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[ÉCLAIRAGE] L’évolution de la posture des élus en matière de co-construction

[ÉCLAIRAGE] L’évolution de la posture des élus en matière de co-construction
Une étude du Rameau (PHARE-Institutions) présente la vision des maires quant à l’importance des partenariats pour répondre aux enjeux de leur territoire. L’étude a fait appel à un échantillon de 304 élus (maires ou maires adjoints), 85 % œuvrant en zone rurale et 15 % en zone urbaine. Les interrogés sont majoritairement convaincus de la capacité d’innovation portée par les alliances territoriales.


Le bénéfice de la co-construction en territoire

87 % des maires questionnés sont convaincus de la capacité d’innovation portée par les alliances territoriales. Nombre d’entre eux considèrent cette alliance bénéfique surtout dans certains domaines comme l’emploi, le développement économique, l’environnement, la santé ou encore l’éducation. Cette importance de la co-construction apparaît accrue en territoire urbain, l’idée est de rapprocher les associations et les entreprises. Cela serait bon pour différentes raisons selon l’échelle considérée : en local, c’est un moyen de subvenir aux financements des associations pour pallier le désengagement des financements publics, départemental et régional, il s’agit d’un élément d’attractivité et de consolidation de l’insertion, de la culture, du sport.

L’accélération du phénomène de co-construction

Le rôle des entreprises est désormais considéré important pour le développement économique du territoire en favorisant l’emploi et l’insertion. Celui des associations a gagné en crédibilité depuis 2010 concernant les domaines du lien et valeurs sociaux. Les citoyens, eux, sont perçus par les maires comme des moteurs notamment en matière d’environnement, d’éducation et pour eux aussi de lien social. Ainsi, bien que l’on observe des recoupements entre les rôles supposés des citoyens et des associations, il apparait selon les élus que chaque acteur de la société a un rôle à jouer pour pallier les fragilités territoriales, tous inclus dans un grand mouvement de complémentarité. La moitié des élus considèrent que leur territoire subit une dynamique récente de co-construction. 17 % affirment que la dynamique de co-construction entre associations, entreprises et collectivités territoriales est fortement ancrée dans leur territoire. Une évolution est notable par rapport aux résultats récoltés par le programme ARPEA en 2010. Il est par ailleurs possible de questionner la possible compétition établie entre les associations et les collectivités territoriales concernant le mécénat, maintenant que ces dernières développent leur financement par celui-ci.

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