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FDJ soutient la restauration du patrimoine

FDJ soutient la restauration du patrimoine

[LU] Le crowdfunding, un nouveau levier d’engagement pour les marques  

[LU] Le crowdfunding, un nouveau levier d’engagement pour les marques  

La Fondation PSG ouvre une deuxième École Rouge & Bleu dans les Yvelines

La Fondation PSG ouvre une deuxième École Rouge & Bleu dans les Yvelines

[#STREET] La Fondation de l’Armée du Salut distribue des déjeuners aux sans-abri

[#STREET] La Fondation de l’Armée du Salut distribue des déjeuners aux sans-abri

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

Les entreprises mécènes du Grand Est font rimer art et industrie à Strasbourg

Les entreprises mécènes du Grand Est font rimer art et industrie à Strasbourg

La saison des mariages prend de l’avance dans le Grand Est. Celui de l’art et l’industrie se tiendra du 3 au 13 mai 2018 dans toute la ville de Strasbourg dans le cadre d’un gigantesque évènement, L’Industrie Magnifique. Fruit de la collaboration entre 26 mécènes publics et privés de la région alsacienne et de 25 artistes venant du monde entier (i.e. dont la moitié du Grand Est), il prendra la forme d’une exposition géante composée d’une vingtaine d’œuvres monumentales. L’évènement, porté par l’association Industrie & Territoires et des “amoureux de la région”, a pour vocation de promouvoir l’art et la création industrielle tout en valorisant le territoire et ses ressources.

 

Un modèle de partenariat public-privé

 

L’opération aura nécessité cinq millions d’euros de ressources, dont la moitié exclusivement pour la production des œuvres d’art, ainsi que 10 000 heures de bénévolat. Quelques années de préparation également : l’association à l’origine du projet, Industrie & Territoires, travaille sur le projet depuis mai 2016. Sa particularité ? L’Industrie Magnifique (#LIM2018), pensée pour valoriser la région, repose sur un modèle de co-construction original : l’évènement est monté grâce au partenariat avec 26 mécènes publics et privés de la région. Chaque entreprise s’est associée à un artiste de son choix pour la création d’une œuvre inspirée par son domaine d’activité, et financée par du mécénat. Les entreprises partenaires couvrent également une partie des frais liés à la logistique de l’évènement (i.e. environ 700 000 euros au total) en complément du soutien des collectivités territoriales (i.e. Région Grand Est, Ville de Strasbourg, Eurométropole, Conseil départemental du Bas-Rhin ainsi que la Chambre de Commerce et d’Industrie Grand Est). Enfin, certaines entreprises ont également complété leur offre par du mécénat de compétences. C’est le cas du courtier Casterot, qui a épaulé l’association sur les questions d’assurance, et de Fidal, qui a accompagné Industrie & Territoires sur le volet juridique.

 

Un évènement pluridisciplinaire dans toute la ville

 

Au-delà d’une simple exposition à ciel ouvert, l’évènement gratuit et ouvert à tout public propose également des conférences autour de sujets comme l’art, l’industrie, le mécénat et l’innovation, ainsi que des lectures, des ateliers et des concerts. Ce mouvement pluridisciplinaire, pensé pour valoriser la création auprès du grand public et faire rayonner le territoire “par la mise en valeur des savoir-faire industriels, et la médiation de l’art avec les entreprises, les artistes et les collectivités publiques”, a pour vocation de se pérenniser. En effet, L’Industrie Magnifique s’annonce d’ores et déjà comme “le premier acte d’un mouvement pluridisciplinaire national”. Les maires de différentes villes de l’Hexagone ont été conviés à l’inauguration, et une étude d’impact est déjà en préparation, pour un premier bilan chiffré à la fin du mois de mai 2018.


 

 

 

[AÀP] La Fondation Renault lance son appel à projets pour l'accès à l'emploi

[AÀP] La Fondation Renault lance son appel à projets pour l'accès à l'emploi

Vous souhaitez favoriser l’accès à l’emploi de personnes défavorisées grâce à une activité en lien avec le recyclage ou les énergies renouvelables ? Alors n'hésitez pas à candidater à la Fondation Renault. L'appel à projets s'adresse à toute association d’intérêt général à but non lucratif. Vous avez jusqu'au 14 mai 2018 pour porter votre candidature.

