[EN IMAGES] La campagne #lapireexcuse alerte sur l’urgence environnementale

[EN IMAGES] La campagne #lapireexcuse alerte sur l’urgence environnementale
« Je pensais qu’il y avait des combats plus urgents », « On pensait que nos enfants s’en occuperaient » : chacun semble avoir une excuse pour ne pas se préoccuper du réchauffement climatique et réagir.  C’est tout l’enjeu de l’initiative #lapireexcuse initiée par Sorry Children en partenariat avec le photographe Josef Helie pour inciter les personnes à agir.


 

 

Une rencontre lors d’un Blind Test à Bordeaux. Et depuis, Gregory Poinsenet, co-fondateur de Sorry Children avec Pierre Charrier et Josef Helie réalisent ensemble des initiatives pour alerter sur l’urgence environnementale. Leur point commun : s’inscrire dans la lignée des collaposologues, ces citoyens qui estiment que l'effondrement de notre civilisation moderne est déjà en cours.

 

« Les entreprises ne comprenaient pas les enjeux de l’urgence environnementale et sociale »

 

Fondateur de Whybook, une plateforme internet d’interpellation des décideurs puis de  MoOt-points, une entreprise qui accompagne les entreprises et institutions à évoluer pour optimiser leur impact sociétal et environnemental, Gregory Poinsenet a pu constater que : « les entreprises ne comprenaient pas les enjeux de l’urgence environnementale et sociale et n’étaient pas suffisamment informés ».

 

Parmi les actions de MoOt-points proposées aux entreprises figure une conférence expérientielle sur les enjeux environnementaux et sociétaux appelée « Electrochoc ».
« Nous avons voulu en faire un outil grand public de sensibilisation sur l’urgence environnementale avec quelque chose qui touche à l’intime des gens et donc parler de leurs enfants », explique cet ancien salarié de la Fondation Nicolas Hulot. Dans cette perspective, il a créé l’association Sorry Children lancé en juin 2018, qui signifie « Pardon les enfants », un générateur d’excuses à destination des générations futures.

 

Le street-art engagé

 

De son côté, Josef Helie, fervent de lecteur de Pablo Sevigne, collapsologue, collait sur des murs des photos anonymes de personnes prises dans la rue à l’endroit-même où la photo était prise. « Il m'a parlé de son envie de faire quelque chose ensemble et nous avons eu l’idée d’interpeller  des personnalités engagées en leur demandant leur pire excuse  », raconte Gregory Poinsenet.

 

De là est née l’idée de cette campagne #lapireexcuse. Des personnalités comme le rappeur Abd al Malik, la climatologue Valérie Masson-Delmotte ou le journaliste François Ruffin ont accepté d’être prises en photo avec une pancarte mentionnant leur pire excuse. En partenariat avec le collectif Citoyens pour le climat, organisateur de la marche pour le climat, l’association a également proposé aux marcheurs d’imprimer des excuses sur des panneaux.

 

Interpeller mais proposer des actions concrètes

 

En France, 81 photos ont été prises dont la majorité est affichée à Paris. Celles-ci ont pu être relayées sur les réseaux sociaux. 25 000 personnes ont déjà consulté le site. Au-delà d’interpeller la société sur son inaction face au réchauffement climatique, cette campagne vise à proposer des actions concrètes. Sur le site, est proposée pour chaque excuse #lameilleureaction, comme éviter au maximum de prendre la voiture seul·e.

 

Si l’on interroge Gregory Poinsenet sur la meilleure action possible, celui-ci répond : « Il faut tout d’abord réfléchir à ce qu’on fait de nos 8 heures par jour et si nous devons faire évoluer notre métier ou même en changer. On doit tous aller beaucoup plus loin ! », confie-t-il.

 

À ce jour, l’association prépare une pétition sur la thématique de l’effondrement pour le début de l’été.




Article modifié le 28 mars 2019.

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