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[CONCOURS] Gagnez une blouse éco-responsable et solidaire avec l'Atelier Unes

[CONCOURS] Gagnez une blouse éco-responsable et solidaire avec l'Atelier Unes

[ENTRETIEN] Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation Kering

[ENTRETIEN] Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation Kering

[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE

[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE

[SHOPPING] La collection capsule Loewe contre le VIH

[SHOPPING] La collection capsule Loewe contre le VIH

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

ORSU Talks : Démocratiser la réussite dans l’enseignement supérieur

ORSU Talks : Démocratiser la réussite dans l’enseignement supérieur

C'est à l'auditorium du journal Le Monde que se tiendront, le mardi 26 juin à Paris, les ORSU Talks. L'Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Université (ORSU) initie le débat sur la démocratisation de la réussite post-bac avec une journée de réflexion collaborative. Cinq TED-Talks rythmeront le programme, qui comprend aussi une conférence contributive ainsi qu'une table ronde. Flavie Deprez, directrice éditoriale Carenews, interviendra au cours de cette journée lors d'un TED-Talk sur la transformation digitale.


 

Accessibilité et réussite dans l'enseignement supérieur : les inégalités subsistent


 

Depuis le choix de l'orientation jusqu'aux possibilités d'insertion professionnelle, on constate aujourd'hui encore de nombreuses disparités entre les étudiants selon leur origine sociale. La massification progressive de l'enseignement, opérée depuis les années 1980, n'a pas totalement résolu la question de la démocratisation de la réussite post-bac.

 

Le contexte actuel de mutation généré par les réformes du bac ainsi que l'évolution des conditions d'accès à l'université soulève la question de l'impact qu'elles engendrent sur ces questions d'inégalités. Le rôle des institutions évolue, et il est nécessaire de faire émerger de nouvelles pratiques pour favoriser, à chaque moment charnière du parcours étudiant, l'accès à l'université. L'ORSU propose ainsi s'appuyer un travail de réflexion à partir des pratiques anglo-saxonnes, inscrites dans une dynamique "aspirationnelle" (raising aspiration).


 

Un programme dynamique et collaboratif auquel participe Carenews


 

Le programme proposé par l'ORSU et l'AFEV comprend cinq TED-Talks. Les deux premiers évoquerons les programmes initiés en Angleterre ainsi qu'à Barcelone pour promouvoir l'égalité des chances. Flavie Deprez, directrice éditoriale et associée de Carenews, interviendra à propos de la transformation digitale au service de la démocratisation des études post-secondaire. L’adaptation des offres de formation au regard des mutations du monde du travail et l’engagement sociétal des établissements d’enseignement supérieur clôtureront les prises de paroles.

 

La journée prendra fin avec une conférence contributive à propos de la pertinence de l'accès à l'enseignement supérieur dans un monde globalisé, ainsi qu'avec une table ronde intitulée "60% d’une génération diplômée de l’enseignement supérieur en France, est-ce possible ?".

 

Initiative de l'ORSU, l'évènement est porté par l'Afev et se déroule sous le haut patronage de Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et sous la direction scientifique de Jules Donzelot, Sociologue indépendant et chercheur rattaché au CADIS.


 

[CHIFFRE] En France, plus d’une personne sur 100 exclue du logement

[CHIFFRE] En France, plus d’une personne sur 100 exclue du logement

La situation du mal-logement en France est toujours aussi critique. Après la parution du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre en début d’année, qui alertait l’opinion publique aux conséquences de l’explosion du surpeuplement, le dernier rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), baptisé “Mal-logement, Mal-logés “ est lui aussi alarmant : près de 780 000 personnes (soit environ 1,2 % de la population métropolitaine) sont exclues du “logement de droit commun”.

