[MÉCÉNAT CULTUREL] L’argent inonde Notre-Dame

[MÉCÉNAT CULTUREL] L’argent inonde Notre-Dame

[VÉRIFIONS] Monoprix force-t-il ses clients à faire un don pour Notre-Dame ?

[VÉRIFIONS] Monoprix force-t-il ses clients à faire un don pour Notre-Dame ?

Handicap : 4e rendez-vous des entreprises inclusives et des innovations sociales

Handicap : 4e rendez-vous des entreprises inclusives et des innovations sociales

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

Handicap : 4e rendez-vous des entreprises inclusives et des innovations sociales

Handicap : 4e rendez-vous des entreprises inclusives et des innovations sociales

Le mardi 28 mai 2019 aura lieu le Salon Handicap, Emploi & Achats Responsables qui rassemblera tous les acteurs du handicap au Palais des Congrès de Paris. De 8h30 à 19h, près de 4 000 décideurs nourriront le débat sur les enjeux du handicap en milieu professionnel. Au programme : conférences, workshops, ateliers, plénières et un débat sur l’éthique et la performance.

 


Aujourd’hui en France, 12 millions de personnes sont en situation de handicap. Or, le taux de chômage des personnes en situation de handicap est deux fois supérieur au taux national. Une entreprise dispose de deux options pour employer des personnes en situation de handicap. Soit les employer directement, soit réaliser des achats responsables via la sous-traitance. Ces achats sont réalisés auprès d’entreprises adaptées plus connues sous le nom de Entreprise Adaptée (EA) ou d’ Établissement et Service d’Aide pour le Travail (ESAT).

 

« Avec ce rendez-vous, notre ambition première est de favoriser l’emploi direct des personnes en situation de handicap. Parce que le handicap nous concerne ou nous concernera tous dans nos parcours de vie, il est aujourd’hui essentiel de pouvoir accompagner tous les décideurs dans l’appréhension de cet enjeu », explique  Xavier Kergall, directeur général de Les Echos Solutions.

 

500 experts mobilisés, 150 entreprises adaptées et 70 conférences de formation

 

C’est dans ce contexte que l’ensemble de l’écosystème se rassemblera pour favoriser les échanges et rencontres, les partages d’expériences entre pairs, et nourrir le débat sur les enjeux du handicap en milieu professionnel. Plus de 150 exposants EA, ESAT et de Travailleur Indépendant Handicapé (TIH) seront présents.

 

Les visiteurs pourront participer à 70 conférences et ateliers classés en trois thématiques : sensibilisation et formation, recrutement et maintien dans l’emploi et achats responsables. Ceux-ci seront également l'occasion de faire un décryptage de la loi sur ce sujets. Cette année, le salon accueillera en plus de ces conférences et ateliers, un débat « Éthique & performance, le couple infernal ! » à 11h avec Axel Kahn (médecin, généticien, président de la Fondation Internationale du Handicap et co-auteur de L’éthique dans tous ses états aux éd. L’Aube) et Christian Streiff (ancien PDG d’Airbus et PSA). Il sera l’occasion de s’interroger si la performance est compatible avec l’exigence éthique.

 

Valoriser des projets qui améliorent le quotidien des personnes en situation de handicap

 

Sophie Rouxel, commissaire générale du salon précise qu’« en valorisant l’excellence et la diversité des entreprises du secteur adapté présentes sur le salon, et en offrant un coup de projecteur à des solutions innovantes, nous voulons rappeler à tous que le handicap est un levier de performance, de cohésion et d’innovation sociale au sein de l’entreprise. Oui, on peut être à la pointe du progrès et de l’excellence lorsque l’on aborde le handicap ! Nous avons donc conçu cette journée comme un véritable carrefour d’expertises, de solutions, de bonnes pratiques, pour offrir à tous les décideurs les clés pour co-construire un nouveau modèle d’entreprise à la fois inclusive et performante ».

 

Le programme innovation et start-up mettra en lumière 15 projets innovants dont la vocation est d’améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap. Lors du salon, ces 15 startups participeront à un concours de pitch, qui leur permettra de remporter l’un des trois Trophées en jeu : Le « Trophée de l’Innovation 2019 », « Trophée AGEFIPH- Emploi et Formation », « Trophée APF France Handicap-Pouvoir d’agir ». Les noms de ces 15 startups sélectionnées seront dévoilées prochainement.



Consulter le site dédié au salon Handicap, Emploi & Achats responsables.

 

[VÉRIFIONS] Monoprix force-t-il ses clients à faire un don pour Notre-Dame ?

[VÉRIFIONS] Monoprix force-t-il ses clients à faire un don pour Notre-Dame ?

Depuis quelques jours, une polémique enfle à propos des dons effectués pour Notre-Dame via le système d’arrondi à la caisse mis en place chez Monoprix. Des clients accusent les enseignes de “forcer” le don et de profiter de l’avantage fiscal à leurs dépens. Carenews déconstruit les idées reçues sur le sujet et fait le point.


 

“Arnaque”, “honteux”, “du vol”... Peut-on lire depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. En cause, le système de microdon à la caisse proposé dans des enseignes comme Monoprix, Franprix et Kusmi Tea, et géré par microDON, une entreprise sociale labellisée B Corp. Mis en place il y a quelques mois dans ces magasins, le système de l’arrondi à la caisse propose aux clients qui le souhaitent de faire un don à une association ou un organisme d’intérêt général, en arrondissant à l’euro supérieur le ticket de caisse.

