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[MÉCÉNAT CULTUREL] Le mécénat mute avec La Poste

[MÉCÉNAT CULTUREL] Le mécénat mute avec La Poste

Green Friday : “l’anti” Black Friday monte en puissance

Green Friday : “l’anti” Black Friday monte en puissance

[AÀP] La Fondation FAMAE lance son nouveau concours mondial dédié à l’eau

[AÀP] La Fondation FAMAE lance son nouveau concours mondial dédié à l’eau

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[EN IMAGES] La campagne inédite du Carillon à destination des sans-abri

[EN IMAGES] La campagne inédite du Carillon à destination des sans-abri

À l'occasion de la création de son numéro vert en octobre 2018, le réseau solidaire Le Carillon diffuse un message d'un genre tout à fait inédit : il s'agit de la première campagne de publicité à destination des personnes sans-abri. Conçue en pro bono avec l'agence TBWA, l'objectif de cette campagne est d'inciter les personnes qui vivent dans la rue à pousser la porte des commerçants du réseau. Réfléchie pour répondre de façon stratégique aux codes et usages de sa cible, la campagne dispose d'un dispositif média d'envergure, offert gracieusement par plusieurs régies à l'instar des gares parisiennes ou des stations de radio comme Europe 1, NRJ ou RMC.

 


"Commerçant offre petits services gratuits à ceux qui en ont besoin"


 

Le Carillon est un réseau de solidarité entre les habitants et les personnes sans-abri. Les commerçants du réseau affichent, sur leurs devantures, des pictogrammes qui permettent d'identifier les services qu'ils offrent gratuitement, et ceux disponibles sur le principe des produits "en attente" que les riverains du quartier peuvent pré-payer. Des échanges de services qui répondent aux besoins primaires des personnes exclues, mais qui visent surtout à créer du lien.  

 

Désormais implanté dans 7 villes françaises, Le Carillon ouvre un numéro vert pour faire connaître son réseau et inciter les personnes sans-domicile à franchir la porte des commerçants. Et pour diffuser son message, l'association lance une campagne d'information qui s'adresse directement à sa cible : les personnes qui vivent dans la rue. Un contre-pied audacieux aux campagnes traditionnelles, qui évince de fait l'idée de misérabilisme ou d'assistanat.


 

Une campagne pensée avec les personnes sans-abri, pour les personnes sans-abri


 

En début d'année, l'association réalisait un focus group avec des personnes sans-domicile afin d'identifier les freins à leur rencontre avec les commerçants du réseau. Une rencontre rendue difficile en raison d'un sentiment de méfiance, légitimé par l'expérience du rejet. La création d'un numéro vert, pour établir un premier contact, s'impose alors comme une réponse efficace et pertinente.

 

Pour soutenir le message et diffuser le numéro, Le Carillon fait appel à l'agence TBWA, également membre du réseau, pour une campagne à grande échelle. Réalisée dans le cadre d'un mécénat de compétences, elle comprend une série de portraits de commerçants solidaires qui arborent un message inscrit sur une planche en carton. Une façon de détourner les moyens d'expression propres aux personnes sans-abri, et un message rassurant, qui sont diffusés dans les espaces identifiés durant le focus group comme les plus stratégiques.

 

Visible notamment dans les gares parisiennes et sur les affichages urbains des villes du réseau, la campagne est également enrichie d'un spot radio : une audience rendue possible grâce au concours gracieux des régies et des mairies, mais aussi de la Fondation Abbé Pierre, qui couvre les frais techniques de cette campagne.  

 

 

[AÀP] La Fondation FAMAE lance son nouveau concours mondial dédié à l’eau

[AÀP] La Fondation FAMAE lance son nouveau concours mondial dédié à l’eau

La Fondation FAMAE, fondation familiale indépendante engagée dans la réduction de l’empreinte environnementale, lance la seconde édition de son concours international. Baptisé “PRECIOUS WATER !” et doté de 2 millions d’euros, soit deux fois plus que l’an dernier, il financera des projets “ayant un impact majeur sur l’accès à l’eau potable, l’assainissement, l’amélioration de la qualité de l’eau et la lutte contre son gaspillage”.

 

La Fondation FAMAE double la mise pour sa seconde ambition

 

Lancé l’an dernier, “PRECIOUS WATER !” (ex-”Don’t Trash your cash !”) récompensera les projets d’entrepreneurs, startup, PME, étudiants, ONG, chercheurs et collectivités investis dans les problématiques liées à l’eau (accès à l’eau potable, assainissement, amélioration de la qualité de l’eau et lutte contre le gaspillage). Forte du succès de sa dernière édition, qui avait mobilisé plus de 1 500 candidats partout dans le monde, la Fondation FAMAE double cette année sa dotation, et offrira deux millions d’euros pour les porteurs de projet.