 

 

Les situations marginales de logement en hausse

 

 

Si l’Onpes précise qu’il faut “prendre ces chiffres comme des ordres de grandeur” en l’absence d’une “mesure robuste et exhaustive pour chacune des situations étudiées”, il relève tout de même une augmentation de 12 % en moins de quinze ans des “situations marginales de logement”, qui s’incarnent aussi bien dans des résidences forcées chez un tiers que dans des habitats mobiles ou des abris de fortune. A titre d’exemple, 231 000 personnes vivaient dans des habitats mobiles en 2014, soit l’équivalent de la population de la ville de Lille (intra-muros). C’est 9 % de plus qu’en 2006. L’hébergement chez un tiers fait également un boom de 5,5 % entre 2001 et 2013, tandis que sur la même période, 16 000 personnes vivaient dans des bidonvilles.

 

 

Une approche systémique du mal-logement

 


Pour effectuer ses travaux, l’Onpes se concentre volontairement sur la situation des ménages les plus modestes. L’organisme délivre dans son rapport de 332 pages le fruit d’une réflexion approfondie sur la situation des mal-logés, construite sur l’analyse des conditions de logement des personnes en difficulté financière, “éclairée par la perception qu’elles en ont et les risques sanitaires et sociaux encourus”. Et tire ses conclusions en isolant deux cas de figures bornant la question du mal-logement : la question du coût trop élevé du logement entraînant des privations sociales et “sur les autres besoins à satisfaire”, et celle de la complexité des situations marginales de logement. Avec en arrière-plan, un doigt pointé vers l’insuffisance plus globale de logements abordables.

 

 

[SHOPPING] La collection capsule Loewe contre le VIH

[SHOPPING] La collection capsule Loewe contre le VIH

“Les vêtements (...) changent notre vision du monde et le point de vue du monde sur nous”, écrivait Virginia Woolf en début de siècle dernier. Plusieurs décennies plus tard, l’adage fait plus que jamais écho dans l’industrie du luxe, puisque les créateurs sont de plus nombreux à faire rimer mode et solidarité. En témoigne la dernière collection capsule de Loewe, qui permet de soutenir les artistes porteurs du VIH. Les bénéfices des ventes de la collection sont intégralement reversés à la Visual AIDS Foundation.

 

 

La solidarité s’invite chez Loewe pour une collection en édition limitée

 

À seulement 33 ans, le Britannique Jonathan Anderson est déjà à la tête de la direction artistique de la rutilante maison espagnole Loewe, propriété du groupe LVMH. Chargé d’apporter sa vision contemporaine de la mode au sein de la structure fondée il y a plus de 150 ans, il a décidé de conjuguer chic et éthique. Le jeune créateur annonce en effet le lancement d’une collection capsule en hommage au peintre et militant homosexuel David Wojnarowicz. Quatre tee-shirts imprimés d’œuvres réalisées en 1982 et 1990 sont disponible au prix de 79 euros, à raison de 400 unités par modèle. Les fonds recueillis seront versés à la Visual AIDS Foundation, une fondation américaine qui soutient les artistes porteurs du VIH.

 

Soutenir les malades et éveiller les consciences

 

Profitant de la portée médiatique de son poste et de la marque, Jonathan Anderson espère aussi bien récolter des fonds qu’amener la lumière sur le fléau que représente encore aujourd’hui le VIH. Aussi, la Loewe Foundation organise également une discussion en présence de la galeriste Gracie Mansion – proche de David Wojnarowicz, qu’elle expose – et de l’auteure Fran Lebowitz le 27 juin 2018 à Madrid, dans le cadre de ses “LOEWE Conversations”. La Visual AIDS Foundation, créée en 1988 afin de promouvoir les travaux des artistes porteurs du VIH, récolte des fonds afin de sensibiliser à la maladie et “d’instaurer un dialogue via des expositions artistiques et des publications”. La structure accompagne également les artistes atteints du VIH au quotidien.

 

Audi talents annonce ses lauréats 2018

Audi talents annonce ses lauréats 2018

Marielle Chabal, Grégory Chatonsky et Léonard Martin sont les lauréats de la douzième édition d’Audi talents, pour leurs projets respectifs “Al Qamar”, “Terre Seconde” et “Picrochole”. Ils bénéficieront d’une dotation de 70 000 euros, d’un accompagnement pendant un an et exposeront leurs projets à Paris et en région en 2019. Le programme soutient la jeune création artistique depuis plus de dix ans.

