Quelle est la réelle influence de la RSE sur la réputation des entreprises ?

Quelle est la réelle influence de la RSE sur la réputation des entreprises ?
Le classement 2016 du Reputation Institute France a été dévoilé il y a quelques mois révélant les entreprises ayant la meilleure réputation aux yeux du grand public. Outre l’impact considérable de la RSE sur l’image de l’entreprise, ce classement reflète-t-il réellement les engagements pris par les entreprises ainsi que leur impact social ? Et l’image renvoyée est-elle le fruit de la communication ou de réels efforts sociétaux ?


Selon la Commission européenne, la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) est un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ». Pour le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, la RSE « est la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable ».

 

La RSE impacte l’opinion populaire

Pour mesurer cet impact, Reputation Institute a demandé à 6 millions de personnes d’évaluer 3 000 sociétés, tous secteurs confondus et dont certaines sont basées en France. Elles ont été notées selon trois critères importants pour la RSE : la gouvernance, la citoyenneté et le bien-être au travail. Cette étude prend en compte l’opinion des gens sur ce sujet et non pas la réalité effective de ces trois facteurs.

Les cinq entreprises les mieux notées à l’échelle internationale sont Rolex, Canon, Michelin, Lego et Johnson & Johnson.

Ces entreprises ont un point commun : chacune a investi beaucoup de temps, d’argent et d’énergie pour mettre au point sa stratégie RSE et l’appliquer. Ces stratégies sont également un excellent moyen de communication qui valorise l’entreprise, la direction et les employés auprès des professionnels et du grand public. Selon Reputation Institute France, la RSE représente 40% de l’image et de la représentation de l’entreprise. Il s’agit donc d’un point à ne pas négliger.

 

La RSE, symbole du fonctionnement de l’entreprise

Une bonne stratégie RSE est également gage d’une entreprise saine et en bonne santé. La société n’apparaît plus comme un simple producteur de biens ou de services mais un acteur engagé, responsable, respectueux et éthique.

Les entreprises se voient souvent reprocher de ne pas s’engager suffisamment.

C’est donc devenu un véritable argument auprès des investisseurs et des recruteurs. Il s’agit d’un critère important pour les agences de notation.

 

La communication, maître-mot de la RSE

Toutefois, ce classement ne représente pas la réalité des stratégie RSE au sein des entreprises. Il s’agit d’un avis général de la population basé sur ce qu’elle connaît des entreprises, cette opinion est donc très dépendante de la communication de celles-ci. Les personnes interrogées sont informées uniquement par les informations données par les entreprises. Une entreprise comme Unilever, par exemple, leader de l’industrie en matière de responsabilité sociétale se retrouve en bas du classement. Google l’a bien compris, puisque l’entreprise ne figure pas dans le TOP 10 des entreprises mondiales qui ont les meilleures politiques de RSE  selon leurs actions réelles, alors que les particuliers la place en haut du classement.

 

Parmi les « gagnants » du classement du Reputation Institute, on retrouve Google, Microsoft, The Walt Disney Company, BMW, Lego, Daimler, Apple, Rolls-Royce Aerospace, Rolex, Intel, Canon, Johnson & Johnson, Sony, Michelin, Ferrero, Adidas, Nitendo, Nestle, IKEA ou Samsung. Le classement des entreprises les plus impliquées dans leur RSE ne publie pas le même résultat. À son top on retrouve BMW, Dassault Systemes, Outotec, Commonwealth Bank of Australia, Adidas, Enagas, Danske Bank, Starhub, Reckitt Benckiser Group et City Developments.

 

Malgré quelques différences entre la réalité et l’opinion publique, l’intérêt porté à la RSE des entreprises par les consommateurs est un point positif. La RSE est aujourd’hui obligatoire même si elle semble difficile à mesurer, d’autant plus que la communication des entreprises à ce sujet est parfois trompeuse, pouvant faire faisant illusion pour le grand public et les professionnels.

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