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La Fondation d’entreprise FDJ soutient les Tremplins Unis-Cité

La Fondation d’entreprise FDJ soutient les Tremplins Unis-Cité
Le 20 juin 2018, la Fondation d’entreprise FDJ a accueilli  dans ses nouveaux locaux la clôture des Tremplins Unis-Cité. 24 jeunes en fin de service civique ont pu valoriser leur expérience lors d’un « grand oral » face à des professionnels du monde de l’entreprise. Pour les jeunes volontaires, c’était aussi l’occasion d’échanger avec Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, sur l’importance de l’engagement pour le bien commun.


« J’espère que le jury est sympa », lance Lucile. « J’avoue que je suis un peu stressé », reconnaît Hugo. Aux portes de la cafétéria du groupe FDJ, transformée pour l’occasion en salle de jury, 24 jeunes en t-shirt orange piétinent. Âgés de 18 à 25 ans, originaires de Seine-Saint-Denis, des Yvelines ou de Paris, ils ont un point commun : tous achèvent leur mission de service civique. Si le groupe détonne un peu dans le bâtiment de Boulogne-Billancourt, cela ne doit pas faire oublier l’engagement volontaire de ces jeunes pendant plusieurs mois au sein du programme Cinéma Citoyenneté : une action portée par Unis-Cité (association pionnière du service civique en France), le ministère de la Culture, et soutenue par le Centre National du Cinéma et de l’imagerie animée (CNC).

 

Pour faciliter l’orientation des volontaires à l’issue de leur mission, Unis-Cité et ses entreprises partenaires organisent depuis 2012 les Tremplins Unis-Cité : pendant tout le mois de juin, aux quatre coins de la France, 4 000 jeunes en service civique passent un « grand oral ». Un moment privilégié au contact de professionnels bienveillants pour apprendre à valoriser les savoir-faire et savoir-être acquis au fil de cette expérience. Ce matin, dans les locaux de la FDJ, pour la clôture des Tremplins, 15 coachs bénévoles (FDJ, La Poste, Fondation Suez, SNCF, Crédit du Nord…) ont répondu présent pour tutorer les jeunes volontaires. C’est parti pour trois heures d’entretien.

 

Les Tremplins Unis-Cité, un « grand oral » bienveillant

 

Lucile est une des premières à être appelée. La jeune femme de 21 ans s’installe. Face à elle, Pierre Lecommandeur, DRH (Crédit du Nord - Ile-de-France), Stéphanie Caillet, chargée de mission (Fondation FDJ) et Anne Esquelisse, responsable diversité et bien-être au travail (FDJ). Le jury dispose d’une brève présentation du parcours des candidats, ainsi que d’une fiche retour à remplir à l’issue de l’entretien. Lucile, bien qu’impressionnée, se lance dans sa présentation. Engagée dans une licence de biotechnologie, elle a décidé de stopper ses études après qu’on lui a diagnostiqué un trouble du spectre autistique. « Passionnée de théâtre et de cinéma », elle a choisi d’intégrer le programme Cinéma et Citoyenneté d’Unis-Cité. Sa mission pendant un an : développer des ciné-débats au sein des établissements scolaires pour « éveiller l’esprit critique » des collégiens et lycéens.

 

« Il ne faut pas stresser, assure Stéphanie Caillet, vous êtes très pro dans votre manière de vous présenter ; j’ai un fils de 20 ans, je vous assure que je suis très impressionnée. » Les autres membres du jury acquiescent. Lucile sourit, se détend un peu. « Que pensez-vous avoir appris pendant votre service civique ? », interroge Anne Esquelisse. Pédagogie, écoute, sens du travail en équipe, communication, adaptabilité, confiance en soi, Lucile enchaîne les compétences et savoir-être acquis, exemples à l’appui. « Ces savoir-être sont essentiels quand on travaille en équipe dans un laboratoire de recherche, souligne Pierre Lecommandeur, ça vous servira dans toute votre vie professionnelle. » Après 50 minutes d’échanges, il est temps pour le jury de dresser le bilan de l’entretien. « Très bon niveau d’expression orale, vous réfléchissez avant de répondre, il y a une très bonne mécanique intellectuelle : pour moi c’est une très belle rencontre », conclut le DRH. Fière et soulagée, Lucile quitte la salle et laisse place aux autres candidats.

