La Liberté de dire "non", avant de dire "oui"

La Liberté de dire "non", avant de dire "oui"
Depuis 2003, l'association psychanalytique Gynépsy - loi 1901, accueille, écoute et oriente (gratuitement) toute femme en souffrance psychique. ​ La personne est reçue par un(e) psychanalyste, puis orientée là où sa question sera le mieux traitée : dans les domaines médical, juridique et "psy".


La liberté de dire "non", avant de dire "oui"

 

Tout ce que l’on a à réaliser, c’est de se démasquer, si pénible que cela soit. Se démasquer, c’est de cela dont chaque femme nous parle aussi, enlever les masques que nous avons fabriqués pour ne plus sentir les blessures, les humiliations, la violence. Toutes violences. Les physiques, les sexuelles, les morales ! Toutes !

Oser se montrer telle que l’on est, chercher à être authentique, vis-à-vis des autres mais surtout vis-à-vis de soi-même. Regarder ses peurs et ses souffrances, ses échecs et ses espoirs en face, les apprivoiser, parce que le cadeau c’est que derrière les masques, derrière les peurs, derrière toutes les souffrances (dont les conséquences sont graves tels que dépression, alcoolisme, tabagisme, drogue, anorexie, boulimie, pathologies gynécologiques (cancers, endométriose)...), il y a une réponse personnelle, subjective même, à nos questions profondes.

Et au fond d’elle-même, une femme le sait, le pressent. Derrière la peur, il y a quelque chose à aller chercher, des désirs à réaliser, des espoirs à relancer. Et elle sait aussi que quand elle a trouvé ses clefs, c’est pour ouvrir de nouvelles portes, les siennes, précisément, derrière lesquelles elle s’était, comme emmurée trop longtemps !

Dès lors, elle cesse de dire tout le temps "oui", d’être une "béni-oui-oui". Elle peut, désormais, dire "non !". Seule façon, un jour de pouvoir dire "oui" à sa vie. Il n’y a pas de "oui" qui tienne, pour elle, si ce n’est pas sur la possibilité, la liberté, d’abord, d’avoir pu dire "non".

 

Jean-Michel Louka

16.06.2019

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