[LU] Mesure d’impact : vers une convergence des acteurs

[LU] Mesure d’impact : vers une convergence des acteurs
Rodolphe Durand, professeur de stratégie et directeur du Centre Société et Organisations (S&O) à HEC Paris, partage dans une interview pour Le Monde sa vision sur la mise au point de la mesure d’impact social et environnemental.


 


 

Une mesure d’impact en gestation

 

Alors qu’il existe aujourd’hui plusieurs outils de mesure de l’impact social et environnemental (SROI, MESIS, CERISE-SPI4, normes SPTF…), aucun d’entre eux ne fait véritablement consensus et les pratiques ne sont pas harmonisées, au grand dam des acteurs de l’impact investing et des porteurs de projets à impact.

 

Rien de plus normal, assure Rodolphe Durand : “Il a fallu plusieurs siècles pour que les acteurs de l’économie adoptent tous les mêmes indicateurs pour mesurer l’efficacité d’un investissement “classique” : mesures monétaires, ratios d’endettement et de retour sur investissement… Nous en sommes encore loin concernant les mesures d’impact environnemental et social”.

 

Devra-t-on attendre aussi longtemps pour l’impact investing ? En matière d’impact environnemental, “nous approchons du but”, affirme Rodolphe Durand ; les données étant plus faciles à mesurer (émissions carbone, consommation énergétique ou de matières premières…). Mais concernant l’impact social, la tâche est plus délicate, et les critères à prendre en compte plus incertains.


 

Une construction commune, lentement mais sûrement

 

Ainsi que le souligne le professeur d'HEC, “l’autre enjeu est de convertir ces impacts environnementaux et sociaux en unités qui permettent de les comparer les uns aux autres”. Un enjeu d’autant plus important qu’aujourd’hui, les questions sociales et environnementales sont de plus en plus intégrées dans les fonctionnements et les raisonnements de tous les acteurs économiques, du simple épargnant à l’investisseur privé ou institutionnel, pour des raisons propres à chacun mais qui font converger l’éco-système vers la construction d’outils pour la mesure d’impact.

 

Sans se prétendre visionnaire, Rodolphe Durand parie sur un changement imminent de paradigme, où les mesures d’impact seront uniformisées, où les acteurs pourront monétiser l’impact social comme environnemental qui sera consacré en avantage concurrentiel, et où les acteurs qui se voudront crédibles proposeront aussi un retour sur investissement social ou environnemental, et non plus seulement financier.

 

Lire l’interview complète de Rodolphe Durand dans Le Monde, Mesure d’impact social et environnemental : “La convergence entre les acteurs va porter ses fruits”

 

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