 

À la sortie, on souffle et on rassure les suivants. « Ça va, ils sont super sympas et donnent plein de bons conseils. Ils m’ont même donné un contact pour mon alternance ! », se réjouit Hugo, 18 ans. « Ils mettent l’accent sur les points positifs, c’est très bienveillant », ajoute Sandrine, 25 ans, en recherche d’emploi. Pour Sébastien, 23 ans, en reprise d’études, « c’est riche de se frotter au monde de l’entreprise, on n’a pas beaucoup l’occasion. Ils m’ont donné une méthode de travail et m’ont proposé que je leur envoie un plan d’action par mail pour que j’arrive armé à la fac en septembre. »

 

Côté jury, on estime aussi avoir tiré profit de cette matinée. « C’est très enrichissant de rencontrer des jeunes qui ont fait cette démarche de donner de leur temps pour le bien commun », estime Stéphanie Caillet. Pour Pierre Lecommandeur, « la diversité des profils est très intéressante. » Malgré la pile de dossiers qui l’attend sur son bureau, le DRH est ravi d’avoir pris de son temps pour coacher les volontaires. « C’est un moment de respiration. Les gens de mon âge – qui plus est quand on est DRH – doivent être au contact des jeunes qui vont faire le monde de demain, avec leurs différences. »

 

L’État et les entreprises engagés pour le service civique

 

À quelques pas, autour d’une table, Kevin, Ulrich, Léa, Orsay, Lucile et Catala échangent sur leur service civique avec Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires et Stéphane Pallez, présidente-directrice générale de FDJ. « Je vois que le coaching a été positif, je ne vous intimide pas trop, c’est déjà pas mal », s’amuse le ministre. « Est-ce qu’il y a eu des moments difficiles ? », interroge-t-il. « Ça n’a pas été facile pour moi d’aller démarcher les écoles, de nouer des partenariats », confie Ulrich. Les volontaires répondent avec aisance, enchaînent avec des exemples de réussites et de compétences acquises pendant leur mission, face à un ministre très à l’écoute. « Je constate que vous avez pris conscience de l’importance de la communication et de l’esprit d’équipe, c’est essentiel, car certains dans la vie professionnelle ou même publique n’y arrivent jamais… ». Autour de la table, les rires fusent.  

 

Les oraux se terminent. En guise de clôture, jeunes, « coachs » et politiques se retrouvent dans l’auditorium. À la tribune, Marie Trellu-Kane, fondatrice et présidente d’Unis-Cité, rappelle le chemin parcouru depuis 20 ans par l’association pour développer et ancrer durablement le service civique en France. « On a réussi à démontrer que les jeunes, quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau, peuvent s’engager ensemble pour la société. Vous êtes des modèles. » À son tour, Charles Lantieri, directeur général délégué de FDJ et Président de la Fondation d’entreprise FDJ, engagée depuis plus de dix ans aux côtés d’Unis-Cités, salue la capacité de l’association « à changer d’échelle et à déployer ses projets ». En soulignant l’engagement des jeunes, il conclut : « le service civique, c’est à la fois pour l’intérêt général et pour eux-mêmes ». Engagée dans le champ de l’égalité des chances, la Fondation d’entreprise FDJ a choisi d’allouer 18 millions d’euros sur 5 ans à l’éducation et à l’insertion, en utilisant le jeu comme méthode d’acquisition des savoirs. Le programme Tremplins d’Unis-Cité fait partie des projets soutenus par la fondation, notamment en permettant la création de corners numériques, des espaces d’initiation aux outils pour l’emploi en ligne.

 

Au micro, sur l’estrade, c’est au ministre Jacques Mézard que revient le mot de la fin.  « Vous êtes la chance de ce pays et on va essayer – on va y arriver – de vous faciliter la tâche », assure-t-il en référence à la promesse de l’actuel chef de l’État qui s’est engagé à créer un service national obligatoire (civique ou militaire)  de 3 à 6 mois pour tous les citoyens français.

 

 

 

Crédit photo : Vladimir Simitch

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