Depuis le 17 avril et jusqu’au 5 mai, en réaction à l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame qui s’est déroulé le 15 avril au soir, les microdons proposés par ces trois enseignes sont orientés vers l’effort national pour la reconstruction du monument via la Fondation de France. Cette dernière fait partie des quatre acteurs “légitimes” de collecte recensés par le gouvernement.

Depuis quelques jours, des internautes se plaignent sur les réseaux sociaux d’avoir été “arnaqués” à la caisse, notamment dans les Monoprix. Un post en particulier a été partagé plus de 50 000 fois sur Facebook, sur des groupes privés ou en public. Les internautes disent avoir été forcés à faire un don au profit de Notre-Dame, au moment du paiement par carte bancaire à la caisse.

Il faut savoir que le don à la caisse se fait sur option du client, sur le terminal de paiement, en appuyant sur la touche verte pour “oui” ou sur la touche rouge pour “non”. Le don, chez Monoprix et les enseignes partenaires de microDON, est certifié par le système Verifone.


 

L’arrondi, un usage encore peu inscrit dans les habitudes

 

“Même si la proposition de don est clairement inscrite sur le terminal de paiement, et qu’en général l’hôte de caisse en informe le client, certains clients disent ne pas avoir compris qu’ils faisaient un don”, explique Pierre-Emmanuel Grange, fondateur de microDON. “Le microdon à la caisse reste un usage assez nouveau en France, et les clients ou même le personnel ne sont pas toujours bien habitués. Dans le contexte que nous connaissons actuellement, avec la polémique des dons pour Notre-Dame, ces incidents isolés ont pris une ampleur disproportionnée et créé cette polémique”, analyse-t-il.

L’entreprise microDON, qui gère le reversement des dons via son fonds de dotation Le Réflexe solidaire, ne touche aucune commission sur les dons, tout comme les enseignes partenaires qui reversent à 100 % les dons aux structures bénéficiaires.

Face aux divers incidents signalés, notamment sur le refus de certains magasins de rembourser les erreurs de dons, microDON a indiqué avoir fait ce matin un rappel aux enseignes partenaires sur le processus de microdon à la caisse.

- le client doit être accompagné et informé à la caisse, au moment du paiement et sur le choix qui lui est proposé d’effectuer ou non un don ;

- dans le magasin, doit apparaître une publicité spécifique (PLV) qui informe le client sur le dispositif ;

- le client qui plaide une erreur a le droit de se faire rembourser, soit dans le magasin directement, soit sur le site arrondi.org, sur présentation du ticket de caisse.


 

Défiscalisation ou pas défiscalisation ?

 

Autre doléance qui a fait son apparition parmi les polémiques : la défiscalisation. Nombreux sont ceux qui dénoncent un “coup de pub” ou un “coup de marketing” sur le dos des clients, pensant que les enseignes qui collectent ces arrondis sur ticket de caisse bénéficient ensuite de la défiscalisation de 60 % applicable aux dons faits par les entreprises. Une allégation erronée, puisque les magasins qui collectent les microdons à la caisse ne servent que de “tirelire”, et ne tirent aucun avantage de ces collectes, ni défiscalisation, ni commission.

Comme tout don fait à une association, le microdon à la caisse est en principe défiscalisable. Le client doit justifier de quelques euros de dons au moins sur l’année en envoyant ses tickets de caisse.

“Le don à la caisse reste anonyme, on se base sur les tickets de caisse qui nous sont envoyés”, rappelle Pierre-Emmanuel Grange. “Sur d’aussi petites sommes, c’est rare que les clients demandent à être défiscalisé, mais quand ils le font, nous lui envoyons un reçu fiscal”.

 

 

Quatre opérateurs majeurs installent le microdon à la caisse ou en ligne pour le compte de grandes enseignes : microDON, Un Rien c’est Tout, Common Cents France et HeoH. Certaines enseignes, comme MacDonald’s, collectent des dons en propre pour leurs actions caritatives.

La précédente campagne de collecte de Monoprix, via microDON, a bénéficié à l’Institut Curie. Elle avait permis de récolter près de 580 000 euros en moins de six semaines.

[SOCIAL TECH] Une appli pour une consommation responsable des produits de la mer

[SOCIAL TECH] Une appli pour une consommation responsable des produits de la mer

Selon un rapport de février 2019 de l'Ifremer, 26 % des espèces marines pêchées proviennent de stocks surexploités. La Fondation GoodPlanet a voulu aider le consommateur à connaître les espèces les moins menacées avec l’application Planète Océan. Une 3e version améliorée a récemment été lancée, pour faciliter davantage l’accès à une consommation responsable et durable des produits de la mer.

 

 

Créée en partenariat avec l’association Ethic Ocean, l’application Planète Océan répertorie plus de 100 espèces de poissons, crustacés et coquillages. Chaque fiche contient des informations sur la provenance, sur l’état des stocks, ainsi que les techniques de pêche de l’animal. Pour mieux faire son choix, les espèces sont classées en trois grandes catégories de consommation : « à privilégier », « avec modération » et « à éviter ». Chaque notice contient également des détails additionnels sur le prix, les labels et la taille et la provenance à préconiser.

 

En plus de ce répertoire, Planète Océan liste aussi les différentes techniques de pêche et d’élevage et leur impact sur l’environnement. De manière plus ludique, l’application suggère également des idées de recettes. On trouve également un fil d’actualité du monde marin qui diffuse en temps réel des articles de Goodplanet.info. La nouvelle version comprend aussi une rubrique « Agir », qui permet de découvrir et donner un des projets de terrain de la Fondation GoodPlanet. Créée en 2005 par le photographe et réalisateur Yann Arthus-Bertrand, celle-ci œuvre à la sensibilisation du public à l’écologie et le développement durable.