 

" Face aux enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux, la Fondation Renault agit pour favoriser l’inclusion et la mobilité durable "
 

La Fondation Renault souhaite valoriser des projets en lien avec l’accès à l’emploi de personnes défavorisées (situation sociale, handicap) grâce à une activité en lien avec :

- le recyclage (objets en fin de vie en vue d’une réutilisation avec ou sans reconditionnement, transformation de cet objet pour un autre usage en tant que nouveau produit ou matériau)

- les énergies renouvelables (création et mise en œuvre de panneaux solaires, de fours solaires, de citernes productrices de gaz permettant de fournir de l’énergie pour des besoins domestiques, de solutions de stockage et de distribution d’électricité produites par l’énergie solaire et le vent).

 


L'activité doit avoir lieu sur le territoire français et/ou dans un pays où Renault est fortement implanté

Pour que le projet soit sélectionné, il devra répondre à plusieurs critères :

- correspondance stricte avec la thématique et la stratégie RSE du Groupe Renault pour l’inclusion et la
mobilité durable


- impact, implantation dans les bassins d’emplois du Groupe Renault et nombre de bénéficiaires atteints

- implication des collaborateurs

- pérennité du projet et sa perspective de déploiement sur 3 ans

- lien avec le monde automobile ou la mobilité serait un plus

- faisabilité opérationnelle et financière

- caractère original et innovant.

Un seul lauréat sera sélectionné par le jury et bénéficiera de la somme de 90 000 euros en un seul versement pour une durée de 3 ans.

 

 

[#STREET] La Fondation de l’Armée du Salut distribue des déjeuners aux sans-abri

[#STREET] La Fondation de l’Armée du Salut distribue des déjeuners aux sans-abri

Les mots les plus simples à dire sont parfois les plus agréables à entendre. “Bonjour”, c’est donc le nom choisi par la Fondation de l’Armée du Salut pour sa nouvelle opération de maraudes. Tous les matins depuis le 12 avril, des bénévoles de l’Armée du Salut sillonnent les quartiers de la Gare de l’Est et les rues des 10e, 9e et 8e arrondissements de Paris pour distribuer des petits déjeuners aux personnes sans-abri. Alors que plusieurs milliers de collations devraient être offertes d’ici l’été, la fondation pense déjà à son essaimage.

 

7 000 petits déjeuners d’ici l’été pour les personnes sans-abri

Huit jours après le lancement de l’opération, 517 petits déjeuners avaient déjà été offerts aux personnes sans domicile de la capitale. Chaque matin de 6h30 à 9h30, boissons chaudes, eau, croissants et madeleines sont distribués gracieusement aux sans-abri par une équipe de quatre bénévoles de l’Armée du Salut, qui offre également des sacs de couchage et des produits d’hygiène à la demande, selon les stocks disponibles. Un moyen de rappeler, alors que la trêve hivernale vient de s’achever, que les besoins des personnes à la rue sont permanents. La fondation prévoit de distribuer au moins 7 000 petits déjeuners d’ici l’été.

 

Dons et partenaires privés pour se déployer sur le territoire

 

Sur son site internet dédié à l’opération, La Fondation de l’Armée du Salut appelle à la générosité de chacun. Et pour cause : les petits déjeuners de l’opération “Bonjour” sont exclusivement financés par les dons (NB : l’association de récupération solidaire de chaussettes orphelines Sock en Stock fournit également des paires de chaussettes). Côté opérationnel, Arval, une filiale de la BNP, met à disposition le véhicule. Dans un objectif de déploiement, d’abord dans d’autres arrondissements de la capitale puis si les dons le permettent dans d’autres villes de France, La Fondation de l’Armée du Salut recherche actuellement de nouveaux partenaires, notamment pour le volet alimentaire.

