[SOCIAL TECH] Hoali, l’application mobile tout-en-un pour le tri des déchets

[SOCIAL TECH] Hoali, l’application mobile tout-en-un pour le tri des déchets
Difficile de s’y retrouver parmi toutes les informations sur le tri et la revalorisation des déchets. Hoali, une nouvelle application smartphone développée en Bretagne, ambitionne d’apporter des solutions concrètes aux citoyens soucieux de bien trier leurs déchets.


 

 

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le tri, à portée de smartphone. Hoali, une application smartphone développée depuis un an à Saint-Brieuc, en Côtes-d’Armor, recense de nombreux outils pour faciliter le tri et le traitement des déchets. Lauréate du Prix Créativ Grand Ouest 2019 (catégorie Innovation sociale et nouveaux business models), elle est aujourd’hui en phase de déploiement en France et en particulier sur la région parisienne.

 

L’application est née d’un constat, que nous raconte Alexandre Solacolu, son fondateur : « Les gens sont favorables à la question environnementale et veulent agir. Mais pour réellement les engager, il faut les prendre dans leur quotidien, répondre à des problématiques concrètes du quotidien. » Partant de là, l’application a été progressivement enrichie de plusieurs outils pour être toujours plus « pratico-pratique ».


 

Centraliser toutes les informations sur le tri

 

Le bon geste de tri pour chaque déchet, une base de données de produits, une cartographie des poubelles, points de tri et de collecte, les jours de ramassage des ordures… Hoali se présente comme un véritable couteau suisse pour les citoyens soucieux de se débarrasser correctement de leurs déchets. « Il y a une atomisation de l’information qui est colossale », souligne Alexandre Solacolu. « Et c’est un vrai problème, car quand on met un déchet dans la mauvaise poubelle, l’impact est parfois pire que de laisser le déchet dans la nature ! »

 

Mettre ses déchets dans la bonne poubelle, mais aussi moins en produire : « On se rend compte qu’au-delà du tri, les gens veulent aussi réduire leur production de déchets », explique Alexandre Solacolu. « Et revaloriser leurs déchets sans les jeter », ajoute-t-il. « Toutes ces solutions, nous avons l’ambition de les centraliser. »

 

L’application propose une base de données en open source, et les quelque 10 000 utilisateurs aujourd’hui inscrits peuvent également contribuer à l’enrichir.


 

Les erreurs de tri, ça coûte cher

 

En France, les gestes de tri sont de plus en plus intégrés dans les habitudes. Selon une étude de l’Observatoire du geste de tri des Français de l’entreprise Citeo publiée en novembre 2018, les Français trient plus et mieux… mais trouvent toujours que les informations sur le tri manquent de clarté. 86 % des Français affirment connaître les consignes, 77 % les jugeant « faciles à comprendre ». Mais 75 % des Français disent « avoir des doutes au moment de trier sur au moins un emballage ».

En plus de coûter cher à la planète, les erreurs de tri ou l’absence de tri représentent aussi un coût important pour les entreprises et les professionnels dont l’activité génère beaucoup de déchets. C’est aussi le cas pour les collectivités - 50 millions d’euros par an rien que sur le bac jaunes des emballages ménagers, selon la même étude de l’entreprise Citeo. Elles  répercutent ces coûts sur la taxe des ordures ménagères, payée par le contribuable lui-même.






 

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