 

 

 

Soutien financier, accompagnement et exposition des oeuvres

 

Depuis 2007, le programme Audi talents soutient les artistes en devenir dans les arts visuels. Cette année, ce sont Marielle Chabal, Grégory Chatonsky et Léonard Martin qui ont tapé dans l’oeil du jury.  Les lauréats ont reçu une dotation de 70 000 euros, et seront également accompagnés durant un an dans le développement de leur projet, de la conception jusqu’à l’exposition. Afin d’inscrire son action dans un “rayonnement national”, Audi talents permettra également aux artistes d’exposer à Paris et en région, à l’instar des lauréats 2017 qui présentent cette année leurs oeuvres dans deux lieux emblématique de la culture contemporaine française : à Paris dans le cadre de l’exposition “Chroniques Parallèles” au Palais de Tokyo et à la Friche la Belle de Mai à Marseille.

 

Soutenir la jeune création artistique et l’innovation sur le territoire  

 

Quarante projets, sélectionnés pour leur caractère innovant et avant-gardiste, ont déjà bénéficié du soutien de Audi talents depuis le lancement du programme. Si l’initiative tient à offrir un soutien total à ses lauréats, c’est car elle souhaite “ouvrir le champ des possibles” et récompenser, au-delà d’une projet, une véritable vision qui puisse laisser carte blanche aux artistes. “Audi talents a pour ambition de promouvoir les valeurs d’avant-garde, d’innovation et de prospection dans la création, détaille à ce sujet Sacha Farkas, responsable du programme Audi talents. C’est une initiative originale née d’une conviction : une marque innovante se doit de soutenir une activité où l’avant-garde est une composante essentielle.” Regroupées sous la bannière “Arts visuels”, de nombreuses disciplines artistiques sont ainsi représentées. En témoignent la diversité des productions récompensées cette année, qui empruntent aussi bien à la 3D qu’à l’installation sonore ou à l’esthétique du jeu vidéo.


 

[FUSAC] La nouvelle fondation d’entreprise Crédit Agricole Centre-Est

[FUSAC] La nouvelle fondation d’entreprise Crédit Agricole Centre-Est

Le Crédit Agricole Centre Est a présenté le mardi 5 juin 2018 sa nouvelle fondation d’entreprise Solidarité by Centre-Est lors d’une soirée de lancement à Champagne au Mont d’Or. La fondation a pour objectif d’accompagner des projets d’intérêt général sur son territoire, avec un fonds de dotation s’élevant à 3 millions d’euros sur cinq ans.

 

 

 

Une fondation qui porte à cœur de contribuer au bien commun sur son territoire

 

 

La nouvelle Fondation Solidarité by Centre-Est a pour vocation de soutenir les projets solidaires de son territoire. Elle affiche le désir d’incarner les valeurs de solidarité, de responsabilité et de proximité trouvant leur genèse dans les valeurs mutualistes défendues par l’entreprise.

 

La fondation a présenté, le mardi 5 juin 2018, les cinq premiers projets sélectionnés. Parmi eux, la construction d’un pavillon à l’hôpital Mère-Enfant consacré à la pratique sportive, la réhabilitation d’un ancien fort à Feyzin ou encore le soutien à l’association lyonnaise Entrepreneurs du monde.

 

 

Un fonds de dotation de trois millions d’euros pour une durée de cinq ans

 

Le conseil d’administration de la fondation est composé de dix membres issus de Crédit Agricole Centre-Est et de cinq membres de la société civile. La fondation bénéficie d’un fonds de dotation servant au financement d’un programme d’actions pluriannuel s’élevant à trois millions d’euros sur une durée de cinq ans.