 

 

La Fondation PSG ouvre une deuxième École Rouge & Bleu dans les Yvelines

La Fondation PSG ouvre une deuxième École Rouge & Bleu dans les Yvelines

Les Écoles Rouge & Bleu de la Fondation Paris Saint-Germain semblent bien parties pour se déployer en Île-de-France. Le premier établissement du genre, créé pour accompagner des enfants en difficulté sociale, familiale ou scolaire deux soirs par semaine après l’école, a accueilli depuis janvier 2016 plus de 1 500 élèves dans le 19e arrondissement de Paris. Un succès qui permet aujourd’hui l’ouverture d’un nouveau centre dans les Yvelines, à Mantes-la-Jolie.  

 

S’ancrer dans les territoires pour recréer du lien social

Plus de mille enfants issus des écoles du quartier vont pouvoir intégrer ce nouvel établissement flambant neuf. Financé en grande majorité par les collectivités locales (i.e. le Conseil départemental des Yvelines, le Grand Paris Seine & Oise et la Ville de Mantes-la-Jolie), le projet n’est pas seulement éducatif, puisqu’il mise également sur un ancrage territorial important, et espère insuffler une dynamique positive dans le quartier populaire du Val Fourré. “Cette nouvelle École Rouge & Bleu illustre les liens très forts qui unissent le Paris Saint-Germain au département des Yvelines et à ses habitants, explique à ce sujet Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du Paris Saint-Germain. (...) Nous savons que le Paris Saint-Germain est très populaire dans ce quartier où grandissent beaucoup de jeunes passionnés de sport et de football en particulier. Nous sommes très heureux d’inscrire le Club de façon permanente sur le territoire et de contribuer par ce projet à renforcer le lien social entre tous.” Entre la Fondation PSG et le département des Yvelines, c’est de toute façon une longue histoire. En effet, le Conseil départemental des Yvelines est la première collectivité territoriale à avoir soutenu la Fondation Paris Saint-Germain, il y a plus de 15 ans.

 

Le programme éducatif et sportif fait ses preuves

Lancé il y a un peu plus de deux ans, le projet École Rouge & Bleu a d’ores et déjà attiré l’attention de la Commission nationale française pour l’UNESCO, avec lequel le président de la Fondation Paris Saint-Germain, Nasser Al Khelaïfi, a signé une convention de partenariat reconductible courant sur trois ans. Le programme, qui s’adresse aux enfants de sept à onze ans, propose un socle d’activité physiques, culturelles et éducatives encourageant la réussite par la prise de confiance en soi. Les enfants sont pris en charge directement après la classe, deux soirs par semaines, pour des ateliers pédagogiques animés par les deux institutions Gage de la réussite du projet, l’ouverture d’une troisième École Rouge & Bleu est déjà prévue pour l’horizon 2020, à Poissy (78). Le début d’une longue série, puisque le projet a pour vocation d’être dupliqué dans toute la France ainsi qu’à l’international.


 

[LU] Le crowdfunding, un nouveau levier d’engagement pour les marques  

[LU] Le crowdfunding, un nouveau levier d’engagement pour les marques  

Le crowdfunding ne séduit pas que les particuliers. Dans un article récent, le Journal du Net (JDN) se penche sur les relations entre les plateformes de dons et les marques, qui ont su au fil des ans monter des partenariats créatifs… et lucratifs. Une petite entreprise qui ne connaît pas la crise, puisque les initiatives se déploient désormais à l’International. Pour Ulule comme KissKissBankBank, deux mastodontes du crowdfunding, le futur ne se fera pas sans le BtoB, qui leur permet respectivement d’assurer 50 et 20 % de leur activité. Un mouvement qui ouvre le champ des possibles pour le secteur du don en ligne, qui pourrait s’inscrire plus durablement dans les stratégies RSE des entreprises.

