[EN IMAGES] L’expérience « Haine mur-à-mur » pour dénoncer le cyberharcèlement

[EN IMAGES] L’expérience « Haine mur-à-mur » pour dénoncer le cyberharcèlement
73 % des personnes LGBTQ+ ont déclaré avoir déjà été personnellement attaquées ou harcelées en ligne selon VpnMentor. D’ailleurs, chaque 23 secondes, une remarque homophobe ou transphobe est publiée et ignorée. C’est ce que dénonce l’expérience « Haine mur-à-mur », réalisée à Montréal et conçue par l’agence Rethink Canada. À l’initiative de la Fondation Émergence, cette action a consisté à afficher dans l’espace public des propos homophobes repris des réseaux sociaux et à interpeller la population sur le cyberharcèlement en rappelant que nous « sommes tous responsables ».


 

« Si ma fille est lesbienne, j’lui coupe la langue » ou encore « Ya un travelo qui s’est mis à côté de moi dans le bus ». Ce sont ce genre de propos haineux issus des réseaux sociaux que la Fondation Émergence a décidé d’afficher au grand jour dans les rues de la ville de Montréal. L’objectif ? Interpeller la population sur le cyberharcèlement et montrer que les  propos qui choquent les passants sont tout aussi violents lorsqu’ils sont en ligne et que chacun doit réagir. Créée en 2000 au Québec, la Fondation Émergence a pour mission d’éduquer, d’informer et de sensibiliser la population aux réalités des personnes qui se reconnaissent dans la diversité sexuelle et la pluralité des identités et des expressions de genre.

 

Un manque d’action concernant les propos homophobes en ligne

 

Il aura fallu 20 minutes pour que la police intervienne après l’affichage des propos haineux sur les murs de Montréal. Or, chaque 23 secondes, une remarque homophobe ou transphobe est publiée sur le net, sans que personne ne s’en indigne. Selon VpnMentor, le site spécialisé dans la promotion des réseaux privés virtuels, 73 % des personnes LGBTQ+ ont déclaré avoir déjà été personnellement attaquées ou harcelées en ligne selon VpnMentor. Ces propos ont des conséquences néfastes dans la vie des personnes ciblées. Il est donc essentiel de signaler l’homophobie et la transphobie pour rompre ce cycle de la violence.

 

Sur le site Creapills, Patrick Desmarais, un membre du comité LGBTQ de la Banque Nationale du Canada précise que : « C’est par l’éducation que nous arriverons un jour à vaincre la cyberintimidation. C’est un enjeu qui touche plus particulièrement les personnes LGBTQ+, mais c’est un défi que nous devons relever tous ensemble, en tant que société. ». La Fondation Émergence souligne que chacun porte la responsabilité de signaler tout acte homophobe ou transphobe. Nous sommes tous responsables.

 

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