas tout ! Elle accomplit aussi un travail de pédagogue, “pour expliquer pourquoi et comment nous agissons”, pour faire grandir la solidarité.

 

Pédagogue et facilitatrice, Griet est avant tout une femme de terrain. Pas facile quand il faut entretenir le contact avec les partenaires, manager les retours des différents partenariats et se coordonner avec les différentes business units du groupe. “Mais ça vaut le coup ! Quand on voit que des magasins franchisés sont volontaires pour participer aux mêmes opérations que ceux intégrés, ça veut dire beaucoup!”. Ce fut notamment le cas lors de l’opération Clic Solidaire qui a permis de donner près de 280 000 euros à 79 associations. Grâce à cet argent, elles ont pu acquérir le matériel nécessaire à leur développement (véhicule réfrigéré pour les banques alimentaires, matériel de cuisine pour cantines solidaires…).

 

Le changement le plus visible en 5 ans reste toutefois l’enthousiasme croissant des salariés et managers du groupe, de plus en plus impliqués et qui “ont une meilleure connaissance du contexte local de chaque magasin, ils en connaissent les associations, les besoins…”. En s’appuyant sur cette dynamique, Griet rêve de faire de Carrefour un point de rencontre encore plus inspirant, pour continuer à inventer de nouvelles solutions. “La question de la solidarité et de la pauvreté n’est plus périphérique. Tomber dans la précarité ça n’arrive pas qu’aux autres donc notre action ne peut pas être cosmétique. On se le doit.”


 

Claire, M2 Développement durable et Responsabilité des Organisations à Paris-Dauphine

 

Particulièrement tournée vers les préoccupations d’économie responsable et  impliquée dans de nombreux projets associatifs, Claire souhaite travailler dans un environnement stimulant. Elle envisage de faire du développement durable l’axe principal de son métier futur.

 

Entrée en Licence d'économie-gestion après son bac S, Claire a toujours été engagée dans des projets associatifs. À l'UNICEF pendant son année de terminale, au European Youth Parliament ou à la radio associative de Dauphine : son CV de bénévole est aussi fourni que son expérience en entreprise! Mais comme Griet Leynaert, elle sent très vite que “quelque chose [lui] manque” et trouve dans l’entrepreneuriat social et la lutte contre le changement climatique “un second souffle à [s]on parcours”. C’est dans cette optique qu’elle intègre le Master 2 Développement durable et Responsabilité des Organisations. “La perspective d’intégrer un métier « solidaire » me permet de combiner mes convictions personnelles et mes ambitions professionnelles” puisque selon elle “tout ou presque reste à faire.”

 

Si elle se reconnaît tout particulièrement dans l’inflexion de parcours de Griet, Claire envie surtout la variété de ses missions et de ses interlocuteurs. “Dans le développement durable, on ne s’ennuie pas ! On a affaire avec de multiples acteurs, les profils y sont très variés avec des backgrounds différents, c’est très enrichissant et challengeant !” En plus d’un environnement stimulant, c’est également le champs des possibles qui intéresse Claire. “Le Développement Durable porte sur l’avenir, ainsi on peut chercher à imaginer comment les villes et les relations de demain seront faites”. Tout comme Griet promeut les circuits court et rêve de faire de Carrefour un point de rencontre pour continuer à inventer de nouvelles solutions, Claire se passionne pour les modèles d’économie circulaire et regarde vers le futur.

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