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LA PHOTOGRAPHIE AU CŒUR DE L'HUMANITAIRE Joséphine Bichareil, photographe

Liban, Tunisie , …
LA PHOTOGRAPHIE AU CŒUR DE L'HUMANITAIRE  Joséphine Bichareil, photographe
La photographie au service de l’action humanitaire est une ambassadrice de l'image qui nous permet d'affronter les réalités humaines. L’image est universelle ; elle parle à tous, en appelle à l'émotion, à la réflexion et éventuellement à l’action. LEM a rencontré la jeune photographe franco-libanaise Joséphine Bichareil qui s'est rendue au Liban pour photographier les enfants de l'Unité Mobile Éducative "Bus Amel" au Sud Liban. Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous faire partager des photos de ces enfants. L'art est un langage qui donne confiance et l'estime de soi dont les enfants réfugiés ont besoins pour surmonter leurs traumatismes.


Qu'est-ce qui vous a poussé à faire de la photographie ?

Faire de la photographie c’est créer avec ce qui m'entoure, c’est tourner autour d'un moment, d'une personne, d'un groupe de personnes, d'une rue, d'une ville, d'un pays, d'un événement, d'une ambiance pour chercher le meilleur angle de vue. C'est avec curiosité ainsi qu'un sens artistique que j'aimerais devenir reporter photo.

Quelle importance donnez-vous à la photographie dans l'humanitaire ?

L'importance que je porte à la photographie humanitaire est grande car c'est une " branche " de la photographie documentaire. Celle que j'ai choisi pour ma carrière professionnelle. J'y porte un grand intérêt car il fait parti des sujets qui font réfléchir et voir la vie différemment. C'est en partageant visuellement que j'espère informer et provoquer une envie d'aider.

Pourquoi avez-vous choisi LEM et Amel pour vos photos des enfants ?

J'ai connu l'association LEM Les Enfants de la Méditerranée par l´agent de photographe Nelly Perlade et c'est grâce au président de celle-ci, Xavier Longchambon Rajon que j'ai été mise en relation avec Virginie Lefèvre et Lucas Wintrebert d'Amel Association International.

Ce qui m'a permis de pouvoir observer les actions de soutient scolaire dans le centre d´Amel à Haret Hreik situé au sud de Beyrouth, ainsi que l´Unité Mobile Éducative "Bus Amel" qui aide par un programme éducatif de base les enfants réfugiés situé dans des camps informels du Sud Liban. Ce sont des valeurs que j'encourage étant également animatrice pour la Ville de Paris. J'aime ce contacte avec la jeunesse et donc le futur. 

Est-ce votre double nationalité franco-libanaise qui vous a conduite au Liban ou est-ce une opportunité qui s'est présentée ?

Étant franco-libanaise, je vais dans ce pays depuis mes 6 ans. En 2015 après l'obtention de mon baccalauréat professionnel en photographie, mes projets réalisés au Liban m'ont permis d'exposer à deux reprises aux Journées du Liban à Paris. C'est un pays que j'aime pour sa culture, que j'admire pour son histoire et enfin que j'affectionne pour ses habitants. 

Je suis consciente que l'on m'a donné cette opportunité de réaliser mon reportage au sein de l'association Amel Association International, qui me fera gagner ma place pour exposer au festival de Visa our l'image, Festival International du Photojournalisme en septembre 2018.

Sur vos photos il y a beaucoup de sourires d´enfants que nous voyons très peu dans les médias ?

Effectivement, j'aime montrer la joie que vivent ces enfants grâce aux activités et aux personnels de l'ONG libanaise Amel Association International, dont LEM Les Enfants de la Méditerranée est partenaire avec les projets de la culture au cœur de l´humanitaire. Des sourires venant d'enfants de situations sensibles et compliqués sont pour moi la beauté de l'instant. C'est parce qu'aujourd'hui un sourire dans ce contexte signifie tellement que j'aime le transmettre avec ses photographies des enfants réfugiés au Liban.

Propos recueillis par Agathe Risac

 

 

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