 

Dépôt des dossiers jusqu’au 15 février 2019

 

Les candidats de cette nouvelle édition peuvent déposer leur dossier jusqu’au 15 février 2019. Les présélectionnés seront ensuite invités à rencontrer les membres du jury lors de la finale le jeudi 16 mai 2019 en marge de Vivatech 2019. Seront présents les membres du jury du concours, l’équipe du fonds de dotation FAMAE et son écosystème. La remise des prix aura lieu le samedi 18 mai 2019. Outre le financement, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement par les membres de la fondation et de son écosystème (entrepreneurs, fonds d’investissements, partenaires, etc.) pour le développement financier, commercial, juridique et marketing de leur projet.

Green Friday : “l’anti” Black Friday monte en puissance

Green Friday : “l’anti” Black Friday monte en puissance

Lancé l’an dernier par le réseau de réemploi Envie afin de contrer la vague surconsommatrice du Black Friday, le Green Friday prend cet année un envol significatif avec 23 nouveaux membres officiels. Le mouvement s’est par ailleurs structuré en association en juin dernier avec Envie aux commandes ainsi qu’Altermundi, DreamAct, Ethiquable, le REFER et Emmaüs. Son objectif est simple : en attirant les regards sur des alternatives de consommation durables et responsables, le Green Friday veut inciter les citoyens à développer de nouvelles habitudes et mettre en place un écosystème vertueux.

 

 

15 % du chiffre d’affaires pour une association partenaire

 

Alors que les entreprises participant au Black Friday proposent des soldes anticipées durant une journée, les structures faisant partie du Green Friday s’engagent, sans pour autant pratiquer de réduction, à reverser 15 % de leur chiffre d’affaires à HOP, une association de lutte contre l’obsolescence programmée. Les associations du mouvement soutenu par la Mairie de Paris organisent par ailleurs des évènements dans toute la France afin de sensibiliser les citoyens aux pratiques de la consommation responsable. À Paris, Emmaüs Alternatives proposera notamment des visites guidées de la nouvelle ressourcerie “L’Alternative”, tandis que la Recyclerie Sportive fera des dons de raquettes et rollers et que La Maison du Canal proposera un atelier de réparation d'appareils électriques avec Pik Pik Environnement. D’autres évènements sont prévus à Nantes, Bordeaux, Toulouse, Besançon ou encore Saint-Nazaire.

 

Contre la société de consommation, la résistance s’organise

 

Le Green Friday s’inscrit dans un mouvement de prise de conscience collective du monde de l’entreprise comme des acteurs de l’intérêt général. Profitant de la médiatisation du Black Friday, ils multiplient les initiatives et unissent leurs forces. La Camif a notamment lancé l’an dernier la journée “#OnDonneTout” lors du Black Friday, durant laquelle elle a symboliquement fermé son site internet – initiative renouvelée cette année autour de l'opération "#AcheterCestVoter". Les internautes avaient en revanche la possibilité de récupérer les meubles usagés des collaborateurs de la marque, et de découvrir les initiatives d’associations offrant des alternatives à la surconsommation, à savoir Emmaüs Défi, Zero Waste France, Envie et La Matière. Venu tout droit des États-Unis et fraîchement débarqué en France, le Giving Tuesday, fixé au 27 novembre 2018, encourage quant à lui toutes les formes de don. Porté par une coalition d’acteurs du non-profit et coordonné par l’AFF et Hopening, il souhaite, comme le Green Friday, mobiliser le plus grand nombre.

 

 

[ON Y ÉTAIT] La Pro Bono Factory fait battre le cœur de La Défense

[ON Y ÉTAIT] La Pro Bono Factory fait battre le cœur de La Défense

Durant deux jours, la Pro Bono Factory du Pro Bono Lab a fait du quartier d’affaires parisien un lieu dédié au mécénat de compétences. 250 collaborateurs issus de diverses entreprises de La Défense, parmi lesquelles Allianz, Deloitte, le groupe EDF, Société Générale ou encore Thalès ont mis gratuitement à profit leurs compétences pour accompagner 20 associations dans leurs problématiques. Pour sa soirée de clôture, Pro Bono Lab offrait aux participants une “expérience prospective et digitale” sur le mécénat de compétences. Autour d’une trentaine de figures notoires de l’ESS, les acteurs du secteur étaient invités à réfléchir ensemble à l’avenir du pro bono. Leurs propositions, présentées à l’issue de micro-ateliers, seront réunies dans un manifeste.