 

 

 

[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE

[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE

Chantier phare du ministère de l'Économie, le projet de loi PACTE (Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) vient d'être présenté en Conseil des Ministres le 18 juin dernier. Il sera examiné au Parlement en septembre prochain. À travers ce texte de loi, l'ambition du Gouvernement est de transformer en profondeur l'entreprise et d'associer tous ses acteurs dans une démarche de co-construction. François Meresse et Nathan Marronneaud, du Groupe SOS, voient en ce projet de loi une réelle opportunité pour les acteurs de l'Économie Sociale et Solidaire d'ouvrir un véritable dialogue démocratique entre les parties privées et publiques. Ils jugent toutefois indispensable de procéder à une refonte des codes de communication traditionnels, devenus aujourd'hui moins fructueux, afin de pragmatiser et de pérenniser leur ancrage sociétal dans le regard du grand public. Depuis plus de 30 ans, le Groupe SOS, devenu première entreprise sociale européenne, s'engage contre l'exclusion sous toutes ses formes en soutenant l'innovation sociale, portée au coeur de ses pratiques.

 

Avec l’avènement de l’entrepreneuriat social, nombre de dirigeants souhaitent concilier leur activité économique avec une empreinte sociale et environnementale responsable. La vision des sociétés dites en silos, dont le système de données était divisé par branches isolées, est devenue inopérante. Le social veut et se doit d’être conjugué avec la croissance. Ainsi, de nouveaux modèles d’entreprise voient le jour, initiés notamment par le secteur de l’ESS – Économie sociale et solidaire. Ils diffusent une vision d’un management inclusif.

 

L’ambition du projet de loi Pacte – Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises –, porté aujourd’hui par le ministre de l’Économie et des Finances, s’inscrit dans un nouveau paradigme. Être acteur de ce changement et de la modification du marché du travail est déjà possible. Améliorer les performances des TPE et PME, associer les salariés aux résultats de l’entreprise et favoriser l’impact responsable de toute entreprise, voici les maîtres-mots de demain.

 

L’évolution de la réglementation par la loi Grenelle II et la prise de conscience des différents acteurs donnent à voir un phénomène qui va donc au delà du greenwashing : fini les entreprises qui communiquent sur une image écologique responsable sans réellement changer de modèle !

 

Pour répondre aux aspirations nouvelles des consommateurs – et des citoyens en général –, l’entreprise doit être démocratique. Elle réintroduit par là la finalité de « l’Intérêt Général » supérieure aux intérêts individuels. C’est ce qu’a compris la nouvelle génération d’entrepreneurs, conscients de leur responsabilité envers le reste de la société. Ces acteurs sont aujourd’hui, au même titre que l’État, porteurs de solutions pour le bien-être collectif.

 

S’envisage alors un nouveau marché initié par l’ESS. L’économie sociale promeut une forme d’organisation de l’activité économique marquée par une prise de décision collective basée sur l’intérêt mutuel et une forme de distribution particulière des bénéfices. L’économie solidaire, associée aux nouvelles formes de solidarité, réimplante la dimension sociétale – par l’idée d’appartenance et de cohésion sociale – et la dimension politique à travers un « agir démocratique » où chaque individu devient acteur d’un projet commun. S’écrit dès lors un contrat social renouvelé.

 

Pour inscrire de manière durable ces solutions économiques et sociales, il est devenu indispensable de revoir entièrement les codes de la communication traditionnelle. Les germes du nouveau récit du XXIème siècle doivent fructifier au travers une communication en phase avec cette mutation.

 

De nombreuses initiatives publiques (dispositifs de démocratie participative), privées (clubs, évènements) et associatives (think-tank) ont vu le jour pour redynamiser le débat démocratique. Or toutes ou presque souffrent de leur incapacité à engager le citoyen-consommateur tout en se pérennisant. Le projet de loi Pacte est une chance à saisir pour les acteurs de l’économie de demain dont l’ancrage sociétal reste encore trop souvent minoré, voire ignoré.

 

Cette reconnaissance de l’impact sociétal et politique est la condition sine qua non du basculement qui permettra enfin le dialogue démocratique entre les acteurs privés et publics. Révéler la sincérité de l’engagement des entreprises dans l’intérêt général leur ouvrira l’attention de nouveaux partenaires autrefois inaccessibles et un écho médiatique enfin apaisé.