 

La Fondation Nature & Découvertes : 25 ans pour la protection de la biodiversité

La Fondation Nature & Découvertes : 25 ans pour la protection de la biodiversité

En 2019, la Fondation Nature & Découvertes fête son 25e anniversaire. Depuis sa création en 1994, elle a financé 2 550 projets en faveur de la protection de la biodiversité et de l'éducation à la nature. Un budget total qui s’élève à 12,5 millions d'euros. Retour sur 25 ans d’engagement.

 

 

 

 

Une entreprise engagée pour réduire son impact environnemental


 

Dès 2000, l’entreprise structure sa politique environnementale avec la certification ISO 14001 (norme appliquée aux systèmes de management pour répondre aux préoccupations environnementales des consommateurs, NDLR). Ainsi, 100 % de l’électricité que consomme l’entreprise est renouvelable. Nature & Découvertes est également la première entreprise française de commerce labellisée B Corp, en juin 2015. Concernant ses produits, la marque s’est engagée pour qu’un large panel  soit bios.

 

Du côté des collaborateurs, 90 responsables environnement chez Nature & Découvertes appelés « les Réseaux Verts » ont une mission bien précise. Celle de mobiliser leur équipe, sensibiliser leurs clients à la politique environnementale de l’entreprise et d’assurer le respect de la norme ISO 14001 et le suivi des projets soutenus par la fondation de l’entreprise dans leur région. Chaque mois, ils détectent également les produits et les emballages dont la qualité environnementale pourrait être améliorée.

Valoriser les trésors de la nature et inviter chacun à agir de manière responsable pour un monde meilleur

 

En 25 ans, la Fondation Nature & Découvertes a financé 2 550 projets pour un montant de 12,5 millions d'euros. Depuis sa création, l’entreprise reverse 10 % des bénéfices nets à la Fondation Nature & Découvertes. Sa mission ? Initier et concrétiser des projets associatifs de terrain, pour la protection de la biodiversité et l'éducation à la nature. Depuis 5 ans, la Fondation attribue une somme de 20 000 euros aux actions d’éco-volontariats dans la nature sur www.jagispourlanature.org.

 

Celle-ci encourage d’autres formes d’engagement avec tout d’abord, le dispositif arrondi sur salaire qui a permis de générer 4 millions de dons. Depuis 2015, avec l’association Rejoué, elle a collecté plus de 13 tonnes de jouets pour les offrir ou les vendre à moindre coût, tout en accompagnant des personnes en difficulté ou en situation de handicap. Enfin, la Fondation Nature & Découvertes organise le Défi des foulées qui transforme depuis 2015, les kilomètres en dons.

Retour des beaux jours, terrasses et restaurants : où sortir solidaire ?

Retour des beaux jours, terrasses et restaurants : où sortir solidaire ?

Le printemps est là avec l’envie de se prélasser en terrasse et de sortir. Un bon moment couplé d’une bonne action, c’est possible ! Carenews vous propose une liste de terrasses et restaurants solidaires en France. Soucieux de protéger l’environnement ou de contribuer à des projets citoyens,  ces cafés favorisent aussi le lien social.

 



 

Social Bar

 

Situé à deux pas de la Gare de Lyon à Paris, le Social Bar est à la fois un endroit pour boire et manger et un lieu de socialisation. En effet, tout est mis en œuvre pour faciliter les nouvelles rencontres entre les clients : jeux, défis et concours sont organisés tous les jours, ainsi que de nombreux évènements comme des rencontres avec des entrepreneurs sociaux. Détenu par 175 co-patrons, le Social Bar reverse 50 % de ses profits à des associations.

 

Adresse : 25 rue Villiot 75012 Paris.

 

Ground Control

 

Ground Control propose dans sa Halle à manger une offre alimentaire riche et variée. On y trouve notamment La Résidence, un restaurant qui met en avant les talents de chefs réfugiés. Projet permanent du Refugee Food Festival, La Résidence permet de découvrir les saveurs du monde entiers tout en soutenant la formation et l’insertion professionnelle de cuisiniers réfugiés.

 

Adresse : 81 rue du Charolais 75012 Paris.

 

Les Grands Voisins

 

Situé aux Grands Voisins, le café-restaurant Oratoire offre des repas issus de produits locaux le midi et le soir. Une partie de l’équipe est composée de personnes en insertion professionnelle, et la clientèle a la possibilité d’offrir des repas et des cafés suspendus. L’initiative, menée par Yes We Camp, a reçu le trophée de l’ESS 2018 de la ville de Paris. Non loin se trouve La Lingerie, à la fois buvette et salle de fêtes, dont les profits du bar permettent de soutenir l’aventure des Grands Voisins.

 

Adresse : 74 avenue Denfert-Rochereau 75014 Paris.

 

La REcyclerie

 

Situé dans une ancienne gare de la petite ceinture de Paris, la REcyclerie est un lieu de sensibilisation aux pratiques éco-responsables. En plus d’une ferme urbaine et d’un atelier de réparation, l’espace accueille aussi un café-cantine. Les plats sont composés majoritairement de produits de saison issus d’une agriculture biologique et/ou de proximité. Tous les samedis, dimanches et jours fériés, la REcyclerie propose également un brunch entièrement fait maison. Afin de réduire au maximum la production de déchets, le restaurant remet les invendus à des associations et utilise les déchets comestibles pour nourrir les animaux de la ferme !

 

Adresse: 83 boulevard Ornano 75018 Paris.

