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[LU] La philanthropie en Suisse passée au crible

[LU] La philanthropie en Suisse passée au crible
Le mouvement philanthropique grandissant en Suisse prend une telle ampleur que le pays helvétique ambitionne de devenir un hub solidaire international. Tour d’horizon des caractéristiques, des enjeux et des limites de la philanthropie en Suisse.


 

 

 

 

Qui sont ces philanthropes ?

L’ONG Human Rights est parvenue à lever 1,7 millions de francs suisses à l’occasion de son dîner annuel qui se tiendra à Genève le 16 novembre prochain et qui rassemblera 350 invités. Des invités fortunés qui incarnent à merveille la nouvelle génération des philanthropes suisses. « Il s’agit principalement de couples de 55 ans et de personnes sans enfants qui craignent de laisser leur patrimoine en déshérence si rien n’est planifié de leur vivant », indique Nathalie Sauvanet, responsable du conseil en philanthropie chez BNP Paribas Wealth Management. Les institutions financières, évidemment, n’ont pas voulu rester à l’écart de ce nouveau marché et aident les philanthropes à choisir leurs nobles causes. À attaquer les problèmes du monde aux racines afin que leurs actions aient un plus grand impact sur la société. D’ailleurs, la plupart des banques de Genève et de Zurich ont installé des écrans montrant à leurs clients des vidéos sur ces « visionnaires globaux » qu’ils soutiennent.

Chiffres et limites de la philanthropie en Suisse

D’après le Centre d’études philanthropiques de l’Université de Bâle, les plus de 13 000 fondations enregistrées dans le pays helvétique accumulent 70 milliards de francs suisses, et 80 % d’entre elles fonctionnent sans rémunérer leur personnel. La Fondation Aga Khan affirme avoir mobilisé plus de 900 millions de dollars pour mettre en place des projets de développement. La Fondation Oak a fait don de plus de 270 millions de dollars entre 2013 et 2015. Malgré ces chiffres admirables, la philanthropie en Suisse comporte plusieurs zones d’ombre. Certains qualifient cet univers d’opaque et d’impénétrable, de cercle restreint réservé aux grandes fortunes.

 

Source : Le Temps

 

 

 

 

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