 

Reconnaître l’Intérêt Général comme vecteur essentiel de croissance est l’urgence afin de renouer le dialogue démocratique. Les acteurs de l’ESS développent aujourd’hui de nouvelles méthodes dans le champ de la communication (médias et agences). La loi PACTE leur offre dès lors la possibilité de faire de leur vision une réalité partagée.

 

François MERESSE & Nathan Marronneaud

Agence UPside, Groupe SOS

 

[ENTRETIEN] Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation Kering

[ENTRETIEN] Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation Kering

Céline Bonnaire est à l’origine de la Fondation Kering, créée en 2008 après quelques années dans le groupe. Impliquée pour les femmes, elle œuvre contre les violences sexuelles, les pratiques traditionnelles néfastes ou encore les violences conjugales. La fondation vise désormais à impliquer encore davantage les collaborateurs du groupe, grâce à un programme développé avec les équipes RH.

 

 

Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?

 

J’ai rejoint le groupe Kering en 2006, après avoir travaillé pendant 10 ans en communication institutionnelle dans des groupes B2B. Parallèlement, j’ai toujours eu un engagement associatif assez fort. Le dernier groupe dans lequel j’ai travaillé faisait partie de PPR (depuis devenu Kering), j’ai donc eu l’opportunité de rejoindre la structure d’engagement sociétal du groupe, dédiée à l’insertion et l’éducation. En 2007, avec la nouvelle stratégie du groupe Kering et la féminisation des effectifs, Francois-Henri Pinault nous a interpellés au sujet de la situation des femmes. Puis la Fondation Kering contre les violences faites aux femmes a vu le jour en 2008.

 

La Fondation Kering lutte contre les violences faites aux femmes. Pourquoi avoir choisi cet unique axe d’intervention ?

 

Le groupe est engagé de longue date sur la thématique des femmes. 60 % de nos collaborateurs sont des femmes, 80 % des clients sont des clientes. Kering est l’une des entreprises les plus féminisées du CAC 40, le conseil d’administration est composé à 64 % de femmes. Cela correspondait à nos valeurs. Ensuite, car 1 femme sur 3 est victime de violences au cours de sa vie. Le groupe, en se mobilisant sur ce sujet a donné de la visibilité pour mettre un terme à ce tabou avec une vision très précise en termes d’impact.

 

Comment ont été définies les trois causes défendues dans ce domaine ?

 

Lorsque nous avons lancé la fondation, nous avons travaillé sur des projets un peu partout dans le monde. Puis nous avons évalué notre travail après notre premier mandat de cinq ans, et nous avons voulu avoir plus d’impact en agissant dans les pays dans lesquels nous avions des collaborateurs que nous impliquons depuis toujours. Nous agissons désormais aux États-Unis et au Mexique, en France, au Royaume-Uni, en Italie et en Chine. Nous avons identifié par ailleurs sur ces trois continents les besoins qui n’étaient pas ou peu couverts, les territoires où assez peu d’acteurs étaient impliqués, ou encore là où des approches originales pouvaient nous permettre d’apprendre puis de répliquer ailleurs. Notre objectif, c’est de mettre un terme aux violences. Comment apporter des solutions ? Nous soutenons une douzaine d’associations locales, auprès desquelles nous nous engageons pour 3 ans au minimum, dans un dialogue permanent de co-construction. Nous avons un ou deux projets par pays et nous travaillons ensemble pour trouver les meilleures solutions. Nous remettons également tous les deux ans les Kering Foundation Awards, qui récompensent sept meilleurs entrepreneurs sociaux de trois continents. Ils remportent un soutien financier (de 5 000 à 10 000 euros) et un programme d’incubation d’une durée de six mois par un expert de l’innovation sociale dans leur région. Chacun bénéficie également d’un mentor au sein du groupe, dans le cadre de mécénat de compétences d’une durée de deux ans.

 

Quel est aujourd’hui votre regard sur le secteur du mécénat ?