 

Magasin Général

 

À Darwin, l’écosystème de l’ancienne Caserne Niel à Bordeaux, se trouve le Magasin Général. Le restaurant propose des plats composés presque entièrement de produits bios et locaux, y compris la bière Darwin, brassée au coeur du quartier. L’espace rempli de meubles et d’objets vintage est particulièrement prisé pour son brunch du dimanche. De plus, Magasin Général propose des burgers végétariens dans une ambiance familiale et conviviale.

 

Adresse : 87 Quai des Queyries 33100 Bordeaux.

 

Le Café Citoyen

 

Ouvert en 2005, le Café Citoyen est un lieu convivial, où l’on peut déjeuner ou boire un verre à prix raisonnable. C’est aussi un lieu d’information et d’échange autour de thématiques comme le développement durable et d’autres façons de concevoir la société aujourd’hui. Les repas sont réalisés avec des produits bios, issus de l’agriculture locale, ou du commerce équitable. Coopérative agréée entreprise solidaire, la SCOP Café citoyen a même été lauréate en 2006,  du prix régional de la création d’entreprise catégorie Économie sociale et solidaire.

 

Adresse : 7 place du Vieux Marché aux Chevaux 59 000 Lille.

 

Équilibres Café

 

En plein centre de Lyon, Équilibres Café, propose des café, vins, bières ou sirops et des plats faits maison, avec des produits de qualité et de saison, en grande majorité bio & locaux. Ponctuellement ouvert le soir, ce café organise des évènements culturels ou en lien avec des thématiques sur le développement durable. Une salle modulable est également disponible à la privatisation et permet d’organiser ou de participer à des réunions, des cours de yoga ou des ateliers manuels. Chaque client a la possibilité de choisir l'option solidaire, à 1euro de plus. Ces euros cumulés par ce café permettront d’offrir des tickets-repas à des associations locales partenaires qui les distribueront à leur tour aux bénéficiaires. L’objectif ? Que ceux-ci puissent venir manger gratuitement.

Adresse : 4 rue Terme 69001 Lyon.

 

Café l'Ecomotive

 

Situé juste en bas des escaliers de la Gare Saint-Charles à Marseille, ce café propose une cuisine végétarienne et vegan bio dans une salle à l'esprit brocante et en terrasse. Conçu comme un espace de co working, le café l’Ecomotive sert de midi à 14h30, une assiette végétarienne, bio et de saison à 10 euros. Des jus frais et des boissons chaudes « homemade » sont également servis.

Adresse : 2 Place des Marseillaises 13000 Marseille.

 

 

[MÉCÉNAT CULTUREL] L’argent inonde Notre-Dame

[MÉCÉNAT CULTUREL] L’argent inonde Notre-Dame

Bernard Hasquenoph, fondateur de Louvre pour tou·te·s, revient dans la rubrique de mécénat culturel qu'il anime pour Carenews, sur une triste actualité : l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril dernier et sur l'afflux de dons versé pour sa reconstruction. Cette mobilisation sans précédent commence à nourrir polémiques et questionnements.

 

 

L’instant de sidération passé, les braises encore brûlantes de l’incendie qui ravageait la toiture de Notre-Dame de Paris le 15 avril au soir, Pinault père et fils ont annoncé dans la nuit le déblocage de 100 millions d’euros pour sa reconstruction, via la société d’investissement familiale Artémis. François-Henri s’en  expliquait le lendemain dans la presse : « Cʼest une tragédie qui nous a tous bouleversés. Moi et ma famille, cela nous a pris aux tripes (...) Nous avons décidé, avec mon père, de réagir immédiatement et à notre échelle ». Au matin, la famille Arnault et le groupe LVMH, « solidaires de cette tragédie nationale », doublaient la mise, annonçant un don global de 200 millions d’euros, ainsi que la mise à disposition de leur personnel pour la reconstruction et la collecte de fonds. Puis, dans la journée, c’était au tour de L’Oréal de poser également sur la table 200 millions d’euros, répartis entre la famille Bettencourt Meyers, le groupe lui-même - ses 86 000 salariés, « tous émus par cette tragédie », souhaitant contribuer par ailleurs - et par la Fondation Bettencourt Schueller qui a rappelé son engagement de longue date auprès de la cathédrale par du mécénat musical. Depuis, suivant l’exemple des plus grandes fortunes de France, on ne compte plus les entreprises et banques, leurs dirigeants et fondations, souhaitant s’associer à l’élan national, de toutes les manières, en nature, compétences et numéraire.

 

Un record de dons pour la reconstruction de Notre-Dame
 

Une mobilisation éclair qui, en deux jours à peine, a approché le milliard d’euros, soit le triple du budget annuel consacré par l’État au patrimoine sur tout le territoire. De quoi créer un second effet de sidération. Chez les défenseurs du patrimoine de la petite association locale qui se démène pour réunir quelques milliers d’euros à Stéphane Bern déstabilisé par la situation. Rappelons que la première édition du Loto du patrimoine, qualifiée de « grand succès populaire », a rapporté  22 millions d’euros. Chez les organisations caritatives qui ont vu leurs dons baisser de 4,2 % en 2018, en raison notamment d’un changement de statut fiscal pour certaines d’entre elles. Les habitants de collectivités restent perplexes de voir leur édile voler au secours d’un monument à la charge de l’État, quand l’entretien du patrimoine local laisse à désirer. La Ville de Paris a ainsi sorti de son chapeau 50 millions d’euros, quand elle n’en consacre seulement que 80 sur 5 ans pour ses 96 lieux de culte. Chez toutes les personnes en difficulté, Gilets jaunes ou pas, qui attendent que leur sort s’améliore, avec le sentiment de n’être jamais entendues. Chez les politiques, de gauche essentiellement, qui accusent les grandes entreprises de chercher à se faire de la publicité sur le drame ou de profiter de la défiscalisation de 60 % permise par le mécénat aux entreprises. Sauf que, si celle-ci est un droit, elle n’est pas automatique, ni garantie, étant plafonnée à 0,5 % du chiffre d'affaires.