 

Des partenariats bénéfiques aux entreprises comme aux plateformes de dons

 

Le JDN se penche sur le cas de deux des plus importantes plateformes de dons de l’Hexagone, KissKissBankBank et Ulule. La première a développé ses activités BtoB dès 2010 (soit un an après sa création) ; la seconde a également très tôt manifesté son intérêt pour ce type d’opérations, en 2013. Aujourd’hui, Ulule tire la moitié de ses revenus des professionnels ; KissKissBankBank, 20 %. Comment fonctionne ce business ? Les marques peuvent tout simplement sponsoriser des projets sur le site, et couvrent ensuite une partie du financement. Les sites de crowdfunding facturent l’opération de sponsoring “entre 30 000 et plusieurs centaines de milliers d’euros par an”. Tout le monde semble s’en réjouir, et les créateurs de projets les premiers. “Quand on leur demande s’ils souhaitent être accompagnés par une marque, dans 99 % des cas la réponse est oui”, indique Alexandre Boucherot, patron d’Ulule. Les grandes entreprises s’intéressent à ces acteurs de la levée de fonds : Le Banque Postale, premier partenaire de KissKissBankBank, a racheté la plateforme l’an dernier, et BNP Paribas est désormais actionnaire d’Ulule.

 

Le crowdfunding à l’heure BtoB, ce n’est que le début

 

Chaque année, les initiatives se multiplient afin d’augmenter les interactions entre les marques et les plateformes. Ulule propose désormais du sourcing pour les marques et la possibilité de réaliser leurs appels à projets. Fleury Michon et Contrex ont notamment été séduits. Implantée à l’étranger, la plateforme organise également des tournées à la recherche de porteurs de projets, sponsorisées par des marques. Son “Ulule Tour Québec” a parcouru 12 villes en 2017 grâce au soutien de la Banque Nationale du Canada. Fort de son succès, Ulule ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, et va proposer d’ici l’été des outils pour indicateurs de performances, “utile[s] car certaines marques participent à plusieurs projets en même temps”, commente Alexandre Boucherot, qui précise par ailleurs qu’il ne développera pour autant pas le BtoB au-delà du “50/50”. Chez KissKissBankBank, l’heure est également à l’essaimage. La plateforme vient de s’offrir Goodeed, une start-up de dons en ligne financés par la publicité. Depuis 2014, 12 millions de dons ont été réalisés grâce à 85 annonceurs partenaires. Goodeed, qui va devenir “une plateforme dédiée aux marques”, servira de levier pour la création d’une régie dédiée à son déploiement à l’international.

 

FDJ soutient la restauration du patrimoine

FDJ soutient la restauration du patrimoine

La Française des Jeux (FDJ), qui inscrit son origine dans la solidarité nationale, participe cette année à la restauration du patrimoine Français après avoir contribué au développement du sport pour tous en 2017. FDJ met en effet l'accent sur la restauration des sites en péril et prévoit de lancer un jeu à gratter ainsi qu'un LOTO dont les gains, collectés par l'État, iront à la préservation du patrimoine.

 

La FDJ organise deux jeux pour venir en aide au patrimoine


La Française des Jeux organisera un jeu de grattage avec des tickets à 15 euros le 3 septembre 2018, commercialisés dans les 30 800 points de vente FDJ. Pour illustrer la cause à défendre, les tickets à gratter revêtiront les photos de monuments parmi ceux qui sont à sauver d'urgence.
De même, un LOTO spécial " journées du patrimoine " verra également le jour le 14 septembre, soit la veille des Journées européennes du Patrimoine.
 

" Patrimoine en péril " : une tâche de grande ampleur pour la rénovation de sites en France


Ce ne sont pas moins de 15 à 20 millions d'euros que l'État espère collecter grâce aux jeux lancés par la FDJ. L'argent ira ensuite à " Patrimoine en péril ", un Fonds spécifique de la Fondation du patrimoine pour la sauvegarde et à la rénovation d'environ 250 projets en France. La mission a été confiée à Stéphane Bern par le Président de la République en septembre 2017.  
 

 

L'exemple de l'Angleterre : la National Lottery, mobilisée chaque année pour le patrimoine


En Grande-Bretagne, environ 400 millions d’euros sont collectés par la National Lottery chaque année dans le but de financer des travaux de restauration de monuments, d’acquisition d’œuvres ou de construction de musées. Il s'agit de 20 % du fonds attribués aux bonnes causes.

