Familles à la rue et enfants aux portes des écoles : Colombes solidaire dit stop

Familles à la rue et enfants aux portes des écoles : Colombes solidaire dit stop
Créé en juin 2018 suite au durcissement des conditions d’hébergement d’urgence dans les Hauts-de-Seine, le ​c​ollectif citoyen Colombes Solidaire poursuit sans relâche ​ses actions ​pour le logement des ​familles à la rue et ​pour ​la scolarisation de leurs enfants. Face à la détresse grandissante des familles, les bénévoles lancent aujourd’hui un appel au secours ​et interpellent les services de l’Etat sur la nécessité d’agir dans le respect des lois de la République.


Depuis le mois de mai dernier, plusieurs familles avec des enfants scolarisés dans les écoles de Colombes (92) se sont retrouvées à la rue, en raison du durcissement des règles d’attribution d’hébergement d’urgence dans le département des Hauts-de-Seine. ​Leur nombre est difficilement quantifiable car la mise à la rue et la non-scolarisation des enfants entraînent la volatilité de ces familles dont on n’a plus de nouvelles.

Elan de solidarité
Pour leur venir en aide, ​des citoyens ainsi qu’​une dizaine d’associations colombiennes (​Asti, collectif logement, Colombes solidaires et citoyens, AVEC, Dom’asile, FCPE, Secours Catholique, Maman Secours, Restos du cœur de Colombes, Secours populaire, Solidarités nouvelles pour le logement ​(SNL), UL CFDT Retraités...) ​ont uni leurs forces en créant, en juin dernier, le collectif Colombes Solidaire. Soutenus par d​es enseignants, des psychologues scolaires et d​es parents d’élèves, ces bénévoles se sont démenés au quotidien pour venir en aide aux familles : hébergement solidaire, accompagnement administratif et juridique, soutien psychologique, don de vêtements et de ​mobilier, création d’un pot commun pour financer des nuits d’hôtel ou ​une aide à la rentrée scolaire, etc.

Plusieurs familles toujours à la rue
Grâce à cette mobilisation exemplaire, qui se poursuit sans relâche depuis plusieurs mois, certaines familles ont pu être suivies et relogées, en hébergement d’urgence ou dans le pérenne. D’autres sont toujours à la rue et de nouvelles familles sans solution d’hébergement se présentent régulièrement à la Rampe, l’accueil de jour du Secours ​ca​ tholique à Colombes​, et dans d’autres lieux d’accueil de la ville. Ainsi, selon le dernier recensement du ​c​ollectif Colombes Solidaire, au moins 5 familles sont en situation de grande précarité. ​M​algré l’engagement du ​p​r​é​fet, le 20 juillet dernier, de reloger les familles déjà hébergées par le 115 avant le durcissement des critères, ​s​eule une famille sur les trois ​mises à la rue en mai a pu être relogée ​après un sursaut de mobilisation et des démarches administratives nombreuses et complexes. D​eux autres familles dormaient cet été à la rue avec respectivement trois et quatre enfants. L’une d’entre elles avec un enfant de 18 mois. ​​« Cette situation est incompréhensible puisque les familles avec des enfants de moins de trois ans sont normalement prioritaires pour être hébergées par le 115 », relève Geneviève Gojard, bénévole à la Rampe.

Inscriptions scolaires complexes voire impossibles
A ce problème d’hébergement est venue s’ajouter, depuis la rentrée de septembre, la difficulté pour ces familles de scolariser leurs enfants dans les écoles. Certaines familles, pourtant domiciliées à Colombes, n’ont toujours pas pu inscrire leurs enfants dans ​une école de ​la ville, en raison de ​la difficulté à fournir tous les documents demandés par la Mairie. Ce, m​algré ​l’accompagnement des membres ​du collectif ​et malgré l'instruction publique obligatoire pour tous les enfants, français et étrangers, à partir de 6 ans (et peut-être bientôt 3 ans) et jusqu'à 16 ans révolus.

Des bénévoles ​​démunis face à la détresse grandissante des familles
Face à ​l’inertie des pouvoirs publics, à l’absence de réponse des services municipaux, aux engagements préfectoraux non tenus, à la baisse des crédits alloués par l’Etat à l’hébergement d’urgence et à la détresse grandissante de ces familles sans ressources, les membres du collectif se ​sentent démunis. Tous lancent un appel pour des conditions de vie dignes et humaines, ​ainsi que pour ​le droit à la scolarité des enfants pour ces familles en grandes difficultés.

Contacts :
Mail : ​​colombes-solidaire@laposte.net

> ​Geneviève Gojard​, ​​bénévole à la Rampe (accueil de jour du Secours Catholique de Colombes) et au pôle DALO (Droit Au Logement Opposable) : 06 16 11 71 09

> ​​Joël Riandey​, président FCPE Colombes : 06 63 79 20 53

> ​Stéphanie Cardoso​, ​​représentante à Colombes du SNUipp-FSU, syndicat enseignant du 1er degré : 06 78 03 60 63
> ​​Florence Gautier​, coordinatrice du collectif Colombes Solidaire : 06 76 51 06 45

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