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[EAU]Green Keeper : le fléau de la jacinthe d’eau transformé en atout écologique

[EAU]Green Keeper : le fléau de la jacinthe d’eau transformé en atout écologique
Au Bénin, deux amis ont trouvé une idée pour débarrasser les points d’eau des jacinthes d’eau et en plus leur trouver une utilité. De cette idée est né leur entreprise, Green Keeper. Retour sur un modèle écologique et économique peu commun.


La jacinthe d’eau : des propriétés au potentiel écologique insoupçonné

 

Deux amis béninois ont trouvé à la jacinthe d’eau une nouvelle utilité. En effet, après s’être rendu compte des propriétés absorbantes de la plante, les deux entrepreneurs ont créé leur entreprise Green Keeper Africa en 2014. Avec quelques employés, ils ramassent sur les étangs les jacinthes d’eau, les sèchent et les coupent ensuite de manière à ne pas abîmer la fibre de la plante. Car c’est cette fibre qu’ils utilisent ensuite pour ses propriétés absorbantes. En effet, la fibre est dépolluante et permet de nettoyer l’eau. Un gramme de fibre peut absorber entre six et dix grammes d’hydrocarbure.

 

La jacinthe d’eau est une plante aquatique ramenée en Afrique par les colons pour décorer les étangs. Le problème, c’est qu’il s’agit de l’une des plantes les plus invasives au monde. Une seule plante peut en produire plus de 300 000 en à peine huit mois. Elle rend donc les étangs, lacs, et autres points d’eau impraticables. La trouvaille a donc un double avantage : elle permet de débarrasser les étangs de cette mauvaise herbe, qui, une fois traitée peut nettoyer les eaux sales.

 

 

Quel futur pour la fibre dépolluante de la jacinthe d’eau et Green Keeper Africa ?

 

Les deux jeunes entrepreneurs ont maintenant un site dédié à la production de la fibre de jacinthe d’eau. Ils ont également conçu les machines nécessaires et sont aujourd’hui capables de produire trois tonnes de fibres par jour. Ils ont aussi réussi à créer des partenariats avec l’Ambassade de France au Bénin, La France S’Engage Au Sud, le Royaume des Pays-Bas… Leur jeune entreprise a rapporté en 2016 un chiffre d’affaires de 50 000 euros, mais les deux Béninois ne comptent pas s’arrêter là. Ils ont confié à France 2 qu’ils visaient 1 million de chiffre d’affaires dans cinq ans.

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