Une polémique nourrie par la maladresse de Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture mais aussi proche conseiller de François Pinault, qui proposait sur Twitter le soir du drame de « voter en urgence une disposition spéciale  ouvrant une réduction d’impôt de 90 % sur les dons qui seront  faits en faveur du grand chantier de restauration de Notre-Dame ». Pour couper court à tout soupçon, le 17 avril, un communiqué de François-Henri Pinault tombait : « La donation pour Notre-Dame de Paris ne fera l'objet d'aucune déduction fiscale. La famille Pinault considère en effet qu'il n'est pas question d'en faire porter la charge aux contribuables français ». Le lendemain, en assemblée générale d’actionnaires du groupe LVMH, Bernard Arnault, interrogé à ce sujet, déplorant « une fausse polémique », ne cachait pas son agacement. Il s’est déclaré non concerné par le dispositif de défiscalisation de son apport de 200 millions : « Je suis très clair, une partie de cette somme est donnée par la société familiale, qui n'a pas de chiffre d'affaires donc la loi en question ne s'applique pas. Concernant LVMH, elle ne s'applique pas non plus car la Fondation Louis Vuitton utilise déjà la loi mécénat ». Entre temps, le Premier ministre avait annoncé le vote rapide d’une loi pour encadrer légalement les dons pour la reconstruction de la cathédrale, en rendant le système plus incitatif pour les particuliers. Ceux-ci bénéficieront exceptionnellement d’une réduction majorée de leur impôt sur le revenu de 75 % jusqu’à 1 000 euros, contre 66 % normalement. Pour les entreprises, la situation reste inchangée, pour ne pas ajouter à la polémique.

 

Le patrimoine culturel français, victime collatérale ?

 

Pour réguler l’afflux des dons des particuliers également fortement mobilisés, après deux jours de relatif chaos qui a vu fleurir des cagnottes en ligne aux motivations plus ou moins douteuses, le Gouvernement a annoncé le lancement d’une souscription nationale et internationale, labellisant quatre établissements et fondations d’utilité publique accessibles via le portail www.rebatirnotredame.gouv.fr : la très sérieuse Fondation de France, l’omniprésente dans les médias Fondation du patrimoine, le Centre des monuments nationaux (établissement rattaché au ministère de la Culture qui exploitait commercialement les tours de Notre-Dame, sans participer à son entretien), et enfin la Fondation Notre Dame, liée à l’Église et présidée par l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit. Cette dernière organisation, de loin la plus discrète, est pourtant la plus engagée au chevet de la cathédrale. En 2016, elle a créé le Fonds Notre-Dame de Paris, sous l’égide de la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris abritée en son sein, afin de recueillir des dons de particuliers et d’entreprises pour la restauration de l'édifice devenue urgente. Par un accord-cadre inédit signé en mai 2017 avec le ministère de la Culture, l’État s’est engagé à verser un euro par euro recueilli, à hauteur de 2 millions par an. Par ailleurs, devant la difficulté à mobiliser en France - ce qui est de triste ironie aujourd’hui -, le diocèse de Paris  a créé une fondation jumelle aux États-Unis : Friends of Notre-Dame de Paris. À travers ces actions pour beaucoup portées par des bénévoles, l’Église avait ainsi pu récolter 3 millions d’euros, permettant le démarrage de la restauration d’un arc-boutant et des seize statues entourant la flèche dont la restauration était, elle, assumée financièrement par l’État, statues déposées fort heureusement quatre jours avant l’incendie.

 

Devant cette mobilisation financière hors norme, qui rappelle l’élan déclenché en 1952 pour « sauver Versailles », la question se pose de l’affectation de l’éventuel trop-plein d’argent. Dérogera-t-on à la promesse du Premier ministre de réserver les dons exclusivement à la reconstruction de Notre-Dame ? Tant de monuments, petits ou grands, attendent leur tour, craignant d'être oubliés dans l'ombre de Notre-Dame.

 

 

[POSITIVONS] Tchika, un magazine pour l’empowerment des jeunes filles

[POSITIVONS] Tchika, un magazine pour l’empowerment des jeunes filles

Tous les lundis, Carenews partage avec vous des projets inspirants pour commencer la semaine de bonne humeur. Cette semaine, nous vous présentons Tchika, le premier magazine dédié à l’empowerment pour les filles de 7 à 12 ans. La publication vise à aider les lectrices à s’informer et développer leur estime de soi, libres des stéréotypes de genre. En pleine campagne de financement, le premier numéro sortira en juin 2019.

 

 

 

Un magazine contre les stéréotypes de genre

 

Le projet ambitieux de Tchika est né à l’été 2018 à l’initiative d’Elisabeth Roman, qui œuvre dans la presse scientifique jeunesse depuis 20 ans et a été rédactrice en chef du magazine Science et Vie Découvertes. La journaliste est partie du constat que les jeunes filles étaient souvent exposées à des stéréotypes de genre dans la littérature pour enfants : par exemple, une étude a montré que dans les manuels de CP, les femmes représentent 70 % des personnages qui font la cuisine ou le ménage, mais seulement 3 % de ceux qui occupent un métier scientifique.  « On est persuadés que les filles sont moins scientifiques, moins intéressées par les sciences, » a-t-elle expliqué à Madame Figaro. « On les dirige donc vers des magazines qui s’adressent aux filles, souvent axés sur la lecture, la mode et la beauté. »

 

Sous la forme d’un magazine trimestriel de 52 pages, Tchika présentera donc des portraits de femmes inspirantes d’hier et d’aujourd’hui, des informations sur les sciences, l’histoire et la culture, des tutoriels ou encore des jeux. Pour accompagner les lectrices au fil des pages, 4 personnages de jeunes filles, les Tchikas, ont été imaginées par l’illustratrice Isabelle Mandrou.

