[CHIFFRE] ¼ des morts prématurées et maladies sont causées par la pollution

[CHIFFRE] ¼ des morts prématurées et maladies sont causées par la pollution
Un rapport de l’ONU indique que le quart des morts prématurées et des maladies à travers le monde sont liées aux pollutions et aux atteintes à l’environnement. Selon les auteurs, cette situation aurait à long terme un impact économique majeur.


 

 

9 millions de morts liés aux pollutions

 

Publié le 13 mars 2019 dans le cadre de l'Assemblée générale du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) à Nairobi, ce rapport sur l’environnement mondial (Global Environment Outlook, GEO) est le fruit d’un travail de six ans par 250 scientifiques issus de 70 pays. Le texte stipule qu’en 2015, les pollutions environnementales ont causé la mort d’environ 9 millions de personnes.

 

La pollution de l’air causerait à elle seule 6 à 7 millions de décès par année. La contamination de l’eau par des produits chimiques est également pointée du doigt: 1,4 million de personnes meurent chaque année de maladies évitables comme la diarrhée, faute d’accès à une eau potable. La pollution de l’eau pourrait provoquer des problèmes de santé sur plusieurs générations, prévient le rapport.

 

Le texte explique aussi que 3,2 milliards de personnes vivent sur des terres dégradées par l’agriculture intensive ou la déforestation. L’industrialisation de la production alimentaire inquiètent aussi les scientifiques : selon eux, l’utilisation massive d’antibiotiques risque d'entraîner la naissance de bactéries super-résistantes. Celles-ci pourraient ainsi devenir la première cause de mort prématurée d’ici le milieu du siècle.

 

Repenser l’économie mondiale

 

Les auteurs ont également souligné un écart grandissant entre pays riches et pays pauvres : la surconsommation et la pollution au Nord provoquent famines, pauvreté et maladies au Sud. Le rapport exhorte les décideurs à prendre des actions urgentes et de grande ampleur pour arrêter ce phénomène, qui n’est pas jugé irrémédiable.

 

La baisse des émissions de CO2 et de l’utilisation de pesticides est donnée en exemple, tout comme la réduction du gaspillage alimentaire. En effet, un tiers de la nourriture produite à l’échelle mondiale est jetée aux ordures, un chiffre qui s’élève à 56 % dans les pays les plus riches.

 

Pour les auteurs, une réorganisation de l’économie mondiale vers des modes de production plus durables est nécessaire. Sans cela, le concept de croissance ne pourra plus perdurer face aux morts et aux coûts de traitement des maladies.

 

L’ensemble du rapport est disponible ici.

 

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