 

J’ai la sensation que les fondations d’entreprises sont de plus en plus nombreuses à se créer. Dans le secteur des droits des femmes ou des violences faites aux femmes, la volonté de travailler ensemble est de plus en plus forte. En France et à l’international, nous travaillons avec les autres fondations engagées sur le “women empowerment”, et à l’international, on se retrouve également avec de grosses fondations familiales pour faire avancer le sujet. Globalement, c’est un secteur où la discussion et l’échange sont favorisés. Il y a une vraie volonté d’apporter ensemble une réponse commune à des problématiques importantes qui ne trouvent pas de solutions. L’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo ont également permis un éveil et une libération de la parole qui a renforcé la prise de conscience de tous les acteurs, et en particulier du mécénat. C’est aussi de la responsabilité de l’entreprise de s’emparer de ce sujet. 

 

[#STREET] Le jardin solidaire Emmaüs pour se reconstruire au contact de la terre

[#STREET] Le jardin solidaire Emmaüs pour se reconstruire au contact de la terre

Le square Jessaint, dans le 18e arrondissement de Paris, se refait une beauté. Le dispositif "Premières heures", financé par la mairie de Paris, permet à cinq anciens sans-abri de travailler au réaménagement de ce jardin solidaire géré par l'association Emmaüs Solidarité. Le square est ouvert au public durant les heures de travail des salariés en réinsertion, offrant aux habitants du quartier un lieu de cohésion et de mixité sociale.

 



 

Le jardin solidaire qui lutte contre l'exclusion sociale


 

Longtemps laissé à l'abandon et fermé au public, le square Jessaint, situé dans le 18e arrondissement de Paris, est à présent ouvert trois demies journées par semaine. Réinvesti par l'association Emmaüs Solidarité, le square a été progressivement transformé et réaménagé par des personnes en situation de très grande précarité.

 

Entretenu de manière entièrement naturelle, le jardin cultive des plantes aromatiques, des tomates ainsi que des fleurs sauvages et des plantes grasses. Les bénévoles, des habitants du quartier, partagent avec les employés du square tous les petits secrets à connaître pour prendre soin des plantes sans utiliser de produits phytosanitaires : le secret réside dans le choix des plantes pour préserver la biodiversité du terrain. Le square Jessaint est ainsi devenu un lieu d'expression de la solidarité locale, où sans-abris et habitants (se) construisent mutuellement au travers d'échanges bienveillants.


 

"Premières heures", le dispositif de soutien financier mis en place par la collectivité parisienne


 

Le jardin d'insertion sociale est financé par le dispositif "Premières heures" de la mairie de Paris. Destiné aux personnes très éloignés de l'emploi et sans domicile fixe, ce dispositif affiche l'objectif d'accompagner la reprise progressive d'une activité professionnelle en finançant les structures qui proposent des activités rémunérées aux parisien·ne·s en situation de grande exclusion sociale.
 

Dans le 18e arrondissement de Paris, l'association Emmaüs Solidarité peut ainsi rémunérer les cinq sans-abris qui travaillent neuf heures par semaine au sein du jardin solidaire du square Jessaint. Les bénéficiaires du dispositif choisissent souvent, à l'issue de leur contrat d'insertion, de poursuivre un projet professionnel en contact avec la nature. Ils sont accompagnés dans leur démarche par les travailleurs sociaux de l'association vers un parcours de formation adapté.  

[EN IMAGES] La Fondation du Souffle et laboratoires Roche contre le tabac

[EN IMAGES] La Fondation du Souffle et laboratoires Roche contre le tabac

Alors que se tenait le 31 mai dernier la Journée Mondiale sans Tabac, la Fondation du Souffle et le laboratoire Roche ont dévoilé une nouvelle campagne afin de sensibiliser les 18-25 ans aux méfaits du tabac, “SMOKLM”. Co-réalisée par Ici Barbès et Pavillon Noir, elle s’appuie sur une activation sociale et numérique et sensibilise aux méfaits à court terme du tabagisme.  

