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[PATRIMOINE] Patrimoine en partage®, le patrimoine comme vecteur de lien social

[PATRIMOINE] Patrimoine en partage®, le patrimoine comme vecteur de lien social
À peine 15 projets en 26 ans. Loin de l’agitation des réseaux sociaux, Patrimoine sans frontières préfère le labeur aux coups d’éclat. Cela lui vaut d’être l’un des acteurs privés les plus respectés dans le secteur de la préservation du patrimoine, soutenu par les plus hautes instances politiques et culturelles – l’Union Européenne, le ministère de la Culture ou encore l’UNESCO, pour qui l’association est partenaire consultant depuis 2015. Son programme Patrimoine en partage®, lancé en 2002 avec le soutien du Fonds Social Européen, le ministère de la Culture et de la Communication ainsi que pléthore de fondations d’entreprises reconnues (EDF, Banque populaire Rives de Paris, RATP, SNCF, Air France…) ne déroge pas à la règle. Né il y a près de vingt ans de la volonté de remettre la question de la spécificité culturelle au coeur de la construction identitaire, le projet a d’abord donné naissance à un programme pédagogique de sensibilisation destiné aux écoles primaires, devenu aujourd’hui “une méthode complète de découverte et de réappropriation du patrimoine culturel”.


 

 

Un programme d’insertion destiné aux publics en grande précarité  

 

Patrimoine en partage® est tout d’abord testé à la rentrée 2013 dans huit unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A) en Seine-Saint-Denis, en partenariat avec la Direction des Services Départementaux de l’Éducation nationale locale (DSDEN 93). Dès l’année suivante, il s’étend à quinze UPE2A. Destiné à lutter contre le décrochage scolaire, il s’adresse à un public largement minoritaire : les nouveaux élèves âgés de 6 à 18 ans dont la langue maternelle est une langue étrangère, et qui représentent seulement 4,2 ‰ des effectifs scolaires. À travers son programme, Patrimoine en partage® souhaite “valoriser leurs spécificités culturelles et leur patrimoine, afin d’accompagner leur construction individuelle et collective”, menant in fine à l’apprentissage du français et à une insertion pérenne au sein de leur nouvel environnement. Le choix de la Seine-Saint-Denis est loin d’être anodin, puisque le département est celui qui compte le plus de classes d’accueil de l’Hexagone. Aujourd’hui, le projet s’est non seulement déployé dans la capitale et au Liban, mais s’adresse aussi aux adultes : une application pilote a été démarrée en 2016 dans la maison de quartier du Petit Pantin, autour de la thématique du patrimoine culinaire.

 

Patrimoine en partage®, passerelle entre pédagogie et patrimoine

 

Si le programme répond à deux objectifs clairs, former à la maîtrise du français et participer à l’intégration sociale, son mode opératoire est plus spécifique. “À la jonction entre l’individu et le groupe”, mais aussi de l’identité collective et individuelle, la méthode vise à construire les bases d’un dialogue valorisant le lien social et la diversité culturelle en exploitant le patrimoine local. Dans les établissements scolaires, les bénéficiaires sont invités à produire et réunir des documents autour de thèmes comme le lieu, l’objet, la personnalité, la langue ou la fête, puis étendent ensuite l’objet de leur recherche au patrimoine. Leurs réalisations sont ensuite intégrées dans un outil numérique puis remises à la fin du programme.

 

 

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