 

Créer un mouvement d’empowerment des jeunes filles

 

Dans cette première édition, on trouvera une interview avec Amandine Henry, capitaine de l’équipe de France de football féminin et un dossier sur l'artiste peintre Frida Kahlo. Chaque numéro déconstruira aussi un stéréotype : c’est au cliché « le rose est une couleur de filles » que le magazine s’attaquera en premier. Tchika fait aussi sa part pour l’environnement, en étant imprimé sur du papier recyclé et disponible uniquement sur abonnement pour éviter de jeter des invendus en kiosque.

 

Lancée sur Ulule au début du mois de mars et ouverte jusqu’au 29 avril 2019, la campagne de financement a connu un vif succès et a déjà plus que doublé son objectif initial. L’équipe de Tchika offre des contreparties afin de permettre aux lectrices de s’approprier ce nouveau médium. Elles pourront donc se voir dessinées par Isabelle Mandrou et retrouver leur effigie dans les pages du magazine, ou encore être journaliste d’un jour au sein de la rédaction. À long terme, Elisabeth Roman espère que Tchika prenne une ampleur au-delà de ses pages et se découle en ateliers, conférences et podcasts pour promouvoir l’empowerment des jeunes filles.

 

[DERNIÈRE MINUTE 16] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

[DERNIÈRE MINUTE 16] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

Toutes les infos en bref qui font rayonner l’intérêt général ! Cette semaine, un point sur les dons faits pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame, une fête de Pâques sous le signe de la solidarité intergénérationnelle, et un nouvel incubateur d’entrepreneuriat social à Saint-Denis inauguré par le Crédit Coopératif.

 

 

Culture

 

La Fondation Cultura annonce un nouveau partenariat avec la Philharmonie de Paris. D’une durée de trois ans, ce soutien permettra à la Philharmonie de Paris de créer un site web pédagogique, accessible à toutes les personnes concernées par le programme Démos (Dispositif d’Éducation Musicale et Orchestrale à vocation Sociale).

 

Les Musicales de Bagatelle reviennent pour une 12e édition de juin à octobre 2019. Le festival est un rendez-vous incontournable pour découvrir les jeunes artistes lauréats de la Fondation Banque populaire au parc de Bagatelle, au tarif unique de 10 euros.


 

Intergénérationnel

 

La Fondation Korian pour le Bien-Vieillir, en partenariat avec La Fonda, a remis son Prix 2019 au programme Perche digital seniors, un projet de formation des seniors au numérique conduit par le lycée d’enseignement agricole privé de Nermont. Il a été récompensé par une dotation de 15 000 euros.

 

L’association de séniors Génération Mouvement a récompensé via son concours 2019, organisé en partenariat avec la CCMSA, onze lauréats. Les projets valorisés développent les liens intergénérationnels, créent du lien social et de la solidarité.

 

Pour Pâques, la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France organise une opération solidaire nationale : Généreuses Pâques. Jusqu’au 22 avril 2019, les clients des chocolateries participantes peuvent faire un don en chocolats. Les collectes seront remises aux hôpitaux ou EHPAD les plus proches pour que les enfants et les personnes âgées puissent avoir un moment de convivialité.


 

Entrepreneuriat social

 

Le Crédit coopératif a inauguré « L’Envolée », un incubateur de l’inclusion pour accompagner le développement des entreprises sociales à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). La région Île-de-France s’est également engagée dans la création de cet incubateur. Sept entreprises sont actuellement incubées : Caracol, La petite Casa, S Team, Monkey Money, Paris Night Market, Co-recyclage et Rider Social Club.

 

En Afrique, Société Générale vient de lancer le programme Smartcodeuses. Initiative du Lab Innovation Afrique de Société Générale, il va former et accompagner 100 femmes dans la Tech au Bénin, Congo, en Guinée, à La Réunion et en Tunisie.


 

Éducation

 

L’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 ouvre un Master 2 en communication et systèmes d’information à distance, en alternance, adapté aux personnes autistes. La formation accueillera les personnes Asperger et autistes de haut niveau.

 

La Fondation Groupe EDF a invité le 10 avril dernier 187 jeunes des Écoles de la 2e chance et de l’Institut Télémaque au Camp des Milles d’Aix-en-Provence. Ils ont vécu une journée citoyenne autour du racisme et et de l’antisémitisme, en présence d’Edith Cresson, fondatrice de la première école de la 2e chance.


 

Environnement & développement durable

 

WWF France lance sur Fortnite le #NoBuildChallenge. Cette campagne originale menée sur le jeu en ligne a été réalisée avec l’agence We Are Social pour sensibiliser les joueurs à la préservation des ressources naturelles. Leur défi est de ne pas utiliser les ressources naturelles mises à disposition dans la partie.

 

PANAFRICA lance son programme d’économie circulaire, REBIRTH, pour donner une seconde vie aux chaussures de la marque. Pour découvrir le modèle économique de PANAFRICA et l’histoire de la marque de chaussures éthiques, écoutez le podcast Changer la norme avec Vulfran de Richoufftz et Flavie Deprez.