 

Faire de La Défense un espace propice au lien social

 

Marie-Célie Guillaume, directrice générale de Paris La Défense, ne cache pas son ambition lors de son discours d’ouverture : “faire de La Défense un quartier à vivre”, capable de mettre en valeur autrement “la communauté de talents qui le compose.“ En d’autres termes, faire basculer la verticalité du quartier, où les tours des grandes entreprises côtoient la dalle sans pour autant la rencontrer réellement. De fait, La Défense accueille depuis quatre ans la Pro Bono Factory, une initiative de Pro Bono Lab qui permet aux salariés des entreprises de donner de leur temps à des associations en mutualisant leurs compétences autour de problématiques identifiées en amont. “La Pro Bono Factory est l’occasion unique de mettre toutes les parties prenantes de notre territoire en mode pro bono”, explique Céline Laurichesse, présidente de Pro Bono Lab. Au total, plus de 650 volontaires et encadrants ont été mobilisés à Lyon en octobre et ces derniers jours à La Défense, aidant ainsi plus de 30 structures à finalité sociale via plus de 3 000 heures de pro bono. Forte du succès de cette dernière édition, elle en a profité pour annoncer la déclinaison l’an prochain du projet dans “l’ensemble des territoires et régions d’ancrage” du Pro Bono Lab, à savoir en Auvergne-Rhône-Alpes et Île-de-France, mais aussi dans les Hauts-de-France et en Méditerranée.

 

Une communauté d’acteurs mobilisée pour l’avenir du pro bono

 

Frédéric Moulin, président de la Fondation Deloitte et président du conseil d’administration de Deloitte France, partenaire officiel de la Pro Bono Factory, est monté au pupitre afin de présenter les différents dispositifs d’engagement mis en place dans son entreprise, invitant l’ensemble des associations présentes à solliciter sa fondation pour des missions de pro bono. Patricia Benchenna, directrice corporate philanthropy et du programme Précarité Énergétique chez Schneider Electric, Laure Kermen-Lecuir, déléguée générale de la Fondation Groupe ADP et Denis Bouchard, directeur solidarité internationale chez EDF, ont ensuite présenté leurs initiatives et nouveaux enjeux, à savoir la mise en place du mécénat de compétences senior et la création d’une direction de l’engagement citoyen pour le Groupe ADP, le développement des outils d’analyse et d’étude d’impact pour Schneider. La soirée a par ailleurs été marquée par deux témoignages inspirants. Thomas Porcher a livré dans une longue vidéo sa vision du bien commun. Espérant l’effet boule de neige des actions menées par les acteurs de l’intérêt général en faveur du développement de l’engagement des collaborateurs, il prédit un changement “venant des salariés”. “Transmettre son savoir à des gens qui en ont besoin gratuitement change complètement la place d’un salarié dans l’entreprise, justifie-t-il. (...) Lorsque l’on s’extrait de la division du travail que l’entreprise fabrique par souci d’efficacité et que l’on va offrir son savoir ailleurs, on se rend compte que ce que l’on fait a une utilité énorme. Cette transmission de savoir via le pro bono à des acteurs de l’ESS est quelque chose qui répond à un besoin des salariés.” Alexandre Jost, fondateur de la Fabrique Spinoza, a quant à lui livré un discours optimiste et fédérateur autour des notions d’altruisme et de mécénat.

 

Place à l’action

 

La dernière partie de la soirée était consacrée aux ateliers. Autour de thématiques comme la performance, l’impact, les médias ou encore l’international, les participants ont été répartis en petits groupes afin de faire émerger des solutions. Ils ont ensuite présenté chacun une proposition. Parmi elles, la création d’une “JAPB”, une Journée d’Appel au Pro Bono, la création d’un droit individuel au pro bono pour les entrepreneurs sociaux ou encore l’intégration des missions pro bono dans la formation continue et la validation des acquis d’expérience. Le fruit de leur travail viendra nourrir prochainement le Manifeste “Toute compétence est un bien public” du Pro Bono Lab, qui sera présenté aux pouvoirs publics et leaders économiques français dès le mois de décembre 2018.

 

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat média. 



 

Défi Jeunesse, le programme de lutte contre le décrochage scolaire de United Way

Défi Jeunesse, le programme de lutte contre le décrochage scolaire de United Way

Sous-estimé, difficile à repérer, le phénomène du décrochage scolaire demeure aujourd’hui un problème de société majeur. Avec le soutien d’une vingtaine de grandes entreprises et de nombreuses associations locales et nationales, l’association United Way L’Alliance (fusion de United Way Tocqueville et de L’Alliance pour l’Éducation) a lancé son nouveau programme. Intitulé Défi Jeunesse, il accompagne des jeunes de la 6e à la Terminale pour leur faire découvrir le monde professionnel. Une façon concrète et pragmatique de redonner aux jeunes le goût de l’école et du travail et pourquoi pas, de faire naître des vocations.

