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Colloque Fondation Sanofi Espoir : Interprétariat et Médiation socio-culturelle

Colloque Fondation Sanofi Espoir : Interprétariat et Médiation socio-culturelle
Le 19 juin prochain, la Fondation Sanofi Espoir organise un grand Colloque autour des « Vulnérabilités et Parcours de vie en France ». Une initiative d’un genre nouveau, puisque l’ensemble des projets présentés aura été entièrement co-construit en amont par les acteurs de l’intérêt général. Six thématiques transversales ont été identifiées et travaillées au sein d’ateliers, sous l’impulsion de deux associations. Parmi ces six axes de réflexion, l’Interprétariat et la Médiation socio-culturelle.


 

 

Interprétariat et médiation : un protocole dorénavant inscrit dans la loi

Lorsqu’on a besoin de se faire soigner dans un pays étranger, quoi de plus important que de comprendre et se faire comprendre ?

La barrière de la langue peut se révéler un redoutable obstacle. « Imaginez qu’un médecin ou une infirmière commence à faire des gestes sur vous et vous parle sans que vous puissiez comprendre un mot. Vous faites comment ? », explique Paule Barnu, directrice du réseau Solipam (Solidarité Paris Maman). Médecin gynécologue, elle est engagée depuis longtemps dans l’intégration de l’interprétariat et de la médiation socio-culturelle dans les structures de soins en France. Car ces deux items sont imbriqués dans une même problématique complexe : « Il y a la compréhension mutuelle via la langue, et derrière, il y a l’aspect culturel, avec nos manières de penser la santé, la maladie, les soins, la vie, la mort. »

En France, la récente loi de modernisation du système de santé a amorcé un virage important. Elle inclut dans ses textes la définition de « référentiels de médiation sanitaire et d'interprétariat linguistique ». Pour la première fois, le sujet est acté, marquant le coup d’envoi d’un vaste chantier de mise en œuvre. « Faisons-le, mais comment faire ? », résume la directrice du réseau Solipam. C’est tout le sujet de l’atelier de co-construction qu’elle mène, avec le Comité pour la Santé des Exilés (Comede), en vue du Colloque organisé par la Fondation Sanofi Espoir le 19 juin prochain.

 

Se concerter et proposer des modalités d’actions

La Solipam et le Comede ont choisi de donner plus particulièrement la parole aux associations Espace 19 et ISM, représentatives des deux métiers. La première agit pour la médiation socio-culturelle, la seconde réunit près de 300 interprètes professionnels. Ce sont leurs représentantes qui animeront les ateliers le 19 juin, épaulées par la contribution active de Médecins du Monde.

Deux sessions de co-construction ont eu lieu sous l’égide d’Alter & Go, structure spécialisée en conduite de changement mandatée par la Fondation Sanofi Espoir pour accompagner les associations. Paule Barnu décrit comme « très instructif » ce temps de travail collectif. « On a réfléchi à un plaidoyer et aux contenus de notre atelier le jour J. On s’est mis d’accord sur une affiche qui rappelle la loi et sur un outil d’aide à la mise en place. »

L’objectif prioritaire est de sensibiliser au sujet et d’encourager la création d’un protocole d’interprétariat et de médiation socio-culturelle dans les établissements de santé. A la suite du Colloque, des projets communs avec les maisons de santé pourraient émerger, notamment pour tester l’outil défini au cours de l’atelier.

Paule Barnu est convaincue que la démarche de co-construction initiée par la Fondation Sanofi Espoir suit une dynamique efficace. « C’est important de pouvoir s’appuyer sur des fonds privés pour réaliser des expérimentations rigoureuses. Si cela porte ses fruits, on pourra ensuite intégrer le droit commun, via des fonds publics. »

 

S'inscrire au colloque Vulnératibilités et Parcours de vie en France.

 

Crédit photo : Patrick Bar

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