 

[EN IMAGE] UNICEF lance #NoPriceOnKids pour dénoncer l'exploitation des enfants

[EN IMAGE] UNICEF lance #NoPriceOnKids pour dénoncer l'exploitation des enfants

À l’occasion de la journée mondiale contre l’esclavage des enfants le 16 avril, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a lancé la campagne #NoPriceOnKids qui dévoile sur la fonctionnalité Shopping d'Instagram, des photos d'enfants exploités au prix de zéro euro afin d'alerter l'opinion publique. Au lieu de trouver des produits comme de coutume, ce sont des enfants exploités qui apparaissent sur la page Shopping de l'application : un coup de communication là où on ne l'attendait pas.

 

 

En 2018, ce sont plus de 150 millions d’enfants qui sont contraints de travailler dans des conditions mettant en péril à la fois leur santé et leur éducation


L'agence Brand Station, une agence de publicité éthique et l'UNICEF ont décidé d’utiliser la toute nouvelle fonctionnalité Shopping d'Instagram comme moyen de support pour leur communication. Au lieu de produits mis en vente sur l'application, on y voit des photos d'enfants en situation d'exploitation avec un prix : zéro euro. Pourquoi ? Pour rappeler à tous que " La vie d’un enfant n’a pas de prix. "


Pour aider l’UNICEF, les internautes sont invités à faire un don sur nopriceonkids.com

L'ONG contribue à enrayer l'exploitation dont sont victimes les enfants (travail, prostitution infantile, mariages forcés, enrôlement dans les forces armées, etc.).

Il est possible de faire un don de 30, 60 ou 90 euros ou de choisir son montant sur le site de l'UNICEF pour soutenir leur action en faveur des enfants.


À noter que du 23 au 29 avril, se déroule la Fashion Revolution Week qui a pour but de réfléchir à la façon de consommer la mode, contre l'industrie de la mode jetable. Selon un rapport de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), le nombre d'enfants travaillant dans le monde s'élevait à 168 millions en 2012, dont 12 millions dans l'industrie, notamment textile.


 

[HORS-FRONTIÈRES] La philanthropie polonaise en plein essor

[HORS-FRONTIÈRES] La philanthropie polonaise en plein essor

Entrée dans l’Union européenne en 2004, la Pologne est alors le plus important des nouveaux entrants par la taille (312 000km2) et la population (38 millions d’habitants). Avec des fondations créées dès le 17e siècle et une histoire de philanthropie très riche, le pays voit sa générosité se développer très rapidement. Mais derrière les dons et les mécanismes de déduction fiscale, quelle est la réalité du complexe philanthropique polonais ?

 

70 % de donateurs et un mécanisme d’allocation d’impôt

Avec un PIB par habitant de 12 372 dollars, la Pologne est l’un des pays les moins bien notés d’Europe dans ce domaine. Ce chiffre ne doit cependant pas occulter le fait que le pays est l’un des plus dynamiques économiquement parlant (+4,2 % de PIB en 2017, à comparer à 2,3 % pour le reste de l’Union européenne). Et les Polonais sont 70 % (23 millions) à faire des dons ! Ce pourcentage extrêmement élevé classe la Pologne en deuxième position (derrière les Pays-Bas et ex aequo avec la Suisse) des pays investigués par l’étude An overview of philanthropy in Europe par l’Observatoire de la Fondation de France et du CerPhi. Un peu comme dans le modèle allemand, il existe depuis 2004 en Pologne un mécanisme permettant d’allouer une partie de ses impôts (1 %) à une organisation agréée par la justice. Les partis politiques, les organisations professionnelles (syndicats…) et les fondations créées par les partis politiques ne peuvent recevoir d’argent par ce biais. Et, pour conserver son statut, plusieurs déclarations sont obligatoires chaque année comme la publicité des comptes, des traitements… Le contribuable peut choisir de ne pas réaliser de don, mais 13 millions de Polonais utilisent cette possibilité : 660 millions de zlotys (+/- 158 millions d’euros) ont ainsi été collectés par ce biais en 2016.