 

Agir en amont pour lutter contre le décrochage scolaire

 

Chaque année en France, plusieurs dizaines de milliers de jeunes quittent le système éducatif avant d’obtenir un diplôme ou une qualification : en 2016, ils étaient pas moins de 98 000 à être dans cette situation, dont 20 000 dans la région Île-de-France, qui en a fait sa Grande Cause régionale pour l’année 2018. Les causes du décrochage scolaire sont multiples et complexes : difficultés scolaires, environnement familial et social pénalisant, problème d’orientation, manque de motivation... Une fois sortis du système scolaire, il devient beaucoup plus difficile de “récupérer” ces jeunes et de leur proposer une solution, qu’il s’agisse de reprendre la scolarité ou des études, ou de les accompagner vers l’emploi.

 

Face à cette problématique, l’association United Way L’Alliance (UWA) a choisi d’agir le plus en amont possible. Plusieurs années de travail auprès des jeunes ont permis à l’association de faire un constat pragmatique : la meilleure façon de lutter contre le décrochage scolaire des jeunes est de leur permettre de se projeter dans le monde professionnel. C’est dans cette perspective que l’association a lancé début novembre son nouveau programme Défi jeunesse, un programme qui accompagne des collégiens et lycéens issus d’établissements d’éducation prioritaire, tout au long de leur scolarité. Pour l’année 2018-2019, ce sont 7 000 jeunes qui seront accompagnés, principalement en Île-de-France, mais aussi à Orléans et Toulouse.


 

Découvrir le monde professionnel pour redonner un sens à l’école

 

À raison d’une quinzaine d’heures par année, les élèves bénéficiaires du programme sont accompagnés, collectivement, mais aussi individuellement pour ceux qui le souhaitent, par des associations et des entreprises, autour de deux axes : le savoir-faire et le savoir-être, par l’apprentissage des codes de l’entreprise. Une vingtaine d’entreprises s’associent à la démarche pour permettre aux jeunes de découvrir le monde professionnel, à l’occasion de stages d’immersion et par des interventions ponctuelles dans les établissements de collaborateurs qui viennent parler orientation, études, monde de l’entreprise. “L’objectif est de redonner un sens à l’école, d’ouvrir les horizons à ces jeunes qui n’ont pas toujours un environnement social très porteur”, résume l’association.

 

Grâce à plusieurs formules de stage, les élèves sont en immersion pendant plusieurs jours et découvrent toute la palette des métiers de l’entreprise. Un programme Parcours, notamment, permet à un groupe de jeunes de découvrir chaque jour pendant une semaine, les différents services internes de l’entreprise (ressources humaines, communication, services techniques…). “On insiste plus sur les parcours que sur les métiers”, précise l’association, “l’idée est que les jeunes comprennent que, quelle que soit la voie qu’ils choisissent, ils sont libres de la choisir et qu’on ne choisira pas à leur place”.

 

Testé l’année dernière dans deux collèges pilotes, le programme Défi Jeunesse, lancé officiellement le 9 novembre dernier dans le collège Paul Éluard à Nanterre, a déjà fait preuve d’un certain succès : 68 % des élèves participants ont déclaré être plus sereins vis-à-vis de leur avenir professionnel à l’issue du programme, et 85 % estiment que le programme leur a permis de se rendre compte de l’importance des études pour leur avenir professionnel et personnel (source : unitedway.fr).


 

[MÉCÉNAT CULTUREL] Le mécénat mute avec La Poste

[MÉCÉNAT CULTUREL] Le mécénat mute avec La Poste

Bernard Hasquenoph, fondateur de Louvre pour tous, signe pour carenews.com une rubrique mensuelle. À travers des chroniques étudiant quelques cas de mécénat culturel, Bernard Hasquenoph retrace l'historique des relations entre de grandes marques, souvent de luxe, et les institutions culturelles françaises. Croisant les problématiques de la philanthropie, du marketing, de l'image, du financement, du parrainage... ses récits sont au coeur d'une spécificité bien française, celle du mécénat culturel traditionnel, devenu nécessaire et omniprésent, parfois sans le dire, dans les musées, établissements publics, opéras, théâtres... Art contemporain, littérature, lutte contre l'illettrisme : focus sur le mécénat de La Poste, à l'heure de la mutation du groupe avec l'avènement du numérique et la chute des envois de courriers.