 

IMPACT 2024, la plateforme pour organiser des Jeux Olympiques et Paralympiques durables, inclusifs et solidaires développée par Paris 2024, Solideo, les Canaux et le Yunus Center, devient ESS 2024 - la plateforme solidaire.


 

LGBTQ+

 

Pour la Gay Pride et la Marche des Fiertés, Air France organise deux vols événementiels le 28 juin (vol Paris-San Francisco) et le 30 juin (vol San Francisco-Paris). Une vente caritative d’objets sera proposée à bord, dont les recettes seront reversées à l’association Le Refuge, qui propose un hébergement temporaire et un accompagnement social aux jeunes LGBT sans domicile fixe.


 

Santé

 

L’association Sparadrap publie avec la SFCE les résultats d’une étude sur l’information des familles en cancérologie pédiatrique. Le but de cette étude est de proposer aux familles et aux enfants des supports d’information clairs, accessibles et adaptés.

 

L’association Stop VEO (Violences Éducatives Ordinaires) lance sa première campagne nationale de sensibilisation contre les fessées et autres violences faites à l’encontre des enfants, à l’approche de la Journée de la non violence éducative le 30 avril prochain. Stop VEO veut sensibiliser le grand public via les professionnels de santé à ces violences et à leurs conséquences sur les enfants.


 

Notre-Dame

 

Où donner ? Retrouvez notre article sur les cagnottes et les plateformes de dons officielles. Attention aux arnaques !

 

Qui a donné et combien ? Carenews vous a fait un petit récap.

 

Le Puy du Fou programme une date supplémentaire de son spectacle nocturne « La Cinéscénie », le vendredi 7 juin 2019, dont les recettes seront intégralement reversées pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les réservations sont ouvertes depuis le mercredi 17 avril au 0 820 09 10 10 et sur puydufou.com. Tarif : 28 euros.

 

 

[AÀP] Appel à projets 2016-2020 Fondation SNCF : « Apprendre pour grandir »

[AÀP] Appel à projets 2016-2020 Fondation SNCF : « Apprendre pour grandir »

La Fondation SNCF agit depuis 24 ans pour encourager le vivre ensemble en soutenant le monde associatif dans les domaines de la solidarité, de la culture et de l’éducation via trois leviers d’action : l’engagement des salariés, l’ancrage territorial et la co-construction. Elle ouvre une nouvelle version de son appel à projets permanent « Apprendre pour grandir » pour lutter contre l’illettrisme et l’illectronisme chez les enfants et adolescents.

 

 

 

La Fondation SNCF a choisi d’agir en faveur des jeunes en situation de fragilité via des actions visant à développer les compétences nécessaires à une pleine participation à la société.

 

Périmètre de l’appel à projets

 

L’appel à projets « Apprendre pour grandir » concerne deux thématiques du domaine Éducation de la Fondation SNCF : la maîtrise des compétences de base et la sensibilisation aux sciences et techniques.

 

Il concerne les publics suivants :

 

les 0-6 ans : les projets peuvent couvrir plusieurs thématiques dont l’objectif est de donner le goût des histoires, des mots puis de la lecture (lecture à voix haute, lectures de contes d’autres cultures pour travailler l’ouverture au monde, le langage et le vocabulaire, l’implication des parents, les chiffres et les nombres). Ils peuvent se tenir dans tous les lieux, notamment ceux où le risque d’exclusion est fort (hôpital, bidonvilles, hôtels sociaux…) et impliquer d’autres structures comme les médiathèques. Les projets numériques ne sont pas acceptés pour ce public.

 

les 11-18 ans : les projets doivent lutter contre l’illectronisme et ouvrir les jeunes collégiens et lycéens à l’immense potentiel du numérique. Ils doivent répondre à la thématique du numérique comme outil de médiation pour consolider les savoirs de base ou à celle du numérique en tant que compétence de base, avec un volet sur la sensibilisation aux usages (e-réputation, protection de la vie privée, fake news, esprit critique…). La Fondation SNCF ne retiendra que les projets numériques pour ce public et les initiatives s’adressant à plus de 50 bénéficiaires.

 

La légitimité des médiateurs ou intervenants sera particulièrement étudiée et les projets favorisant le développement de la créativité numérique chez les jeunes et insistant sur une dimension inclusive et collaborative seront privilégiés.

 

Procédure de l’appel à projets


 

Les projets doivent être complémentaires à l’enseignement classique et s’inscrire sur un temps long.

 

La Fondation SNCF ne finance pas l’aide aux devoirs, l’apprentissage du français langue étrangères (FLE), les établissements hors contrat avec l’Éducation nationale, les dépenses courantes de fonctionnement de la structure, les besoins en trésorerie, les projets d’infrastructure et d’investissement (ex. création d’une ludothèque, d’une crèche…), les collectes de fonds, les achats de billets de transport.

 

Sans être un critère d’éligibilité, les projets inter-associatifs sont encouragés. L’enveloppe financière globale accordée par la fondation ne peut dépasser 30 % du budget du projet. La dotation moyenne par association lauréate s’élève à 3 400 euros, la demande devant se situer entre 1 000 et 10 000 euros.

 

Pour postuler, téléchargez le dossier de candidature en ligne sur le site de la Fondation SNCF. Complétez-le et déposez-le en ligne en joignant toutes les pièces justificatives.

L’appel à projets « Apprendre pour grandir » est permanent, pour répondre aux besoins des associations sur tout le territoire. Il est donc possible de déposer son projet tout au long de l’année.