 

18 135 fondations, soit 15 % des fondations européennes

Vous avez bien lu ! Un pays sorti de l’URSS il y a 30 ans et où l’ensemble des biens des fondations avaient été nationalisés par décret en 1952 compte plus de fondations que la France, la Belgique et l’Italie réunis ! 15 % des fondations européennes seraient ainsi hébergées en Pologne (3 % pour la France). Il faut dire que la figure de la fondation est relativement ancienne dans le pays et il apparaît qu’au 17e siècle, l’Université de Cracovie en “abritait” une douzaine. Dans son rapport sur le sujet, Jan Jakub Wygnansky en compte 3 000 dans l’entre-deux-guerres, dont certaines, comme la Kociuszko Foundation (1925) et la Potocki Foundation (1934) sont toujours actives. À noter que 85 % des fondations existantes ont été créées par des donateurs privés et qu’elles totalisent 1,444 million d’euros d’actifs (21 890 millions d’euros en France). D’après le sondage de référence mené par l’association Klon/Jawor, les fondations polonaises sont principalement actives dans 4 secteurs : l’éducation (24,8 %), la culture (17,5 %), la santé (13,6 %) et les “services sociaux” (12,3 %).

 

Avec 200 fondations, un engagement des entreprises encore à construire

Il existe en Pologne 200 fondations créées par des entreprises et, pour la moitié d’entre elles, le budget annuel n’excède pas 175 000 euros. Si seulement 10 % des fondations d’entreprises ont un budget annuel supérieur à 1 200 000 d’euros, elles sont en revanche, deux tiers d’entre elles à organiser l'engagement des employés, y compris par le bénévolat. Enfin, il convient d’indiquer que plusieurs d’entre elles sont d’inspiration étrangère : les financeurs du rapport 2017 sur le sujet étant la Orange Fundacja et CitiGroup en Pologne.

 

Une renaissance américaine, un secteur à consolider

Si la Pologne est donc historiquement un pays de fondations et de philanthropie, il faut bien avouer que les graines de la reconstruction du complexe philanthropique polonais ont été américaines : une “Académie pour le développement de la philanthropie” est lancée dès 1988 par l’USAID, l’agence de coopération américaine. Le Trust for Civil Society in Central and Eastern Europe (un regroupement des plus importantes fondations américaines) a également été actif dans le relèvement et le développement du secteur. Si les chiffres cités ci-devant sont impressionnants et que les fondamentaux pour le développement de la philanthropie semblent présents, le secteur reste sujet à plusieurs challenges.

 

Derrière les chiffres, des réalités en trompe-l’oeil

Si le nombre de fondations est important, c’est en partie parce que la création d’une fondation est extrêmement simple et qu’aucune mise de fonds minimale n’est requise. Comme le souligne Jan Jakub Wygnansky, “la dynamique actuelle ne peut pas être attribuée à la croissance d’une attitude philanthropique, mais plutôt à l’augmentation des besoins à la disponibilité accrue de financement (principalement public)”. Ainsi, les fondations polonaises distribuent, en moyenne, moins de 40 000 euros par an et 80 % d’entre elles ne constituent pas de dotation. De même, si 70 % des Polonais se déclarent donateurs, ils ne sont que 28 % à donner au-delà du dispositif légal expliquait Agnieszka Sawczuk en 2011 à Philanthropy Impact. Il existe pourtant une incitation fiscale : les dons sont retranchables de l’assiette d’imposition jusqu’à 6 % pour les individus et 10 % pour les entreprises.

 

Menaces sur les dons, un secteur mobilisé

S’il connaît un développement important, des besoins de structuration semblent néanmoins caractériser un secteur philanthropique polonais parmi les plus dynamiques d’Europe. Ce dynamisme s’illustre également par la mobilisation du secteur qui a plusieurs fois fait reculer le gouvernement sur des sujets comme la taxation des subventions allouées par les fondations. Mais le combat continue : une loi veut permettre aux agents de l’État de décider du caractère d’intérêt général d’une fondation. Le secteur philanthropique continue sa mobilisation.