 

Une performance de plus. C'est ce qu'ont dû penser les visiteurs du Palais de Tokyo à Paris, quand, le 16 août dernier, une vingtaine d’individus fit irruption dans le centre d'art contemporain, suivie par  la presse. À la banderole déployée, il s’agissait d’autre chose : « La Poste finance des expos mais ferme ses bureaux ! On veut des embauches pas du mécénat ! » Durant une saison d’expositions, le groupe français avait installé un bureau opérationnel dans le hall d’entrée. L’occasion était trop belle pour ces postiers du 92 en grève depuis des mois, à la suite du licenciement d’un responsable syndical. Bad buzz pour l’entreprise, l’occupation pacifique d’à peine une demi-heure aura eu plus de résonance médiatique que l’acte de communication lui-même. « Les postiers en grève viennent écorner l’image de carte postale », relata France 3. Car, le bureau de poste éphémère était aussi une œuvre d’art, première en arrivant et d’accès gratuit. Commandée par La Poste à Sabrina Vitali, la jeune artiste avait conçu une structure composée de formes colorées en sucre, au milieu de laquelle trônaient un comptoir de vente et une boîte aux lettres. Le logo jaune de l’entreprise, surnommé en interne le soleil, expliquait-elle, « est au cœur de cette installation, c’est le centre de gravité de cet univers cosmogonique ». Un mélange des genres qui ne choquait personne ici, comme une agente d'accueil nous le confia : « La culture a besoin d’argent. Je suis moi-même artiste. On sait comment ça se passe dans l’art contemporain. »

 

Dans la vidéo tournée par l’entreprise au vernissage, les paroles s’enchaînent. Des invités conquis, de l’artiste bien sûr, du commissaire aux anges, duprésident des lieux, Jean de Loisy, à l’aise dans cet exercice : « Faire une exposition, c’est accueillir des gens, La Poste sait le faire mieux que tout le monde. » Enfin, d’Anne-Laure Bourn, directrice générale adjointe du groupe en charge du Réseau, qui explique la démarche : « Nous cherchons à surprendre nos clients, à imaginer des formats qui s’inscrivent dans la modernité, qui soient aussi en rupture avec notre image, une image d’une entreprise établie depuis des siècles ». Tel était donc le but de cette opération hybride comme les aime ce centre d’art au modèle économique si particulier. Le Palais de Tokyo est une société privée dont le seul actionnaire est l’État de qui il reçoit une subvention mais qui s’autofinance à plus de 60 %, avec notamment ce type d’évènements s’insérant dans sa programmation. De quoi s’entendre avec La Poste, société anonyme à capitaux publics depuis 2010. Hybride car, la loi interdisant la promotion commerciale d’une entreprise mécène, de quoi s’agissait-il : contrepartie, sponsoring, location d’espace ? Le service presse de La Poste nous assure qu’il s’agissait « d’une opération de mécénat entre deux institutions publiques, qui vise en particulier (...) à expérimenter des services postaux dans des lieux culturels. »

 

Jusque là, le mécénat culturel de La Poste surfait naturellement sur la promotion de l’écriture, sa fondation d’entreprise soutenant prix littéraires - dont le sien, “Envoyé par La Poste”, créé en 2015 pour distinguer un ouvrage adressé à un éditeur par voie postale -, publications d’ouvrages valorisant l’art épistolaire et lutte contre l’illettrisme. En septembre au Louvre-Lens, a débuté l’exposition “Amour”. Coïncidence ou volonté d’être plus visible dans les musées, La Poste, membre du Cercle Louvre-Lens, en est partenaire. Les visiteurs, invités à rédiger des lettres d’amour, peuvent acheter des timbres cœur Sonia Rykiel à la boutique du musée, puis glisser leur courrier dans deux boîtes aux lettres à disposition le temps de la manifestation. Le groupe soutient en outre financièrement conférences et lectures, et a publié un livret via son Comité pour l’histoire de La Poste. À la question clairement exprimée, s’agit-il d’une relation de mécénat ? Le Louvre-Lens nous répond oui, La Poste non. Une mise en scène de l’activité historique de La Poste somme toute assez curieuse, quand dans quinze ans la lettre papier n’existera quasi plus, au dire de son PDG Philippe Wahl. Une évolution irréversible à l’heure d’Internet, qui oblige le groupe à se concentrer sur le marché du colis et à développer de nouveaux services. Les bureaux ferment, au profit d'agences communales et de relais commerçants. Les musées aussi sont touchés. Jusqu'en 2010, le forum du Centre Pompidou accueillait un bureau de poste. Devenu non rentable, il a fermé sous les protestations du personnel. Idem pour le Louvre qui abritait une poste dans une allée souterraine menant à la pyramide. Disparue dans le réaménagement en 2016 de ses espaces d'accueil ! Son retour symbolique dans les musées à des fins de communication, pour louer la modernité du groupe, ne manque pas d'ironie. Ou si poster une lettre était devenu un geste patrimonial, renvoyant à un lointain passé.

[SOCIAL TECH] Métiers de la Tech et mixité des genres : l'action E-mma

[SOCIAL TECH] Métiers de la Tech et mixité des genres : l'action E-mma

Écosystème en perpétuelle effervescence, le secteur de l'innovation technologique jalonne ce que sera le monde de demain. Pourtant, les métiers du numérique souffrent, depuis leur émergence, d'un manque de parité criant : dans le monde, seulement 3,6 % des personnes diplômées de la Tech sont des femmes. Un constat alarmant qui impulse, à l'initiative de deux étudiantes de l'école informatique Epitech, la création de l'association E-mma dont l'objectif sera de promouvoir la mixité des genres dans les métiers du numérique et de la Tech. Cinq ans plus tard, l'association, qui compte pas moins de 500 adhérents au travers de ses 13 antennes françaises, prolonge ses actions militantes au-delà de l'Hexagone.


