[ÉCLAIRAGE] 5e Baromètre du fundraiser : « Un métier qui stimule et challenge »

[ÉCLAIRAGE] 5e Baromètre du fundraiser : « Un métier qui stimule et challenge »
Pour la 5e édition consécutive, l’Association Française des Fundraisers (AFF) publie Fundorama, son Baromètre métier. Si les fundraisers aiment toujours autant leur métier, les évolutions du secteur (élargissement des missions, professionnalisation, concurrence accrue) sont sources de nouveaux défis.


 

 

Un métier passionnant, mais stressant

 

Première bonne nouvelle : les fundraisers aiment toujours autant leur métier. Tous les deux ans depuis 10 ans d’existence, le baromètre Fundorama, publié par l’Association Française des Fundraisers (AFF), met en évidence ce constant attachement au secteur et au métier. « Collecter des fonds pour une cause à laquelle on est attaché, et œuvrer de cette façon au service de l’intérêt général donne un véritable sens à notre travail”, témoigne Laurent Mellier, directeur de la levée de fonds et de la communication de l’Institut Imagine. « Le fundraising est un métier qui stimule, bouscule et challenge. Il nous pousse à plus d’exigence et à une constante progression des méthodes et des pratiques. »

 

Qui dit métier « challengeant », dit métier stressant. Les professionnels du fundraising sont une grande majorité à témoigner de cette difficulté : 69 % d’entre eux considèrent leur métier stressant ; un indicateur qui a pris 5 points par rapport au dernier baromètre de 2016. La mauvaise définition de la stratégie globale de l'entreprise (46 %) et la charge de travail (40 %) sont les premières sources de stress citées par les fundraisers.


 

Fundraiser, vous avez dit fundraiser ?

 

Le métier de fundraiser est multi-casquette : en plus de la recherche de fonds, la gestion des partenariats, le marketing, la communication font également partie de ses attributions. Même si le fundraising se démocratise, cette polyvalence contribue à la méconnaissance et à l’incompréhension du métier, pour ceux qui ne travaillent pas dans le secteur non-lucratif.

 

Si les personnes interrogées décrivent leur métier de manière variée (sous l’angle de la recherche de fonds, de la communication ou de la création de partenariats), le qualificatif « professionnel du développement des ressources » demeure consensuel pour décrire le métier de fundraiser. Il convient pour 97 % des sondés, très bien pour 70 % et est préféré par 4 4% des personnes interrogées. Les fundraisers perçoivent leur métier comme un poste stratégique, bien au-delà de la seule levée de fonds.

 

Mais pourquoi alors avoir appelé le métier « fundraiser » (littéralement, leveur de fonds) ? « L’AFF a aussi voulu assumer l’héritage anglo-saxon des métiers liés à la collecte de fonds », explique Yaële Aferiat, directrice de l’AFF. « On se sent tout de même un peu à l’étroit dans cette terminologie. Le problème, c’est le terme de “fonds”, car il limite le métier à la seule question de l’argent alors que les effets collatéraux vont bien au-delà. »

 

Un métier en constante évolution

 

Le métier de fundraiser, étroitement lié à l’environnement économique dans lequel il évolue, est directement touché par la baisse des subventions publiques et s’intéresse nécessairement aux nouvelles pratiques de levée de fonds : la collecte de fonds auprès des fondations, et le crowdfunding (financement participatif).

 

Ces deux activités prennent une part de plus en plus importante dans le métier : le premier représente 47 % des activités (contre 31 % en 2016) et le second 29 % (contre 20 % en 2016). En conséquence, ces deux modes de collecte deviennent déterminants dans le montant des dons collectés. La collecte de fonds auprès des fondations représente désormais 54 % des dons (contre 34 % en 2016), et le crowdfunding a quasiment doublé (32 % contre 17 % en 2016).

 

Au-delà de ces évolutions notables, les missions évoluent, mais moins nettement. Comme en 2016, les partenariats entreprises (63 % des missions) et les grands donateurs (49 %) sont les deux principaux domaines d’intervention des fundraisers. Parallèlement, l’événementiel prend de l’importance et se place désormais au même niveau que la communication (48 %).


 

Retrouvez l’étude Fundorama de l'AFF en ligne !



 

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