 

[SOCIAL TECH] GreenMinded conçoit une borne intelligente de recyclage de mégots

[SOCIAL TECH] GreenMinded conçoit une borne intelligente de recyclage de mégots

Les mégots de cigarettes sont un véritable fléau pour la biodiversité. Consommés par millions, jetés négligemment pour la plupart, ils mettent une quinzaine d'années à se dégrader dans la nature à cause des 4 000 substances nocives qu'ils renferment. La startup GreenMinded, créée à Marseille, propose une solution : la Borne to recycle, une initiative intelligente pour collecter les déchets et données qu’elle destine à deux cibles : le monde de l’entreprise et les collectivités.

 

Un cendrier connecté pour collecter les déchets et les données
 

Dans une optique écologique, GreenMinded est en train de développer une borne de collecte et de recyclage des mégots. La collecte est double, car chaque borne recueille à la fois les mégots et les données des utilisateurs grâce à une question binaire.

En outre, le système informatique permet aux fumeurs de cumuler des points via une cagnotte sur application mobile. Les points serviront ensuite à être redistribués sous forme monétaire à des associations qui agissent, soit pour l'environnement, soit contre le tabac.

Les prototypes de GreenMinded devraient aboutir, fin 2018, à une version finale du cendrier intelligent tandis que la commercialisation débutera début 2019. Les cendriers sont proposés aux entreprises, collectivités, associations dans toute la France Métropolitaine, mais aussi aux particuliers.



La Ville de Paris consacre près de 5 000 euros par jour au ramassage des mégots

Pour rappel, le fait de jeter ses mégots par terre est considéré comme une incivilité punissable d'une amende de 68 euros dans les villes telles que Paris, Lille ou Cannes.
Pour éviter l'enfouissement ou l'incinération des mégots, le recyclage est de plus en plus sollicité par les start-ups. C'est l'objectif premier de MéGO!, une entreprise française qui propose de recycler ses déchets en compost urbain pour le papier et le tabac, et en plastique pour les filtres. MéGO! sera le partenaire de GreenMinded pour l'aspect revalorisation.

 

[AÀP] Appel à projets sur la fin de vie par la Fondation d’entreprise ADRÉA

[AÀP] Appel à projets sur la fin de vie par la Fondation d’entreprise ADRÉA

Créée en 2012 par ADRÉA Mutuelle, la Fondation d’entreprise ADRÉA explore des solutions humaines et novatrices destinées à accompagner les publics vulnérables. Elle lance son appel à projets biannuel sur le thème de la fin de vie. Après avoir ciblé les démarches faisant appel aux nouvelles technologies en novembre dernier, elle s’intéresse ici aux initiatives qui permettront de « soutenir des projets innovants permettant d’accompagner dignement et sereinement la fin de chaque vie », comme le développement de la médecine alternative ou l'aide aux aidants.

 

Améliorer le quotidien des plus fragiles

 

« L’objectif de cet appel à projets est d’identifier, de soutenir et de faire connaître les projets innovants permettant une prise en compte optimale de la qualité de vie des patients en fin de vie », détaille Christiane Hubert, présidente de la Fondation d’entreprise ADRÉA. Les projets seront sélectionnés pour leur caractère innovant, et devront s’appuyer sur des pistes identifiées par la fondation et l’IFOP suite à la réalisation d’une enquête en 2017. Parmi elles, l’accès aux “petits bonheurs” en fin de vie, les initiatives accompagnant les aidants des patients, ou le développement des médecines alternatives.

 

130 000 euros à partager entre les lauréats

 

Les structures souhaitant bénéficier du mécénat de la Fondation d’entreprise ADRÉA ont jusqu’au 8 juin pour déposer leur dossier. La sélection aura lieu le 4 octobre 2018, date à l’issue de laquelle un à trois projets seront soutenus par une enveloppe globale de 130 000 euros. Les derniers lauréats soutenus par la Fondation dans le cadre de son action autour de la fin de vie sont les associations Hors Saison (75 000 euros) et Petit Homme Production (40 000 euros), ainsi que l’équipe mobile de soins palliatifs de l’Hôpital Universitaire Robert-Debré (10 000 euros).

 

Répondre à l'appel à projets de la Fondation d'entreprise ADRÉA sur la fin de vie.

 

L'information en direct des associations et des mécènes