Laura et les lauréats du mécénat : Oscar 2, la Fondation Sanofi Espoir

Laura et les lauréats du mécénat : Oscar 2, la Fondation Sanofi Espoir
Récompensée le 2 Juillet dernier lors des Oscars du Mécénat de l’ADMICAL (Grand Oscar du Mécénat d’Entreprise), c’est cette fois-ci la Fondation Sanofi Espoir qui est mise à l’honneur dans notre enquête du jour.


Je vous fais part ici de mon entretien avec Caty Forget, Déléguée Générale de la Fondation Sanofi Espoir. Elle rappelle l’objectif premier de la Fondation : contribuer à améliorer la santé des populations  les plus vulnérables. La Fondation a pour ambition d’apporter son expertise, des moyens financiers et des compétences pour réduire les inégalités d’accès à la santé dans les pays en développement, mais aussi en France.

La Fondation Sanofi Espoir voit le jour en 2010. Mais par ailleurs, l’entreprise Sanofi déployait déjà une politique d’engagement sociétal et de solidarité depuis près de vingt ans. Cette politique fait partie de l’ADN de l’entreprise, en lien avec son cœur de métier et le champ d’intervention de la santé.

La création de la Fondation a donc permis de formaliser cet engagement et de l’amplifier, tout en capitalisant l’expérience acquise pendant toutes ces années de solidarité internationale, grâce à une entité dédiée. La structure a aussi permis l’instauration d’une gouvernance, formée par le Conseil d’Administration, le Comité de sélection, et deux comités d’experts. La Fondation Sanofi Espoir est pilotée par une équipe de quatre permanents, et dispose de moyens conséquents pour mener à bien l’ensemble de ses activités. Le budget du quinquennat s’élève à 33,7 millions d’euros.

L’objectif de la Fondation est d’accompagner l’aide au développement pour réduire les inégalités dans le champ de la santé sur le long terme. La Délégué générale de la Fondation rappelle les principaux chiffres en la matière : selon l’OMS, près d’un tiers de la population mondiale n’a toujours pas ou très peu accès aux soins de santé élémentaires. C’est donc un enjeu mondial pour les acteurs politiques et du monde de la santé de réduire ces inégalités. Considérant que l’accès à la santé et le développement sont étroitement liés, la Fondation Sanofi Espoir a décidé d’en faire sa raison d’être pour les populations les plus précaires.

La Fondation Sanofi Espoir a délimité son périmètre d’intervention autour d’une approche intégrée en santé pour renforcer la prévention, l’éducation, la formation des acteurs locaux et l’accès aux soins. Il s’agit de minimiser les complications et les décès qui peuvent être évités grâce à l’intervention précoce en terme de soins, de maîtrise des fondamentaux par les populations locales.

Caty Forget, Déléguée Générale de la Fondation, a précisé que la Fondation Sanofi Espoir a la volonté d’inscrire son engagement dans la durée pour construire des partenariats intégrant l’ensemble des acteurs dans les pays d’interventions : ONG, communautés, soignants, autorités de santé...

Dans les programmes qu’elle met en œuvre, l’enjeu pour la Fondation est d’évaluer l’impact des actions et de mesurer les résultats pour les bénéficiaires directs et, à plus long terme, sur les politiques de santé. C’est la raison pour laquelle elle s’engage dans le soutien de programmes pour une durée de trois ans minimum. Les actions de la Fondation visent à améliorer l’accès à la santé des plus vulnérables (malades, femmes et enfants..) et d’autre part à renforcer l’expertise des professionnels de la santé pour mieux prendre en charge ces populations précaires partout dans le monde. La Fondation accompagne ainsi un ensemble d’acteurs (publics et privés) engagés sur le terrain.  

Caty Forget expose la manière dont la Fondation mène la réflexion de son engagement. Partant du constat que certains champs dans le domaine de la santé n’étaient pas ou peu investis par l’ensemble des acteurs privés et publics, la Fondation choisit de s’engager là où les problèmes sont les moins pris en compte.

