Faire éclore les projets d’entreprises des jeunes non diplômés

Faire éclore les projets d’entreprises des jeunes non diplômés
55% des jeunes de moins de 30 ans souhaitent créer leur entreprise*. Or nombreux sont ceux parmi eux qui ne disposent pas ou peu de diplômes. Pour faciliter leur insertion professionnelle, Apprentis d’Auteuil ont mis en place, avec le soutien de la Fondation Société Générale, un incubateur d’entreprises spécifique : L’Ouvre-Boîte. L’une de ses bénéficiaires, Laura, témoigne de sa toute récente expérience au sein de l’antenne nantaise.


 

 

 

Encourager et soutenir l’esprit entrepreneurial des jeunes

 

Créer son entreprise lorsqu’on a entre 18 et 30 ans peut être un chemin semé d’embûches. D’autant plus quand on ne détient pas de diplômes ou que sa situation sociale est complexe. Pourtant, porter un projet professionnel est une énergie positive qu’il faut cultiver pour redevenir acteur de sa vie.

 

C’est tout le sens de L’Ouvre-Boîte. Pendant deux ans, les jeunes sont encadrés par des mentors, experts ou professionnels actifs. En trois étapes, ils sont guidés vers la réussite de leur projet. D’abord, une formation en ateliers collectifs pour renforcer ses compétences d’entrepreneur. Ensuite vient une période de test grandeur nature, en situation réelle. Et enfin, un accompagnement au développement de l’activité, jusqu’à ce qu’elle soit suffisante pour dégager un revenu. La méthodologie est donc individualisée, très concrète, et entièrement gratuite pour les jeunes bénéficiaires.

 

L’Ouvre-Boîte existe aujourd’hui à Paris, Lyon, Nantes, Nice et Marseille, où est né le programme.

 

« Toute ma vie a changé »

 

Laura Lorcy, 26 ans, vient de terminer sa formation à Nantes, au sein du LAB – nom de l’antenne locale de L’Ouvre-Boîte. Depuis l’âge de 15 ans, elle rêve de travailler dans le secteur de la beauté et du soin. Or au moment où elle est sur le point d’obtenir son premier contrat d’apprentissage, elle est victime d’une discrimination liée à son apparence physique. Un coup dur dont elle mettra plusieurs années à se relever.

 

Devenue jeune maman, elle a à cœur de renouer avec son projet professionnel. Elle rencontre alors Cindy, tout juste sortie de la promotion de L’Ouvre-Boîte. « J’ai été voir par curiosité. Et puis j’ai vu l’annonce du LAB au mois d’août dernier, et j’ai postulé. » S’en suit une formation dense qui va bousculer les événements. « J’ai vécu deux mois très intenses. C’était super. Ça m’a apporté toutes les bases pour créer mon entreprise, les statuts, le business model, etc. On a vraiment travaillé le projet en profondeur, y compris la clientèle et la concurrence. »

 

Laura est aujourd’hui prothésiste ongulaire à domicile. Elle vient d’inaugurer sa boutique éphémère, toujours avec le soutien de L’Ouvre-Boîte. « La prochaine étape c’est de me lancer et d’intervenir auprès des maisons de retraite. Je veux plus aller vers le soin et la beauté que vers le nail art. »

 

Lorsqu’on lui demande ce qu’elle ressent depuis qu’elle a réussi à devenir cheffe d’entreprise, Laura confie avoir encore du mal à réaliser. « Tout est allé vraiment vite, depuis octobre, je n’ai pas arrêté ! Je veux montrer à ma fille que je me bats pour concrétiser mes projets. Dans la promo du LAB, on est plus de filles que de garçons. C’est un plus de prouver que les femmes peuvent être indépendantes et oser se lancer. »

 

De son propre aveu, son passage par L’Ouvre-Boîte a changé sa vie. Laura se dit « fière » de ce qu’elle est devenue, elle qui a tant manqué de confiance par le passé. « Il ne faut pas hésiter, il y a plein d’opportunités quand on se lance. On peut avoir de belles surprises ! »

 

*Source Opinion Way

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