 

Parité dans les métiers de la Tech : pourquoi s'agit-il d'un enjeu crucial ?


 

Il n'y a pas suffisamment de femmes dans les métiers du numérique : stéréotypes de genre obligent, nombre d'entre elles peuvent penser qu'elles n'en possèdent pas les capacités, ou ressentent des appréhensions à l'idée d'évoluer dans un métier à forte dominante masculine... Quand elles ne sont pas simplement découragées dans leur choix de cursus ! C'est notamment l'expérience vécue par Dipty Chander, présidente de l'association E-mma : "quand j'en ai parlé à ma conseillère d'orientation, elle m'a plutôt proposé d'aller vers d'autres métiers, en m'expliquant que je pourrais toujours utiliser mon ordinateur pour apprendre l'informatique !"

 

La jeune ingénieure est pourtant formelle, 75 % des métiers de demain seront liés à l'informatique : "tout est connecté, le numérique est déjà présent partout. On ne peut pas construire le quotidien de demain sans parité... Les logiciels qu'on conçoit doivent répondre autant aux besoins des femmes qu'à ceux des hommes." Aujourd'hui, en France, seulement 16 % des femmes travaillent dans les métiers du numérique. Un nombre qui diminue au fil de la technicité du poste, puisque seulement 5 % d'entre elles occupent un emploi dans la Tech.


 

E-mma : l'initiative d'étudiantes Epitech pour la mixité des genres


 

Née de ce constat, l'association E-mma est créée en 2013 par Christelle Plissonneau et Clémence Barthoux, étudiantes de l'école Epitech, avec l'ambition de soutenir les femmes qui ont fait le choix des métiers du numérique. Une association composée aujourd'hui, cinq ans après sa création, de 80 % d'hommes : "si eux ne sont pas convaincus de l'importance de ces changements, on n'avancera pas ! Les hommes restent encore majoritaires sur les postes de direction" explique Dipty Chander, qui s'assure toutefois d'une parité parfaite au sein des bureaux de l'association : "les hommes sont aussi des ambassadeurs de la mixité, c'est important qu'on marche ensemble pour aller le plus loin possible !"

 

Et les actions d'E-mma sont multiples : si l'information est au coeur de son activité, l'association milite aussi et surtout pour contrer les stéréotypes de genre dès le plus jeune âge, un combat pour lequel les parents ont également un rôle-clé à jouer. Des interventions informelles aux séances d'initiation au code, l'association veut à la fois encourager les vocations et sensibiliser les entreprises : "on veut y instaurer une culture, impliquer les managers... L'idée, c'est que les deux genres aient autant de chances dans la sélection d'un profil", explique encore Dipty.

 

Une cause qui ne connaît pas de frontières : E-mma ouvrait sa première antenne à l'étranger aux Balkans, en Albanie, le 13 novembre 2018. En 2017, l'association organisait plus de 400 évènements en France, pour atteindre et sensibiliser plus de 20 000 personnes. Une action qui se prolongera en Albanie, mais bientôt aussi à Berlin, à Barcelone, ou encore à Bruxelles.

 

[TRIBUNE] Le 27 novembre, #GivingTuesdayFr : Liberté, Égalité, Générosité !

[TRIBUNE] Le 27 novembre, #GivingTuesdayFr : Liberté, Égalité, Générosité !

L'annonce a été faite lors de la clôture du séminaire de l'AFF : le mouvement mondial du Giving Tuesday débarque en France cette année ! Nous devenons ainsi le 47e pays à participer à cette journée de célébration de la solidarité et de la générosité. Piloté par l'AFF (Association Française des Fundraisers) et Hopening, Giving Tuesday France consacre une journée à l'altruisme sous toutes ses formes et souhaite faire de cette date le grand rendez-vous annuel de l'intérêt général. Chacun·e peut y participer et apporter sa contribution en mettant sa créativité, ses compétences, son temps au service de tous. Pour cette première édition dans l'Hexagone, près de 200 structures partenaires ont déjà rejoint le mouvement. Les signataires de cet appel engagent chacun d'entre nous à libérer sa générosité, par un geste, une action. Et pourquoi pas en relayant cet article sur les réseaux sociaux ?

 

Libérer la générosité

Nous nous mobilisons aujourd’hui parce que la générosité est sans aucun doute l'un des concepts qui se retrouve le mieux dans notre devise nationale. Chacun peut être généreux parce qu'il est libre de donner. Chacun peut être généreux pour créer un peu plus d'égalité. Chacun peut être généreux parce que mû par un sentiment profond de fraternité.