C’est ainsi que la Fondation déploie ses forces autour de :

La lutte contre les cancers de l’enfant

La lutte contre la mortalité maternelle et néonatale

L’accès aux soins pour les plus défavorisés, en France et dans le monde.

En 2013-2014, ce sont près de 4,5 millions de personnes qui ont bénéficiés des programmes menés par la Fondation.

La lutte contre les cancers de l’enfant

My Child Matters est un programme lancé en 2006 pour améliorer la survie des enfants atteints de cancer dans les pays à revenus limités.

Il s’agit d’un programme en cohérence avec les métiers de Sanofi, et dont l’utilité sociale a été prouvée.  Innovant et audacieux, il est déployé dans plusieurs territoires, en Asie, en Afrique et en Amérique centrale. Le taux de survie pour des enfants atteints d’un cancer est en moyenne de 80% dans les pays développés et il tombe à 20% voire 10% dans les pays les plus pauvres. Pour pallier à ces inégalités, la Fondation Sanofi Espoir a décidé de créer le programme My Child Matters. Il s’agit d’accompagner les structures médicales et les associations dédiées à la lutte contre les cancers de l’enfant à être plus performantes pour répondre à la prise en charge des enfants malades. Au-delà du soutien financier, les équipes locales bénéficient de l’accompagnement de parrains experts en oncologie pédiatrique. Enfin, le programme My Child Matters permet la mise en réseau entre les différents acteurs pour partager de compétences d’un territoire d’intervention à l’autre. Ce réseau est une force pour alimenter, résultats à l’appui, le plaidoyer pour la cause des enfants atteints de cancer.

ZOOM sur le programme Cure to Care en Thaïlande

En 2009, la Fondation Sanofi Espoir lance un appel à projet en réponse à un besoin identifié : améliorer la prise en charge des enfants atteints d’un cancer en Thaïlande. L’état des lieux est le suivant : dans le sud du pays, il n’y a qu’un seul centre de soin de lutte contre les cancers de l’enfant. Or, 80 % des enfants qui y sont admis viennent de l’ensemble des provinces du pays. Cette disposition géographique conduit à un taux d’abandon des soins record dans le pays. En effet, la durée de traitement d’un cancer allant de quelques mois à plusieurs années, les familles pauvres ne peuvent pas financer le traitement et les déplacements réguliers dans la durée. C’est ainsi que le programme Cure to Care est lancé. Permettant l’accès aux soins pour tous et l’accueil des familles des enfants hospitalisés, le programme a bénéficié à plus de 500 enfants. Il s’agit d’un réel accompagnement et d’un soutien psychologique qui est apporté aux familles grâce au dispositif. Le programme, poursuivi dans la durée, a permis de faire chuter le taux d’abandon des traitements à zéro aujourd’hui. Au-delà de ce projet initié par la Fondation, c’est l’Etat thaïlandais lui-même qui s’est saisi du problème, aux vues des résultats positifs constatés, et grâce au travail de fond engagé en amont avec la Fondation Sanofi Espoir. Ainsi, le « Nation Security Health Office » du pays a attribué une subvention à l’équipe Cure to Care, pour assurer le développement et la pérennité des actions. En parallèle, le programme a permis de former des professionnels de la santé de 13 hôpitaux de région à l’oncologie pédiatrique afin que ce réseau assure une partie du traitement et du suivi des enfants au plus proche de chez eux. Par ce programme, la Fondation Sanofi Espoir a donc contribué à essaimer dans le pays de nouvelles pratiques quant à la prévention et l’accompagnement du cancer des enfants.

Axe de prévention de la mortalité maternelle et néonatale 

Treize programmes sont en cours avec l’appui de la Fondation Sanofi Espoir autour de cette thématique. Caty Forget rappelle que les femmes sont des acteurs clés de la réduction de la pauvreté dans le monde, et que le plus grand risque qu’elles encourent est celui de perdre la vie en voulant la donner.