 


 

Une campagne branchée et innovante à destination des millenials

 

Vous êtes fumeur ? Vous devriez donc être ravi de recevoir dans votre “box” du mois une crème “teint gris”, un tee-shirt empestant le tabac ou encore un kit de vernis jaune pour les dents et les ongles. Cette campagne imaginée par l’agence Ici Barbès et co-réalisée avec Pavillon Noir reprend de nombreux codes des pratiques digitales des millennials, à savoir celui de la box mensuelle ou le concept de l’unboxing, qui consiste à se filmer en train de découvrir le contenu d’un colis, le tout ponctué d’emojis. Baptisée “SMOKLM”, la campagne a pris le parti pour mieux interpeller la jeunesse de mettre l’accent sur les conséquences à court terme sur la santé. Afin de multiplier son impact, des partenariats ont été tissés avec des influenceurs et des médias comme Melty, Purebreak et Purepeople. La Fondation du Souffle et le laboratoire Roche ont également mobilisé leurs réseaux, des centres hospitaliers aux grandes écoles comme Grenoble École de management, afin d’assurer la diffusion des messages.  

 

Six adolescents sur 10 ont essayé le tabac

 

La Fondation du Souffle et le laboratoire Roche n’en sont pas à leur coup d’essai, puisque les deux structures ont déjà collaboré contre le tabac pour la campagne “#JeMimposeQuand en 2017. Leur action s’inscrit dans une période plutôt favorable à leur action, puisque le niveau de tabagisme est le plus bas enregistré depuis 20 ans chez les adolescents, selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Malgré tout, plus de la moitié des adolescents se laissent encore tenter par la cigarette. “Les enfants qui commencent à fumer à 14 ans ont 60 % de risque de devenir des fumeurs adultes et 30 % s’ils ont commencé à 18 ans, rappelle le professeur Jacques Cadranel, chef du service de pneumologie à l’hôpital Tenon à Paris et ambassadeur de la campagne. L’année dernière, nous nous étions plutôt adressés aux adolescents de 14 ans avec la campagne #JeMimposeQuand. Cette année, on s’oriente plus vers les 18-25 ans, avec leur manière de s’exprimer, pour qu’ils arrêtent de fumer ou ne commencent pas.”

 

 





 

 

 

Journée mondiale des réfugiés : 68,5 millions de personnes sans drapeau

Journée mondiale des réfugiés : 68,5 millions de personnes sans drapeau

La Journée mondiale des réfugiés sensibilise, chaque année, à la cause des réfugiés dans le monde. À cette occasion, le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) dresse annuellement le constat de la situation : l'année 2017 affiche le sombre record de 68,5 millions d'hommes, de femmes et d'enfants contraints de quitter leur pays d'origine en raison de violences ou de persécutions. Tandis que l'Aquarius gate ravive l'épineuse question des relations de l'Europe avec les migrants, de nombreuses initiatives s'articulent afin de faire émerger une nouvelle forme de solidarité individuelle et collective. Carenews.com en recense pour vous quelques unes. Du côté des ONG, on peut citer le Secours Islamique de France qui collabore avec l'ONG Friendship au Bangladesh pour améliorer les conditions de vie des Rohingyas. Les entreprises s’emparent du sujet, par exemple BNP Paribas renouvelle aussi son engagement auprès des réfugiés en Europe.

 

La saga Aquarius, entre prises de position politique et opinion publique


 

C'est autour du navire affrété par les ONG SOS-Méditerranée et Médecins Sans Frontières que s'est joué un épisode crucial dans les relations de l'Europe avec les migrants. Tandis que l'ONU élabore actuellement un Pacte mondial sur les réfugiés, la pétition #Aveclesréfugiés lancée en 2016 par le HCR pour appeler les gouvernements à garantir à ces familles des conditions de vie décentes et humaines dépassera bientôt la barre des deux millions de signatures.

 

Si l'exil forcé de l'Aquarius a pris fin, ce dimanche 17 juin 2018, dans le port de Valence en Espagne, la situation migratoire du bassin méditerranéen devient de plus en plus alarmante. Les ONG ont pu sauver la vie de 88 000 migrants, mais 13 000 naufragés se sont noyés au cours de leur traversée ces quatre dernières années. Ruben Neugebauer, porte-parole de l'association Seawatch, souligne que l'entrave des actions humanitaires "n'empêchera pas les gens de prendre la mer. Ils viendront quand même, et ils seront plus nombreux à mourir". L'Association exhorte ainsi les États européens prendre leurs responsabilités.