Et les Français, loin des clichés qu'on leur prête parfois, sont infiniment généreux ! Ils donnent un peu - ou beaucoup - de leur temps, pour une association, pour un voisin âgé, pour un proche en difficulté. Ils donnent un peu - ou beaucoup - de leur argent pour soutenir des causes qui leur tiennent à cœur, réduire les injustices, construire un monde où chacun peut trouver sa place.

Chacun de ces engagements, petit ou grand, chacun de ces gestes de solidarité, contribue à une société plus juste et plus solidaire. Mettons-les en lumière !

Engageons-nous à célébrer cette générosité sous toutes ses formes. Décuplons-la. Pour réaffirmer, dans un grand élan collectif, notre désir de vivre ensemble.

Alors à l'occasion de la journée mondiale #GivingTuesday, démontrons la force de la générosité dans notre pays.

 

Pour le GivingTuesday le mardi 27 novembre, libérons - ensemble - notre générosité !

 

Le GivingTuesday est piloté en France par l'AFF (Association Française des Fundraisers) et Hopening

 

Signataires de la tribune


Yaële Aferiat, directrice de l'Association Française des Fundraisers
Nathalie Bousseau, présidente de l'Association Française des Fundraisers
Guillaume Brault, directeur de Carenews Group
Antonella Cellot-Desneux, directrice générale de Les Entreprises pour la Cité
François Debiesse, président d'ADMICAL
Flavie Deprez, directrice associée de Carenews Group et directrice éditoriale de Carenews
Jean-Marie Destrée, directeur général de la Fondation Caritas
Géraldine  Drexel De Buchy, directrice générale de la Fondation Vaincre Alzheimer 
Anne-Marie Gosse, directrice générale de Dessine-moi un mouton
Jean-Louis Grégoire, président de la Fondation EM Normandie
Armelle de Guibert, directrice générale des Petits frères des Pauvres
Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes
Alexandre Mars, président d'Epic Foundation
Raphaelle Menajovsky, présidente de Webassoc
Stéphanie  Merran, présidente de Ce que mes yeux ont vu
Philippe  Moracchini, directeur général de Passerelles et Compétences
Blandine  Mulliez, présidente de la Fondation Entreprendre
Claire Nouvian, présidente de Bloom
Jean-Michel Pasquier, directeur général de Koeo
Matthieu  Ricard, président de Karuna-Shechen
Florence Saugues, directrice de la Fondation ESC Clermont
Alain Villez, président des Petits frères des Pauvres

EDIT du 20 novembre 2018

Catherine Barrié, directrice de la Fondation Paris-Sud Université
Nicolas Bordas, vice-président de TBWA\Worldwide

Éric Duterte, président d’Hopening ;
Frédéric Fournier, global leader France de #GivingTuesday

Stéphanie Fugain, présidente de l’Association Laurette Fugain

Julien Gottsmann, directeur de la Fondation A. de Rotschild

Joanna Jammes, Directrice générale de L'ENVOL
Thérèse Lemarchand, CEO de Commeon
Sébastien Lyon, directeur d’Unicef France

 

[INTERVIEW SOLIDAIRE] La démarche communautaire en santé

[INTERVIEW SOLIDAIRE] La démarche communautaire en santé

Chaque mois, solidarum.org et Carenews vous proposent une vision de la solidarité sous forme d’interview. Pour débuter, celle de Stéphane Giganon, directrice Qualité et Évaluation de l’association Aides, qui sera présente aux Rencontres solidaires.

 

 

 

Solidarum : Qu’est-ce que la santé communautaire ?

 

Stéphane Giganon : L’action communautaire en santé, c’est agir avec un groupe pour construire une réponse adaptée à une problématique de santé, établir un diagnostic partagé, adapter des solutions ou des programmes, les évaluer et, si l’efficacité est démontrée, les déployer. Pour Aides, association de lutte contre le VIH-sida et les hépatites virales, cela consiste à réunir des gens qui, à un moment, vont conscientiser ou ressentir une problématique à laquelle personne ne pourra répondre à leur place. Ils veulent transformer quelque chose ensemble pour avoir du mieux-être, contester, s’engager. Et nous montons des actions pour cela, avec eux.

 

Qui sont les communautés ou les publics concernés ?

 

Des populations vulnérables, voire oubliées par le système. Cela peut être la communauté des personnes séropositives qui ont envie d’avoir un traitement qui leur convient, des personnes migrantes qui ont aujourd’hui des difficultés à faire valoir leurs droits, des gens qui ont des pratiques de consommateurs de produits et veulent réduire les risques... Ces communautés de destin, d’expérience ou de pratiques peuvent être factices et éphémères. Par exemple, la communauté des consommateurs de produits n’a jamais existé. On la crée dans Aides quand des personnes qui n’ont plus envie d’être exposées à une difficulté veulent s’investir pour changer des pratiques, et qu’on les réunit pour trouver une solution.

