De l’éventuel danger de la suppression de l’ISF

De l’éventuel danger de la suppression de l’ISF
En cette période électorale, des sujets divisent les candidats à la présidentielle ainsi que l’électorat. C’est le cas de la suppression de l’ISF (Impôt sur la Fortune). En effet, le dernier baromètre Apprentis d’Auteuil-Ipsos du Don ISF, publié le 4 avril 2017, révèle des chiffres inquiétants concernant le nombre de donateurs suite à la suppression de l’ISF.


L’ISF, créateur de dons

La suppression éventuelle de l’ISF agite le tissu associatif français dans la mesure où ce dernier, grâce à l’impôt, bénéficie d’un montant de dons conséquent. Cela s’explique par la mise en place en 2007 de la loi TEPA, qui permet aux donateurs d’avoir droit à une déduction fiscale pouvant aller jusqu’à 75 % dans la limite de 50 000 euros. On a d’ailleurs pu remarquer une hausse des dons entre l’année 2015 et l’année 2016. Mais la suppression de cette déduction, par celle de l’ISF, pourrait entraîner les donateurs à être moins généreux, voire à s’abstenir tout à fait.

Une crainte de la part des ONG

Une partie des sondés (305) par le baromètre déclare ne pas reconduire les dons effectués en 2016 si l’ISF est supprimé, alors que 17 % d’entre eux souhaite en faire de moins importants. La tension qui irrigue nos élections présidentielles, les divergences idéologiques (traduites par des mesures différentes) poussent les Français à être plus prudents, et 81 % des personnes assujetties à l’ISF comptant reconduire leurs dons préfère attendre la fin des élections présidentielles avant de les contracter. Seuls François Fillon et Emmanuel Macron (le limitant néanmoins à l’immobilier) affichent l’envie d’une telle suppression. Mais celle-ci rime avec dangers pour les donations, d’autant plus que les Français assujettis à cet impôt sont les plus susceptibles d’effectuer de gros dons.

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