 

Deux sessions de jury sont organisées :

fin juin / début juillet pour les dossiers déposés avant le 31 mai

fin novembre / début décembre pour les dossiers déposés avant le 31 octobre.


 

Critères d'éligibilité

 

Pour être éligible à l’appel à projets de la Fondation SNCF, le projet doit :

 

- être porté par une association loi 1901 ou par une structure d’intérêt général ayant au moins deux ans d’existence

- ne pas être porté par une structure à caractère religieux, confessionnel ou politique

- être le seul projet déposé par la structure auprès de la Fondation SNCF dans le cadre d’une demande de soutien sur l’année en cours

- se dérouler sur le territoire national (métropole et/ou outre-mer)

- ne pas être achevé au moment de l’examen du dossier

- avoir transmis la fiche de suivi à l’issue d’un premier soutien pour pouvoir prétendre à un second soutien.

 

La   structure porteuse du projet pourra bénéficier, au maximum, de deux soutiens durant la période 2016-2020, tous dispositifs confondus.


 

Postuler à l’appel à projets « Apprendre pour grandir » du domaine Éducation de la Fondation SNCF.

[CHIFFRE] Défi « Rien de neuf » : déjà 1870 t de matières premières économisées

[CHIFFRE] Défi « Rien de neuf » : déjà 1870 t de matières premières économisées

Mis en place en 2018 par l’association Zero Waste France, le défi « Rien de neuf », un challenge qui consiste à ne faire aucun achat neuf, prend de l’ampleur cette année. Quatre mois après le lancement de l’édition 2019, le bilan est déjà encourageant.

 


 

Acheter d’occasion, troquer, emprunter, ou même fabriquer soi-même… plutôt que d’acheter neuf. Depuis le 1er janvier 2019, des milliers de Français ont accepté de relever ce défi qui bouscule leurs habitudes. À l’origine de ce challenge écolo, l’association Zero Waste France, qui milite pour la réduction des déchets.

 

Pour la 2e édition du défi « Rien de neuf », l’association Zero Waste a décidé de rendre le challenge plus concret. Sur le site internet dédié au défi, l’association fait le décompte de la quantité de matières premières (eau, pétrole, métaux, produits agricoles…) économisée par les participants. « L’idée est de montrer qu’il est possible d’agir à l’échelle individuelle, et que chaque action, cumulée aux autres, donne un résultat concret », explique Marine Foulon, chargée de communication pour l’association Zero Waste France.

 

Car c’est tout l’objet du défi « Rien de neuf » : réduire la consommation de matières premières brutes (non recyclées ou ré-utilisées). Et quand on sait qu’éviter d’acheter un manteau neuf fait économiser 110 kg de matières premières, et un jean 32 kg… on atteint vite des tonnes. Selon les derniers chiffres, ce sont pas moins de 1 870 tonnes de matières premières qui ont été économisées par les quelque 18 100 participants. Et ce, grâce à plus de 5 000 achats neufs évités et plus de 10 000 achats d’occasion. Des résultats « très encourageants », pour l’association Zero Waste France.


 

Du changement dans les habitudes

 

Petit à petit, les participants modifient leurs habitudes, et ne se contentent pas seulement d’acheter d’occasion. « L’année dernière, on s’est rendus compte que 25 % des participants au défi s’étaient mis à réparer ou fabriquer eux-mêmes. Il y a eu un vrai passage à l’action, pas seulement un renoncement à l’achat neuf », analyse Marine Foulon. « Beaucoup ont aussi renoncé à certains objets ou certains achats, en se rendant compte qu’ils n’en avaient pas vraiment besoin. »

 

En plus de la réduction de leur impact écologique, les participants y trouvent aussi un intérêt économique. « Depuis janvier nous n'avons rien acheté de neuf, et nous n’avons même quasiment rien acheté. Résultat, nous avons pu nous payer une semaine de vacances en avril, et nous allons pouvoir réserver une semaine pour cet été », témoigne Crystelle, une mère de famille vivant près d’Aix-en-Provence. « Et ma fille, qui avait plutôt la dépense facile, a fait ses premières économies, elle est ravie. C’est une belle prise de conscience pour les enfants », poursuit-elle.

 

Réduire ses achats devient aussi l’occasion de développer la solidarité : partager, prêter, échanger… « Dans mon immeuble, deux personnes ont installé une boîte à livres et proposé de mutualiser des appareils électroménagers », témoigne Cléo, Lyonnaise de 26 ans.

 

Selon l’association, qui ambitionne d’atteindre 100 000 participants cette année, des obstacles subsistent encore à la poursuite du défi « Rien de neuf ». Les principales difficultés rapportées par les participants sont relatives à leur entourage, qui ne comprend pas toujours la démarche ou qui la juge trop difficile. Et les participants eux-mêmes démarrent le défi avec des idées reçues. « Beaucoup ont l’impression qu’ils vont devoir se priver, mais se rendent compte finalement que cela n’empêche pas de se faire plaisir, et que le plaisir peut aussi venir de la fierté de relever le défi, de trouver des solutions », conclut Marine Foulon.

 

Pour aider les participants, l’association Zero Waste France met à leur disposition des ressources et des astuces, sur le site internet, les réseaux sociaux et par le biais d’une newsletter bi-mensuelle. Le défi est soutenu par Greenpeace, Emmaüs France et l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée), et par des personnalités médiatiques comme le réalisateur Cyril Dion, l’influenceur Julien Vidal, auteur du livre Ça commence par moi, ou encore le journaliste Valère Corréard.



 

L'information en direct des associations et des mécènes