 

Est-ce que cela implique une attention à l’autre particulière ?

 

Partager une problématique commune, cela permet le développement du « prendre soin de soi » et du « prendre soin des autres ». C’est de l’attention, de la vigilance, de l’écoute bienveillante, du partage, du non-jugement. On sait que c’est difficile de vivre en prenant des risques, parce que l’on est discriminé ou stigmatisé. Donc on va être particulièrement attentif ou apprendre à l’être, notamment via nos formations.

 

Quels sont vos principes d’action ?

 

Notre démarche ne fonctionne que si les populations sont mobilisées et que si elles font avec nous. Et ce n’est pas juste participer et donner un avis, c’est un véritable engagement, jusqu’au bout. On fait du plaidoyer, du lobbying, on réalise des actions selon les compétences et les ressources de chacun. C’est une démarche ascendante, de l’empowerment. Et quand les personnes retrouvent du pouvoir d’agir et du mieux-être pour elles, elles vont partager cela dans leurs communautés personnelles. Pour cela, il faut un cadre sécurisant qui favorise l’expression. Nous formons les militants à l’accueil communautaire à partir de cinq balises : la conscientisation, le partage et la collectivisation, la lutte contre les idéologies dominantes, le renforcement des capacités, donc l’autonomisation, puis la défense des droits, dont le premier est le droit à la santé. Par exemple, ce n’est pas parce que je suis travailleur du sexe ou gay ou consommateur de produits que je n’ai pas droit à une visite chez le médecin ou le dentiste, que je ne peux pas y aller à l’horaire qui me convient et être maître de mon parcours santé. Faire collaborer les gens et trouver des solutions ensemble, c’est essentiel. Mais parfois celles-ci ne sont pas suffisamment pérennes ou ne vont pas assez loin. Il faut alors trouver autre chose, innover, expérimenter. Cela peut passer par la recherche communautaire, en particulier sur les modes d’intervention de Aides, que l’on va fabriquer avec la communauté. Et si nécessaire, on va faire changer la loi. Notre démarche est un modèle d’organisation, de réponse à une problématique de santé, de travail en partenariat, de formation, de participation et de démocratie qui pourrait être étendu à d’autres secteurs.

 

Retrouvez l'interview complète en vidéo de Stéphane Gigagnon sur le site de Solidarum.

 

Le Laboratoire des solidarités de la Fondation Cognacq-Jay organise vendredi 30 novembre 2018 au CENTQUATRE-PARIS son 2e rendez-vous annuel, Les Rencontres Solidaires 2018. L'évènement est suivi de la 3e édition de la soirée de remise du Prix Fondation Cognacq-Jay. Gratuit, sur inscription, dans la limite des places disponibles.

[AÀP] La Fondation Société Générale lance son appel à projets triannuel

[AÀP] La Fondation Société Générale lance son appel à projets triannuel

La Fondation Société Générale, engagée pour l’insertion, lance son dernier appel à projets de l’année. Ouvert jusqu’au 30 novembre 2018 à 12 heures, il s’adresse aux associations menant des actions en faveur de l’insertion professionnelle et de l'insertion par l’éducation notamment par le sport et la culture.

 

 

 

Dépôt des dossiers jusqu’au 30 novembre 2018

 

L’appel à projets de la Fondation Société Générale s’adresse aux associations ou structures d’insertion intervenant en faveur de l'insertion par l'éducation notamment par le sport ou la pratique culturelle, ou pour l’insertion professionnelle à travers l’aide à l'entrée des jeunes dans la vie active ou la lutte contre l'illettrisme. Les actions menées doivent être réalisées en France ou dans les pays où Société Générale est implantée. Les lauréats recevront un soutien financier durant un an, renouvelable deux fois selon la nature des projets. Le dossier est téléchargeable sur le site de la Fondation Société Générale.

 

Accompagner les projets d’insertion

 

Créée en 2006, la Fondation Société Générale soutient les acteurs de l’insertion à travers la conduite de trois appels à projets dans l’année (février, juin et novembre). Dotés d’un budget de 3,5 millions d’euros, elle a soutenu au total 84 projets en France en 2017, et 21 à l’étranger. Le mois dernier, elle a dévoilé le résultat de son comité de sélection en annonçant son soutien à 20 projets. L’occasion d’annoncer sept nouveaux partenariats avec Agir pour apprendre, le GREF (Groupement des Educateurs sans Frontières), Twen-D, Contact Club, Empow’her, Planète Enfants et Développement et make.org.

 

L'information en direct des associations et des mécènes