 

L'Aquarius gate remue aussi l'opinion publique. Alors qu'un élan de solidarité s'est spontanément déclenché autour du port de Valence, un collectif de bénévoles d'aide aux migrants a déversé mardi 19 juin, en face du Sénat, 348 gilets de sauvetage portant chacun le nom d'un sénateur, en hommage au 35 000 morts depuis 1993 dans la traversée en mer vers l'Europe. Une enquête menée par OpinionWay pour Public Sénat souligne, quant à elle, le soutien majeur de l'opinion publique au refus français d'accueillir l'Aquarius dans un port de l'Hexagone : 56% des sondés y étaient défavorables.


 

La nouvelle réalité de la crise des réfugiés dans le monde


 

Aujourd'hui, une personne sur 113 fait partie de ces populations forcées de quitter leur pays d'origine en raison de conflits, de persécutions ou de violences généralisées. 44 000 personnes, soit une personne toutes les deux secondes, s'exilent quotidiennement leur pays de naissance afin de garantir leur survie. La situation d'urgence humanitaire sans précédent était pourtant prévisible : enlisement du conflit syrien, détériorations des conditions de vie des réfugiés dans les pays limitrophes à la Syrie, extension de la présence de Daesh, tensions interethniques en Afghanistan, sans oublier la pauvreté et les dictatures des pays de la corne de l'Afrique...

 

Les populations réfugiées sont de plus en plus jeunes et vulnérables. De nouvelles routes migratoires sont tentées malgré les risques encourus et la violence que représente ce périple vers un lieu d'accueil plus sûr. D'après le rapport HCR pour l'année 2017, plus de la moitié des réfugiés sont des enfants, contre 41% en 2009. Ce sont aussi près de 175 000 enfants orphelins ou séparés de leurs parents qui figurent parmi les rangs des apatrides.


 

Une catastrophe humaine qui suscite un réel élan de solidarité


 

La situation humanitaire des réfugiés confronte la société au droit de chacun à un lieu sûr, à la santé, à l'éducation ou à l'insertion professionnelle. Alors que de nombreuses initiatives individuelles se cristallisent spontanément, des actions collectives sont toujours menées par les grands acteurs de l'aide humanitaire dans le monde. Le Secours Islamique de France a ainsi collaboré avec l'ONG bangladaise Friendship pour installer un centre de santé ainsi que trois centres d'accompagnement psycho-social pour enfants dans le "méga-camp" de Cox's Bazar. Les ONG ont également construit des installations sanitaires pour répondre aux besoins des réfugiés Rohingyas à qui ont été distribué 2000 kits d'hygiène.

 

Les fondations d’entreprise se mobilisent aussi pour la cause des réfugiés. À l'instar des fondations Carrefour et Sanofi Espoir, la Fondation BNP Paribas renouvelle son engagement en faveur des réfugiés en Europe. La Fondation a déjà contribué à aider plus de 110 000 réfugiés au sein de 9 pays européens depuis 2015, en appuyant une trentaine d'organisations partenaires. Ses actions sont axées autour de trois thématiques principales : l'aide d'urgence, l'éducation et l'intégration professionnelle. Au-delà d'un plan de soutien financier annonçant une dotation globale de 12 millions d'euros à l'horizon 2021, BNP Paribas accompagne également une vingtaine d'entreprises sociales aidant les réfugiés à intégrer le marché de l'emploi.

 

L'UNICEF mobilise le chanteur Amir et l'illustratrice Louison


 

Fruit d'une collaboration avec l'UNICEF et l'illustratrice Louison, un clip de l'artiste français Amir “Anja” a été lancé aujourd’hui pour sensibiliser son public à la cause des enfants réfugiés dans le monde : "Anja a mille visage, elle est tous les enfants du monde. [...] Elle représente l'appel de ces millions d'enfants qui ne souhaitent que sourire un peu plus.".




 

L'information en direct des associations et des mécènes