Toutes les deux minutes, quelque part dans le monde, une femme meurt de complications liées à la grossesse et l’accouchement. L’Organisme Mondiale de la Santé atteste que 99% de ces complications et décès surviennent dans les pays en développement alors qu’ils sont en grande majorité évitables avec les recours aux soins primaires, à conditions d’avoir des professionnels de la santé bien formés. Ainsi, la Fondation Sanofi Espoir a lancé en 2014, en partenariat avec l’International Confederation of Midwives l’initiative Connecting Midwives. Il s’agit d’une plateforme collaborative de partage de connaissances et de pratiques dédiée aux sages-femmes du monde entier. Caty Forget précise que « Cet espace de partage pourra les aider à enrichir leurs pratiques professionnelles, et leurs réseaux, notamment pour celles qui exercent en zones rurales et sont souvent isolées ».

Par ailleurs, six nouveaux programmes de renforcement de la formation des sages-femmes sont en cours dans différents pays, en Birmanie, au Cambodge, au Mexique, en Ethiopie, au Sénégal et en Tanzanie. Ces programmes ont pour objectifs de renforcer l’expertise des sages-femmes, leur maillage avec les autres acteurs de santé, et de valoriser leur rôle et leur place dans la chaine de la prévention de la mortalité maternelle et néonatale. Les nouvelles technologies de l’information, notamment la téléphonie mobile, jouent un rôle très novateur. Elles permettent notamment de transmettre des messages d’éducation, de former par e-learning et de renforcer la liaison entre sages-femmes et centres de soins dans les pays en voie de développement pour référencer les cas compliqués le plus tôt possible.

Accès aux soins pour les plus défavorisés, en France et dans le monde

La Fondation Sanofi Espoir œuvre également pour favoriser l’accès aux soins pour les plus défavorisés, en France notamment, en partenariat avec des acteurs tels que Médecins du Monde, le réseau Solipam le samusocial ou encore la Croix-Rouge Française.

En lien avec le samusocial (partenaire depuis plus de 15 ans), la Fondation Sanofi Espoir soutient un programme sur les enfants et les familles sans logement qui constituent une population peu connue et en constante augmentation. Ce projet inédit en France permettra de mieux connaître la taille et l’état de santé de cette population en Ile-de-France. Des actions immédiates de prise en charge sont mises en place en cas de problème de santé détecté, ainsi qu’à plus long terme, des actions de prévention.

Urgences Humanitaire 

En parallèle des 3 axes d’engagement de la Fondation, celle-ci intervient aussi dans le champ de l’aide humanitaire d’urgence. Ces actions se traduisent par des dons financiers pour des actions médicales ou par des dons de médicaments et de vaccins si la situation l’exige en cas de catastrophes naturelles ou de conflits armés. La Fondation joue également un rôle important de coordination des aides apportées sur place.

Implication des collaborateurs 

La Fondation Sanofi Espoir permet aux collaborateurs de l’entreprise de s’impliquer de plusieurs manières. Il existe d’une part des missions de bénévolat de compétences publiées notamment sur la plateforme « Be a volunteer », mais aussi la possibilité de faire des dons financiers (en cas d’urgences humanitaires ou pour des causes de plus long terme comme la campagne annuelle avec retenue sur salaire en faveur des sans-abri en France). La Fondation coordonne également la Saison de la solidarité déployée tous les ans dans de nombreux pays du Groupe. Enfin, la Fondation a mis en place une initiative en partenariat avec Babyloan et Entrepreneurs du Monde, afin d’encourager les collaborateurs à s’engager dans le secteur de l’ESS grâce au prêt solidaire.

C’est pour saluer cet engagement exemplaire et innovant que la Fondation Sanofi Espoir a été récompensée lors de la Cérémonie des Oscars du mécénat 2014 de l’ADMICAL. 

 

Découvrez plus d'informations sur http://fondation-sanofi-espoir.com/

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